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Du livre à l’inconnu

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Chapitre 1 : Le livre oublié

La pluie tam­bou­ri­nait dou­ce­ment contre les vitres de la mai­son, un bruit régu­lier et apai­sant qui enve­lop­pait tout d’une tor­peur d’hiver. C’était un ven­dre­di soir comme tant d’autres, mais pas tout à fait. Les enfants étaient chez des copains pour le week-end – un luxe rare main­te­nant qu’ils gran­dis­saient et pre­naient leur indé­pen­dance. La mai­son était silen­cieuse, presque trop, et Charlotte savou­rait ce calme sans vrai­ment savoir quoi en faire.

Paul était dans le garage depuis une heure, soi-disant pour ran­ger des outils. En réa­li­té, il avait pas­sé l’après-midi à une bro­cante du quar­tier, à fouiller par­mi les car­tons de livres jau­nis. Il en était reve­nu avec un petit recueil aux pages cor­nées, un livre de poche des années 80 au titre un peu ridi­cule : Plaisirs inter­dits – Histoires vraies de couples ordi­naires. Il l’avait feuille­té en cachette dans la voi­ture, un sou­rire au coin des lèvres. Les récits étaient crus, sans fio­ri­tures, mais pleins d’une sen­sua­li­té directe qui lui rap­pe­lait leurs jeunes années. Il l’avait posé sur la table de che­vet de Charlotte, comme par hasard, avant d’aller « bri­co­ler ».

Charlotte, elle, avait pris un bain long, presque trop chaud. À qua­rante-huit ans, elle évi­tait désor­mais les miroirs en pied. Son corps avait chan­gé : les hanches plus larges, le ventre plus doux, les seins plus lourds qui tom­baient un peu. Elle por­tait des vête­ments amples, des nui­settes longues, et fai­sait l’amour dans le noir quand ça arri­vait encore – ce qui était rare. La libi­do sem­blait s’être éva­po­rée avec les années, les nuits courtes, le stress du tra­vail. Elle ne se sen­tait plus dési­rable. Et pour­tant… pour­tant, il y avait cette faille secrète : quand elle lisait cer­taines his­toires, seule, dans le silence, quelque chose se réveillait. Une cha­leur sourde, pro­fonde, qui mon­tait mal­gré elle et finis­sait en orgasmes vio­lents, presque sur­pre­nants.

Ce soir-là, après son bain, elle s’était glis­sée dans le lit avec une tasse de thé à la camo­mille. Le livre était là, sur la table de che­vet. Elle l’avait remar­qué immé­dia­te­ment. Un vieux livre de poche, cou­ver­ture un peu kitsch avec une femme en lin­ge­rie rouge des années 80. Elle avait sou­ri mal­gré elle. Paul et ses idées.

Par curio­si­té, elle l’avait ouvert.

Les pre­mières lignes l’avaient sur­prise par leur fran­chise :

« Elle avait qua­rante-cinq ans, un corps qu’elle n’aimait plus regar­der, et pour­tant, quand il l’avait tou­chée ce soir-là, elle avait sen­ti son désir reve­nir comme une vague qu’on n’attendait plus… »

Charlotte avait tour­né la page.

L’histoire par­lait d’un couple comme eux. Mariés depuis long­temps. Un peu usés. Elle, com­plexée par ses formes nou­velles. Lui, tou­jours amou­reux mais frus­tré par le silence intime qui s’était ins­tal­lé. Et puis, un soir, un incon­nu entré dans leur vie par hasard – ou presque. Les des­crip­tions étaient pré­cises, sans vul­ga­ri­té gra­tuite, mais sans détour non plus : les mains de l’homme sur les hanches rondes de la femme, la façon dont il avait embras­sé son ventre doux avant de des­cendre plus bas, la manière dont elle avait gémi quand deux paires de mains l’avaient cares­sée en même temps…

Charlotte sen­tit une cha­leur fami­lière mon­ter dans son bas-ventre. Elle posa la tasse. Se cala mieux contre les oreillers. Remonta len­te­ment sa nui­sette jusqu’à la taille.

Ses doigts glis­sèrent sous l’élastique de sa culotte.

Elle n’avait pas fait ça depuis des mois.

Pourtant, là, dans le silence de la chambre, avec la pluie au dehors et ces mots qui défi­laient sous ses yeux, son corps répon­dait. Elle était déjà humide. Son cli­to­ris gon­flé, sen­sible. Elle fer­ma les yeux un ins­tant, ima­gi­na la scène : une femme comme elle, allon­gée, offerte, dési­rée mal­gré – ou à cause de – ses formes géné­reuses.

Ses doigts bou­gèrent plus vite.

Elle tour­na une page.

« Il l’avait prise len­te­ment, d’abord, en la regar­dant dans les yeux. Puis son mari s’était appro­ché, avait cares­sé ses seins pen­dant que l’autre la péné­trait pro­fon­dé­ment… »

Charlotte gémit dou­ce­ment. Un gémis­se­ment rauque, sur­pris, qu’elle n’avait pas enten­du sor­tir de sa gorge depuis long­temps.

Elle écar­ta davan­tage les cuisses. Enfonça deux doigts en elle, tout en frot­tant son cli­to­ris en cercles rapides. Son souffle s’accéléra. Ses hanches se sou­le­vèrent légè­re­ment du mate­las. Elle était trem­pée. Le bruit humide de ses doigts était par­fai­te­ment audible dans la pièce silen­cieuse.

Elle appro­chait du bord.

Et puis, sou­dain, l’orgasme la tra­ver­sa – violent, pro­fond, presque dou­lou­reux tant il était intense. Ses cuisses trem­blèrent. Un cri étouf­fé s’échappa de ses lèvres. Elle se cam­bra, les yeux fer­més, le livre tom­bé sur sa poi­trine.

Elle res­ta là, hale­tante, le cœur bat­tant, les doigts encore posés entre ses lèvres gon­flées.

Elle n’en reve­nait pas.

C’était reve­nu. Comme ça. Grâce à quelques pages jau­nies.

La porte de la chambre s’ouvrit dou­ce­ment.

Paul entra, l’air faus­se­ment inno­cent. Il avait enten­du. Bien sûr qu’il avait enten­du. Il refer­ma der­rière lui, s’approcha du lit.

Charlotte rou­git, mais ne bou­gea pas pour se cou­vrir. Elle était encore trop secouée.

Paul s’assit au bord du lit. Regarda le livre ouvert sur elle. Sourit.

« Ça te plaît tou­jours autant, hein ? » mur­mu­ra-t-il d’une voix grave.

Il posa une main sur sa cuisse nue, juste au-des­sus du genou. Chaude. Calme.

Charlotte hocha la tête, encore essouf­flée.

Paul prit le livre. Le feuille­ta jusqu’à l’endroit où elle s’était arrê­tée. Lut à voix haute, len­te­ment, un pas­sage par­ti­cu­liè­re­ment cru :

« …et pen­dant que l’un la pre­nait par der­rière, l’autre lui mur­mu­rait à l’oreille com­bien elle était belle, mouillée, dési­rable… »

Sa main remon­ta dou­ce­ment le long de la cuisse de Charlotte.

Elle fris­son­na.

Il posa le livre. Se pen­cha vers elle.

« Et si on pro­lon­geait un peu le plai­sir ? » dit-il dou­ce­ment. « Juste tous les deux… ou peut-être un peu plus ? »

Charlotte le regar­da dans les yeux.

Pour la pre­mière fois depuis long­temps, elle sou­rit. Vraiment.

Et mur­mu­ra :

« Peut-être… »

Chapitre 2 : La visio interdite

Paul res­ta un ins­tant pen­ché au-des­sus d’elle, sa main tou­jours posée haut sur sa cuisse, là où la peau était encore brû­lante. Charlotte res­pi­rait fort, les joues en feu, les yeux brillants d’un éclat qu’il n’avait pas vu depuis des années. Le livre gisait ouvert sur le drap, à côté de sa hanche.

« Tu sais… » dit-il d’une voix basse, presque rauque, « dans l’histoire, ils com­mencent par une appli. Juste du vir­tuel. Des mots, des images. Rien de plus. »

Charlotte le regar­da, sur­prise par la pro­po­si­tion, mais pas cho­quée. Elle connais­sait Paul. Il n’était pas du genre à for­cer quoi que ce soit. Et sur­tout, elle sen­tait encore les répliques de son orgasme pul­ser dou­ce­ment entre ses jambes.

« Tu veux dire… main­te­nant ? » deman­da-t-elle, la voix un peu trem­blante.

« Pourquoi pas. On regarde, on dis­cute, on s’amuse un peu. Si ça ne te plaît pas, on arrête. »

Il sor­tit son télé­phone de sa poche, ouvrit le store d’applications. Charlotte se redres­sa légè­re­ment, remon­ta sa nui­sette sur ses cuisses sans la rabattre com­plè­te­ment. Elle était encore nue en des­sous, encore humide. L’idée la titillait déjà.

Ils choi­sirent une appli connue pour les couples matures, dis­crète, avec véri­fi­ca­tion d’identité. Profil rapide : une pho­to floue d’eux deux enla­cés, prise il y a quelques années, et une des­crip­tion courte : « Couple réel, 48/50 ans, curieux de par­ta­ger du plai­sir visuel. Pas de pres­sion. »

En dix minutes, les pre­miers mes­sages arri­vèrent.

Paul fai­sait défi­ler les pro­fils avec elle, blot­ti contre son épaule. La plu­part étaient trop jeunes, trop insis­tants, trop vul­gaires. Puis un mes­sage simple, poli :

« Bonsoir. Damien, 47 ans, divor­cé. J’ai aimé votre des­crip­tion “réel”. Vous êtes magni­fiques tous les deux. »

Une pho­to jointe : un homme brun, che­veux poivre et sel, sou­rire calme, torse nu mais pas body­buil­dé – un corps d’homme nor­mal, avec un léger ventre, comme Paul. Quelque chose de ras­su­rant.

Charlotte sen­tit son cœur battre plus vite.

Paul répon­dit pour eux : « Bonsoir Damien. Merci. On est nou­veaux ici. On aime l’idée de com­men­cer par une visio tran­quille. »

La réponse fut immé­diate : « Avec plai­sir. Quand vous vou­lez. »

Charlotte mur­mu­ra : « Vas‑y. »

Paul lan­ça l’appel visio.

L’écran s’alluma. Damien appa­rut, assis dans ce qui sem­blait être son salon, che­mise ouverte, lumière tami­sée. Il sou­rit.

« Salut vous deux. Vous allez bien ? »

Voix grave, posée, avec un léger accent du sud.

Paul tour­na légè­re­ment le télé­phone pour que Charlotte soit bien dans le cadre. Elle était encore allon­gée, la nui­sette remon­tée sur ses cuisses, les che­veux en bataille. Elle se sen­tit sou­dain expo­sée… et étran­ge­ment exci­tée par ça.

« On va très bien, » répon­dit Paul. « Et toi ? »

Petite dis­cus­sion ano­dine : le temps, le week-end calme, la pluie. Puis Damien, sans brus­quer :

« Vous êtes très beaux. Charlotte, tu as un regard… intense. »

Charlotte rou­git, mais sou­rit.

« Merci… »

Paul posa le télé­phone contre un oreiller pour libé­rer ses mains, le cadre mon­trant Charlotte de la poi­trine aux genoux, lui à côté d’elle.

« On peut jouer un peu, si vous vou­lez, » pro­po­sa Damien cal­me­ment. « Juste se mon­trer ce qui nous excite. Sans obli­ga­tion. »

Charlotte sen­tit une nou­velle vague de cha­leur. Elle hocha la tête.

Paul, sen­tant son accord silen­cieux, fit glis­ser len­te­ment la bre­telle de la nui­sette. Le tis­su soyeux glis­sa comme une caresse sur la peau chaude de Charlotte, tom­bant dou­ce­ment sur son sein gauche. Le téton, déjà dur et poin­tu, se dres­sa dans l’air frais de la chambre, rou­gi par l’excitation. Paul effleu­ra la peau autour de l’aréole du bout des doigts, tra­çant des cercles lents, évi­tant volon­tai­re­ment le bout sen­sible. Charlotte retint son souffle, le corps ten­du comme un arc.

À l’écran, Damien défit un deuxième bou­ton de sa che­mise, puis un troi­sième. Le tis­su s’ouvrit sur un torse poi­lu, natu­rel, avec ce léger ventre d’homme mûr qui ren­dait tout plus réel, plus dési­rable. Il posa une main large sur son entre­jambe, par-des­sus le tis­su ten­du de son pan­ta­lon. On devi­nait la forme épaisse qui pous­sait déjà.

« Vous êtes superbes, » mur­mu­ra-t-il d’une voix grave, presque un gro­gne­ment. « Charlotte… tes seins sont magni­fiques. Laisse-les res­pi­rer. »

Charlotte, enhar­die par ces mots, écar­ta légè­re­ment les cuisses. La nui­sette remon­ta encore sur ses hanches rondes. La culotte fine en coton noir appa­rut, déjà mar­quée d’une tache sombre au centre. Paul glis­sa sa main entre ses jambes, par-des­sus le tis­su trem­pé. Il pres­sa dou­ce­ment la paume contre son mont de Vénus, sen­tant la cha­leur irra­dier.

Elle sur­sau­ta, un petit gémis­se­ment lui échap­pa.

« Tu es déjà trem­pée, ma ché­rie, » chu­cho­ta Paul à son oreille, assez fort pour que Damien entende chaque syl­labe. « Tu mouilles comme une ado­les­cente… »

À l’écran, Damien défit sa cein­ture d’un geste lent. Le bruit métal­lique réson­na dans le silence. Il ouvrit sa bra­guette. La bosse était main­te­nant énorme, le tis­su ten­du à cra­quer.

« Montre-moi, Charlotte, » dit-il dou­ce­ment, presque un ordre mur­mu­ré. « J’ai envie de te voir te tou­cher. Montre-moi tout. »

Charlotte hési­ta une seconde, le cœur bat­tant à tout rompre. Puis, le regard rivé sur l’écran, elle accro­cha le bord de sa culotte avec deux doigts et la fit glis­ser sur le côté. Ses lèvres intimes appa­rurent, gon­flées, lui­santes de mouille, le cli­to­ris déjà sor­ti de son capu­chon, rouge et gon­flé. Elle posa deux doigts sur le petit bou­ton sen­sible et com­men­ça à frot­ter len­te­ment, en cercles larges.

Paul défit son propre pan­ta­lon en vitesse. Son sexe jaillit, dur, vei­né, le gland déjà brillant de liquide pré-sémi­nal. Il se cares­sa en rythme par­fait avec les mou­ve­ments de Charlotte, la main ser­rée autour de sa hampe.

Damien fit de même : il bais­sa son pan­ta­lon et son boxer d’un seul mou­ve­ment. Sa queue épaisse, vei­née, jaillit, légè­re­ment cour­bée vers le haut, le gland large et lui­sant. Il l’empoigna fer­me­ment et se bran­la len­te­ment, les yeux fixés sur l’écran, sur les doigts de Charlotte qui dan­saient sur son cli­to­ris.

« Putain, tu es magni­fique, » gro­gna-t-il, la voix rauque. « Tes lèvres… si roses, si gon­flées, si mouillées… J’ai envie de les goû­ter. Montre-moi l’intérieur. »

Charlotte obéit sans réflé­chir. Elle écar­ta ses grandes lèvres avec deux doigts, révé­lant l’entrée rose et trem­pée de sa chatte. Elle enfon­ça un doigt pro­fon­dé­ment, puis un deuxième, les fai­sant aller et venir avec un bruit humide par­fai­te­ment audible. Ses hanches se sou­le­vèrent du mate­las, cher­chant plus de fric­tion.

Paul, exci­té comme jamais, attra­pa le télé­phone et zoo­ma sur les doigts de Charlotte qui entraient et sor­taient, lui­sants de sa mouille. L’image était crue, intime : on voyait chaque détail – les lèvres qui s’ouvraient, le cli­to­ris qui pal­pi­tait, les doigts qui dis­pa­rais­saient jusqu’à la deuxième pha­lange.

« Regarde ça, Damien, » dit Paul d’une voix basse et exci­tée. « Regarde comme elle se baise pour toi. Elle est trem­pée. »

Charlotte gémit plus fort, les yeux rivés sur l’écran où Damien se bran­lait main­te­nant à toute vitesse, la main ser­rée autour de sa queue épaisse. Des gouttes de liquide pré-sémi­nal cou­laient le long de son gland.

« Plus vite, Charlotte, » ordon­na Damien. « Enfonce-les jusqu’au fond. Fais-toi jouir devant nous. »

Elle obéit. Ses doigts plon­gèrent plus pro­fon­dé­ment, cour­bés pour frap­per ce point sen­sible à l’intérieur. Son pouce frot­tait son cli­to­ris en cercles rapides. Le bruit de sa chatte était obs­cène – cla­que­ments humides, res­pi­ra­tion sac­ca­dée.

Ses seins bal­lot­taient à chaque mou­ve­ment de hanches. Paul se pen­cha, prit un téton dans sa bouche, le suça fort tout en conti­nuant de fil­mer. Charlotte cria :

« Oh putain… je vais jouir… »

Damien gro­gna :

« Vas‑y, jouis pour nous. Montre-nous comme tu es bonne quand tu exploses. »

L’orgasme la tra­ver­sa comme une vague vio­lente. Ses cuisses se refer­mèrent sur sa main, son dos se cam­bra, un cri rauque déchi­ra la chambre. Un filet de mouille jaillit entre ses doigts, cou­lant sur le drap. Elle trem­blait de tout son corps, les yeux mi-clos, per­due dans le plai­sir.

Paul lâcha son télé­phone sur le lit et jouit à son tour, éja­cu­lant en jets puis­sants sur son ventre et ses seins, mar­quant sa peau de son sperme chaud.

À l’écran, Damien gro­gna lon­gue­ment, se bran­la trois ou quatre fois encore et explo­sa : des jets épais jaillirent sur son torse, cou­lant len­te­ment sur son ventre poi­lu.

Le silence retom­ba, seule­ment trou­blé par leurs res­pi­ra­tions hale­tantes.

Damien, encore essouf­flé, sou­rit à l’écran.

« C’était… incroyable. Demain soir… je suis libre. Si vous vou­lez que ça devienne réel. »

Charlotte, encore secouée par son orgasme, mur­mu­ra d’une voix rauque :

« Oui… viens demain. »

Paul l’embrassa ten­dre­ment sur la tempe.

« Demain, alors. »

L’écran s’éteignit.

Charlotte se tour­na vers Paul, nue, lui­sante de sueur et de sperme, un sou­rire timide mais radieux aux lèvres.

« On va vrai­ment le faire… »

Paul l’attira contre lui.

« Oui, ma ché­rie. Et tu vas jouir encore plus fort. »

Chapitre 3 : La soirée réelle

Le len­de­main pas­sa dans une ten­sion déli­cieuse, presque irréelle.

Charlotte se sur­prit à pen­ser à la veille toute la jour­née. À chaque tâche banale – la vais­selle, le repas­sage, une douche rapide – un flash lui reve­nait : ses doigts en elle devant l’écran, le regard de Damien, la voix grave de Paul qui mur­mu­rait des encou­ra­ge­ments. Elle se sen­tait à la fois ner­veuse et vivante, comme si une par­tie d’elle qu’elle croyait éteinte avait repris son souffle.

Paul, lui, était calme en sur­face, mais elle le connais­sait assez pour voir l’excitation dans ses yeux. Il lui effleu­rait la taille en pas­sant dans la cui­sine, posait un bai­ser plus long que d’habitude dans le cou. Ils n’en par­laient presque pas. Juste un échange de regards com­plices, un « Tu es sûre ? » mur­mu­ré au déjeu­ner, auquel elle avait répon­du par un sou­rire et un « Oui » timide mais ferme.

À 20 heures pré­cises, la son­nette reten­tit.

Damien se tenait sur le seuil, une bou­teille de vin rouge à la main, vêtu sim­ple­ment : che­mise bleu marine ouverte sur le col, jean sombre. Il avait le même sou­rire calme que la veille à l’écran, mais en vrai, il déga­geait une pré­sence plus forte – pas inti­mi­dante, juste assu­rée.

« Bonsoir, » dit-il en ten­dant la bou­teille à Paul. « Merci de m’accueillir. »

Charlotte, en robe fluide noire qui tom­bait juste au-des­sus du genou – la plus jolie qu’elle pos­sé­dait encore –, sen­tit ses joues chauf­fer. Elle le fit entrer.

Ils s’installèrent au salon, autour d’un verre. La conver­sa­tion démar­ra dou­ce­ment : le tra­vail de Damien (consul­tant indé­pen­dant), leurs métiers à eux, des anec­dotes sur la pluie inter­mi­nable de ces der­niers jours. Rien de for­cé. Juste le temps de se sen­tir à l’aise. Damien com­pli­men­ta la mai­son, puis, natu­rel­le­ment, Charlotte :

« Tu es encore plus belle en vrai. Ta peau… tes formes… tout est plus doux, plus invi­tant. »

Elle bais­sa les yeux, mais sou­rit. Paul, assis à côté d’elle sur le cana­pé, posa une main sur sa cuisse, un geste pos­ses­sif et ras­su­rant à la fois.

Au deuxième verre, l’atmosphère chan­gea imper­cep­ti­ble­ment. Les silences devinrent plus lourds. Les regards plus longs.

Damien posa son verre.

« On va dans la chambre ? » pro­po­sa-t-il sim­ple­ment.

Charlotte hocha la tête.

Paul étei­gnit les lumières, ne lais­sant que la douce lueur des lampes de che­vet dans la chambre. Il s’installa dans le fau­teuil au coin, jambes écar­tées, déjà dur sous son pan­ta­lon. Il ne dit rien. Juste un sou­rire à Charlotte : Vas‑y, ma belle.

Damien s’approcha d’elle, debout au pied du lit.

Il com­men­ça par l’embrasser dans le cou, len­te­ment, ses lèvres chaudes effleu­rant la peau sen­sible juste sous l’oreille. Charlotte fer­ma les yeux. Ses mains à lui glis­sèrent sur ses épaules, firent des­cendre les fines bre­telles de la robe. Le tis­su tom­ba dou­ce­ment jusqu’à sa taille, révé­lant ses seins lourds dans un sou­tien-gorge en den­telle noire – le plus sexy qu’elle ait retrou­vé dans son tiroir.

Damien mur­mu­ra contre sa peau :

« Magnifique… »

Il dégra­fa le sou­tien-gorge d’un geste expert. Les seins se libé­rèrent, tétons déjà durs. Il les prit dans ses mains, les pétrit dou­ce­ment, pouces frot­tant les pointes sen­sibles. Charlotte gémit fai­ble­ment. Elle sen­tit Paul la regar­der – elle tour­na légè­re­ment la tête : il avait déjà ouvert son pan­ta­lon, se cares­sait len­te­ment, les yeux brillants.

Damien fit tom­ber la robe com­plè­te­ment. Charlotte se retrou­va en petite culotte noire, les formes géné­reuses de ses hanches et de son ventre offertes. Il s’agenouilla devant elle, embras­sa son ventre doux, tra­ça un che­min de bai­sers jusqu’au bord de la culotte. Il la fit des­cendre len­te­ment, effleu­rant le pubis du bout des doigts.

Elle était trem­pée. Déjà.

Il écar­ta dou­ce­ment ses cuisses, posa sa bouche entre elles. Sa langue trou­va immé­dia­te­ment son cli­to­ris gon­flé, le lécha en cercles lents, puis plus rapides. Charlotte posa les mains sur sa tête, les doigts dans ses che­veux. Elle gémit plus fort. Ses jambes trem­blaient.

Paul gro­gna dou­ce­ment depuis son fau­teuil :

« Regarde comme elle mouille pour toi… »

Damien, tou­jours à genoux devant elle, écar­ta dou­ce­ment ses cuisses trem­blantes. Ses doigts glis­sèrent le long de ses lèvres gon­flées, recueillant la mouille abon­dante qui cou­lait déjà sur l’intérieur de ses cuisses. Il leva les yeux vers Charlotte, un sou­rire presque tendre sur les lèvres.

« Tu es tel­le­ment prête… » mur­mu­ra-t-il.

Il intro­dui­sit deux doigts en elle, len­te­ment d’abord, puis les cour­ba juste comme il fal­lait, tou­chant ce point pré­cis à l’intérieur qui la fai­sait tou­jours défaillir. Charlotte cria presque – un son rauque, sur­pris, qui réson­na dans la chambre. Ses hanches se sou­le­vèrent d’elles-mêmes, cher­chant plus de contact. Damien accé­lé­ra le mou­ve­ment, ses doigts allant et venant avec une pré­ci­sion experte, le pouce venant frot­ter son cli­to­ris en cercles rapides.

« Oh mon Dieu… » gémit-elle, la tête reje­tée en arrière.

Paul, dans son fau­teuil, se bran­lait plus vite main­te­nant, la main ser­rée autour de sa queue dure, les yeux rivés sur les doigts de Damien qui dis­pa­rais­saient dans la chatte de sa femme. Il gro­gna dou­ce­ment :

« Regarde comme elle te prend… elle est trem­pée pour toi. »

Charlotte sen­tit l’orgasme mon­ter comme une vague bru­tale. Ses cuisses se mirent à trem­bler vio­lem­ment. Elle agrip­pa les draps, les ongles enfon­cés dans le tis­su.

« Je… je vais… »

Damien enfon­ça ses doigts plus pro­fon­dé­ment, les cour­bant encore, pres­sant exac­te­ment là où il fal­lait. Charlotte jouit vio­lem­ment, un pre­mier orgasme qui la tra­ver­sa comme une décharge élec­trique. Son corps se cam­bra, un cri long et rauque s’échappa de sa gorge. Un jet de mouille jaillit autour des doigts de Damien, cou­lant sur sa main, sur le drap. Ses jambes fla­geo­lèrent, elle chan­ce­la presque.

Damien la sou­tint dou­ce­ment, pas­sa un bras autour de sa taille, la gui­da vers le lit comme on porte une femme ivre de plai­sir. Elle s’allongea sur le dos, cuisses ouvertes, le souffle court, la chatte encore pal­pi­tante, lui­sante.

Damien se redres­sa. Il se désha­billa cal­me­ment, sans pré­ci­pi­ta­tion, sous les regards de Charlotte et Paul. La che­mise tom­ba, révé­lant le torse poi­lu, le ventre légè­re­ment rond. Puis le pan­ta­lon. Son sexe appa­rut : épais, dres­sé, veines saillantes, le gland large et déjà lui­sant de liquide. Il était plus gros que celui de Paul, plus cour­bé, et Charlotte sen­tit une nou­velle vague de cha­leur l’envahir rien qu’à le regar­der.

Il grim­pa sur le lit, s’installa entre ses cuisses ouvertes.

Il posa le gland contre ses lèvres, frot­ta dou­ce­ment de haut en bas, recueillant sa mouille. Charlotte gémit, rele­va les hanches pour l’inviter.

Il entra len­te­ment, cen­ti­mètre par cen­ti­mètre. Charlotte sen­tit chaque détail : la cha­leur brû­lante, l’épaisseur qui l’étirait déli­cieu­se­ment, la pres­sion qui rem­plis­sait tout l’espace en elle. Elle enrou­la ses jambes autour de sa taille, les talons plan­tés dans son dos.

« Putain… tu es énorme… » mur­mu­ra-t-elle sans réflé­chir.

Damien sou­rit, com­men­ça à bou­ger – pro­fond, ryth­mé, chaque coup de reins allant jusqu’au fond. Ses mains larges étaient posées sur ses hanches rondes, les pétris­sant dou­ce­ment, la gui­dant dans le mou­ve­ment.

« Tu es si ser­rée… si bonne, » gro­gna-t-il contre son oreille. « Ta chatte me serre comme si elle ne vou­lait plus me lâcher. »

Charlotte tour­na la tête vers Paul. Il se bran­lait plus vite main­te­nant, la main rapide sur sa queue, les yeux rivés sur l’endroit exact où Damien la péné­trait – là où le sexe épais de l’inconnu dis­pa­rais­sait entiè­re­ment en elle à chaque pous­sée.

Damien accé­lé­ra pro­gres­si­ve­ment. Les bruits humides emplis­saient la pièce : cla­que­ments de peau contre peau, mouille qui giclait à chaque retrait, gémis­se­ments de Charlotte qui mon­taient en cres­cen­do. Elle sen­tait un deuxième orgasme mon­ter, plus pro­fond, plus intense.

« Plus fort… » sup­plia-t-elle.

Damien obéit. Il la pilon­na plus fort, plus vite, ses hanches cla­quant contre les siennes. Ses seins bal­lot­taient à chaque coup, ses tétons durs frot­tant contre le torse poi­lu de Damien.

Ils chan­gèrent de posi­tion sans un mot : Charlotte se mit à quatre pattes, le cul rele­vé, offerte. Damien s’agenouilla der­rière elle, empoi­gna ses hanches géné­reuses et la péné­tra d’un coup sec. Elle cria de plai­sir. Il la prit plus fort, cla­quant dou­ce­ment contre ses fesses rondes qui ondu­laient à chaque impact. Ses seins lourds bal­lot­taient libre­ment, se balan­çant sous elle.

« Oui… comme ça… baise-moi fort… » cria-t-elle main­te­nant, sans rete­nue, oubliant tout.

Paul gro­gna depuis son fau­teuil, se bran­lant à toute vitesse, les yeux exor­bi­tés par la vue de sa femme prise comme une chienne par cet incon­nu.

Damien accé­lé­ra encore, ses couilles cla­quant contre le cli­to­ris de Charlotte. Elle sen­tit l’orgasme arri­ver, immense.

« Je vais jouir… encore… »

Damien gro­gna, sen­tit qu’il arri­vait au bout lui aus­si. Il se reti­ra au der­nier moment, empoi­gna sa queue épaisse et jouit sur son ventre – des jets chauds, abon­dants, puis­sants qui strièrent sa peau douce, cou­lant jusqu’à son nom­bril, jusqu’à la nais­sance de ses seins. Le sperme était épais, blanc, brû­lant.

Charlotte fris­son­na vio­lem­ment, tou­cha le liquide du bout des doigts, l’étala dou­ce­ment sur sa peau, encore secouée par son propre orgasme qui la fai­sait trem­bler de la tête aux pieds.

Damien s’écarta, essouf­flé, le torse lui­sant de sueur. Il alla s’asseoir dans le fau­teuil, nu, le sexe encore à moi­tié dur, lui­sant de la mouille de Charlotte. Il regar­da Paul avec un sou­rire com­plice.

C’était à son tour.

Charlotte, allon­gée sur le dos, le ventre mar­qué du sperme de Damien, tour­na la tête vers son mari. Ses yeux brillaient d’un désir brut.

« Viens… » mur­mu­ra-t-elle. « Reprends-moi. »

Paul se leva, la queue dres­sée, prêt à explo­ser.

Paul s’approcha du lit, les yeux brû­lants d’un mélange de désir brut et de ten­dresse pos­ses­sive. Son sexe était dres­sé, rouge et lui­sant, ten­du à l’extrême après avoir regar­dé Damien prendre sa femme. Il grim­pa sur le mate­las, s’agenouilla entre les cuisses encore ouvertes de Charlotte.

Il l’embrassa pro­fon­dé­ment d’abord, sa langue enva­his­sant sa bouche avec une urgence presque ani­male. Elle répon­dit avec la même faim, goû­tant le sel de sa propre sueur sur ses lèvres. Puis il des­cen­dit len­te­ment, tra­çant un che­min de bai­sers humides le long de son cou, sur ses seins lourds encore mar­qués des suc­cions de Damien, sur son ventre doux.

Il arri­va là où le sperme de l’inconnu séchait encore en traî­nées blanches et épaisses. Paul gro­gna de plai­sir – un son grave, presque pri­mal – et posa sa langue à plat sur la peau tiède. Il lécha len­te­ment, métho­di­que­ment, effa­çant les marques une à une, goû­tant le mélange salé et mus­qué du plai­sir d’un autre sur le corps de sa femme. Charlotte fris­son­na vio­lem­ment, les mains dans ses che­veux.

« Tu es à moi, » mur­mu­ra-t-il contre sa peau, la voix rauque, pos­ses­sive. « Toujours à moi. »

Il remon­ta légè­re­ment, posa son gland contre l’entrée encore béante et trem­pée de Charlotte. Elle était pleine de mouille, encore sen­sible, les lèvres gon­flées et rou­gies par les assauts de Damien. Il entra d’un coup lent mais ferme, jusqu’à la garde. Charlotte gémit dans son cou, les bras autour de ses épaules.

Ils com­men­cèrent en cuillère, allon­gés sur le côté. Paul par der­rière, une main large sur un sein qu’il pétris­sait dou­ce­ment, pin­çant le téton dur entre ses doigts. L’autre main glis­sa entre ses cuisses, trou­va son cli­to­ris hyper­sen­sible et le frot­ta en cercles lents, presque cruels tant la sen­sa­tion était intense. Charlotte se tor­tilla contre lui, le cul pres­sé contre son ventre, sen­tant chaque mou­ve­ment pro­fond qui la rem­plis­sait dif­fé­rem­ment de Damien – plus fami­lier, plus amou­reux, mais tout aus­si dur.

« Tu sens comme tu es pleine de mouille ? » mur­mu­ra Paul à son oreille. « C’est lui qui t’a pré­pa­rée… mais c’est moi qui te finis. »

Elle gémit plus fort, les hanches ondu­lant en rythme.

Puis il la fit bas­cu­ler sur le dos, mis­sion­naire. Il s’installa entre ses cuisses épaisses, les rele­va presque jusqu’à ses épaules pour ouvrir com­plè­te­ment. Il la pilon­na plus fort, plus pro­fond, ses coups de reins cla­quant contre elle avec un bruit humide et obs­cène. Il la regar­dait dans les yeux, le front contre le sien.

« Regarde-le, » mur­mu­ra-t-il d’une voix basse et exci­tée. « Regarde comme il te mate pen­dant que je te baise. »

Charlotte tour­na la tête. Damien, assis nu dans le fau­teuil, se cares­sait à nou­veau len­te­ment, la queue à moi­tié dure dans sa main, un sou­rire appré­cia­teur aux lèvres. Ses yeux ne quit­taient pas l’endroit où Paul la péné­trait vio­lem­ment, où sa chatte ava­lait gou­lû­ment le sexe de son mari.

Cette vue – son mari qui la pre­nait avec force, l’inconnu qui les regar­dait – la fit bas­cu­ler. Un orgasme mon­ta, rapide et intense. Elle cria, les ongles dans le dos de Paul.

Mais il ne s’arrêta pas. Il la fit grim­per sur lui.

Charlotte s’installa à cali­four­chon, face à Damien. Elle offrait tout : ses seins lourds qui rebon­dis­saient à chaque mou­ve­ment, son ventre doux encore mar­qué de traces de sperme, son cul rond qui s’abaissait sur la queue de Paul. Elle bou­gea vite, fort, cher­chant son plai­sir sans rete­nue. Elle posa ses mains sur le torse de Paul, se cam­bra en arrière, les seins poin­tés vers le pla­fond.

Paul la tenait par les hanches, les doigts enfon­cés dans la chair tendre, la gui­dait dans un rythme bru­tal. Il don­nait des coups de reins vers le haut, la fai­sant rebon­dir sur lui.

« Regarde-le bien, » gro­gna Paul. « Montre-lui com­ment tu jouis quand c’est moi qui te baise. »

Charlotte tour­na à nou­veau la tête vers Damien. Il se bran­lait plus vite main­te­nant, les yeux rivés sur elle, sur ses seins qui bal­lot­taient, sur l’endroit où elle et Paul étaient unis.

Elle sen­tit l’orgasme final arri­ver – immense, presque épui­sant. Elle accé­lé­ra, se frot­tant le cli­to­ris contre le pubis de Paul à chaque des­cente. Son corps entier se ten­dit.

« Je jouis… oh putain… je jouis ! »

Elle cria sans rete­nue, un hur­le­ment long et rauque qui emplit la chambre. Sa chatte se contrac­ta vio­lem­ment autour de Paul, des spasmes puis­sants qui le firent bas­cu­ler à son tour.

Paul la sui­vit immé­dia­te­ment, se vidant en elle avec un gro­gne­ment rauque, pri­mal. Il don­na plu­sieurs coups de reins vio­lents vers le haut, éja­cu­lant pro­fon­dé­ment, les mains cris­pées sur ses fesses, les doigts enfon­cés dans la chair.

Charlotte s’effondra sur lui, trem­blante, en sueur, le souffle court.

Le silence retom­ba, lourd de res­pi­ra­tion, de l’odeur du sexe et de la sueur.

Damien, tou­jours assis, sou­rit dou­ce­ment. Il se leva, se rha­billa cal­me­ment – che­mise, pan­ta­lon, sans hâte. Il s’approcha du lit, posa un bai­ser léger sur la joue rou­gie de Charlotte.

« Merci… vous êtes incroyables. Vraiment. »

Il ser­ra la main de Paul, un geste com­plice, presque fra­ter­nel.

Puis il par­tit dis­crè­te­ment, refer­mant la porte der­rière lui sans un bruit.

La mai­son retom­ba dans le silence.

Charlotte et Paul res­tèrent enla­cés, nus, col­lants de sueur, de mouille et de plai­sir. Elle posa sa tête sur son torse, écou­ta son cœur battre encore fort.

Elle mur­mu­ra contre sa peau :

« Je ne pen­sais pas que c’était encore pos­sible… Pas comme ça. Pas à notre âge. »

Paul l’embrassa sur le front, cares­sa dou­ce­ment son dos moite.

« On vient juste de recom­men­cer, ma belle. »

Pour la pre­mière fois depuis long­temps, Charlotte se sen­tit vivante.

Épilogue : Le Lendemain Matin

La lumière grise d’un matin d’hiver fil­trait à tra­vers les rideaux mal fer­més. Charlotte s’éveilla len­te­ment, le corps lourd, déli­cieu­se­ment cour­ba­tu­ré. Elle sen­tit la cha­leur de Paul contre son dos, son bras pas­sé autour de sa taille, sa main posée natu­rel­le­ment sur son ventre encore un peu col­lant de la veille.

Elle res­ta immo­bile un moment, écou­tant la res­pi­ra­tion régu­lière de son mari. Tout lui revint en flashes : le livre, la visio, les doigts de Damien sur sa peau, sa langue entre ses cuisses, son sexe qui l’avait rem­plie si dif­fé­rem­ment de Paul… puis Paul qui l’avait reprise, presque pour la « recon­qué­rir », sous le regard de l’inconnu.

Un fris­son la tra­ver­sa. Pas de honte. Pas de regret. Juste une sen­sa­tion étrange, nou­velle : celle d’être encore dési­rable. À qua­rante-huit ans. Avec ce corps qu’elle cachait depuis si long­temps.

Paul bou­gea der­rière elle, res­ser­ra son étreinte.

« Tu dors ? » mur­mu­ra-t-il contre sa nuque.

« Non, » répon­dit-elle dou­ce­ment.

Il embras­sa son épaule.

« Tu vas bien ? »

Elle tour­na la tête pour le regar­der. Ses yeux à lui étaient encore gon­flés de som­meil, mais brillants.

« Oui. Très bien. »

Un silence tendre.

« Tu sais… » dit-elle enfin, « je ne pen­sais pas que je pour­rais encore res­sen­tir ça. Pas comme ça. Pas aus­si fort. »

Paul sou­rit, cares­sa len­te­ment son ventre, effleu­ra du bout des doigts l’endroit où Damien avait joui la veille.

« Moi non plus. Mais te voir comme ça… te voir prendre autant de plai­sir… c’était… »

Il cher­cha le mot.

« …magni­fique. »

Charlotte sen­tit une cha­leur mon­ter à nou­veau – pas brû­lante comme la veille, mais douce, dif­fuse.

Elle posa sa main sur la sienne.

« On recom­men­ce­ra ? » deman­da-t-elle, presque timi­de­ment.

Paul rit dou­ce­ment.

« Quand tu vou­dras. Le livre est tou­jours sur la table de che­vet. Et l’appli est encore ins­tal­lée. »

Elle fer­ma les yeux, sou­rit.

« Peut-être pas tout de suite. Mais… oui. Un jour. »

Ils res­tèrent enla­cés un long moment, sans par­ler. Dehors, la pluie avait ces­sé. Un rayon de soleil timide per­ça les nuages.

Charlotte pen­sa au livre des années 80, aux pages jau­nies qui avaient tout déclen­ché. Elle pen­sa à Damien, à son odeur, à sa voix grave. Elle pen­sa à Paul, à sa ten­dresse pos­ses­sive.

Et pour la pre­mière fois depuis long­temps, elle se sen­tit belle.

Pas mal­gré son corps.

Grâce à lui.

Auteur.e de l'histoire : Himéros

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