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La soirée de poker voyeur

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Chapitre 1 : Une soirée entre amis

L’hiver s’était ins­tal­lé pour de bon dehors, avec son vent gla­cé qui fai­sait cla­quer les branches nues contre les fenêtres. À l’intérieur, la mai­son bai­gnait dans une cha­leur douce, presque enve­lop­pante. Le feu cré­pi­tait dans la che­mi­née du salon, pro­je­tant des reflets oran­gés sur les murs crème et sur la grande table en bois sombre où trô­nait un tapis de poker vert bou­teille, encore plié dans son embal­lage d’origine.

Émilie posa trois verres de vin rouge sur la table basse et se redres­sa avec un sou­rire. À trente-quatre ans, elle avait cette beau­té natu­relle qui n’a pas besoin d’artifices : che­veux châ­tains mi-longs légè­re­ment ondu­lés, yeux verts pétillants, sil­houette fine mais géné­reuse là où il fal­lait. Ce soir-là, elle por­tait une robe fluide en laine méri­nos noire qui épou­sait ses formes sans les mou­ler, tom­bant juste au-des­sus du genou. En des­sous, des bas résille fins et un ensemble de lin­ge­rie en den­telle noire – un petit plai­sir qu’elle s’était offert pour faire plai­sir à Lucas, même si elle n’avait pas pré­vu que quelqu’un d’autre que lui le ver­rait un jour.

Lucas, son mari depuis huit ans, était déjà ins­tal­lé dans le fau­teuil en cuir, les manches de sa che­mise bleu marine retrous­sées sur ses avant-bras mus­clés. Il avait ce regard mali­cieux qu’elle ado­rait, celui qui disait qu’il pré­pa­rait une bêtise. À côté de lui, Thomas finis­sait de débou­cher une deuxième bou­teille. Le meilleur ami de Lucas depuis le lycée, grand, brun, un peu timide en appa­rence, mais avec une pré­sence calme qui rem­plis­sait une pièce sans effort. Il por­tait un pull gris anthra­cite et un jean sombre ; simple, élé­gant, comme tou­jours.

« Alors, on fait quoi ce soir ? » deman­da Émilie en s’asseyant en tailleur sur le cana­pé, sa robe remon­tant légè­re­ment sur ses cuisses. « Encore un film ? On a déjà vu tout Netflix deux fois. »

Lucas échan­gea un regard rapide avec Thomas, un sou­rire en coin.

« On pour­rait jouer aux cartes, pro­po­sa-t-il d’un ton faus­se­ment inno­cent. J’ai retrou­vé mon vieux jeu de poker dans le gre­nier. »

Thomas haus­sa un sour­cil. « T’es sûr ? La der­nière fois, tu as pleu­ré quand je t’ai plu­mé. »

« C’était il y a dix ans, et j’étais saoul, rétor­qua Lucas en riant. Ce soir, je suis en forme. »

Émilie siro­ta son vin, amu­sée. Elle aimait ces soi­rées à trois. Thomas venait sou­vent dîner depuis qu’il s’était sépa­ré de sa copine l’année der­nière. Il n’y avait jamais eu d’ambiguïté – du moins, elle ne croyait pas – mais elle avait sur­pris par­fois son regard qui s’attardait un peu trop long­temps sur elle quand il pen­sait qu’elle ne le voyait pas. Et ça, curieu­se­ment, ça ne la déran­geait pas. Au contraire.

« Poker, pour­quoi pas, dit-elle en repo­sant son verre. Mais il nous faut un enjeu. Sinon c’est pas drôle. »

Lucas se pen­cha en avant, les yeux brillants.

« Strip-poker ? »

Le mot tom­ba dans la pièce comme une petite bombe. Émilie écla­ta de rire, un rire franc, un peu ner­veux.

« T’es sérieux ? »

« Allez, on est entre adultes consen­tants, lan­ça Lucas avec un clin d’œil. Et puis, on a tous déjà vu des seins et des fesses à la plage. Pas de quoi en faire un drame. »

Thomas res­ta silen­cieux une seconde, puis haus­sa les épaules avec un sou­rire gêné. « Moi ça me va… si Émilie est d’accord. »

Elle les regar­da tour à tour. Son mari, avec son air de défi joueur. Thomas, qui évi­tait soi­gneu­se­ment son regard tout en rou­gis­sant légè­re­ment. Une petite cha­leur mon­ta dans sa poi­trine – pas de l’embarras, plu­tôt une pointe d’excitation inat­ten­due. Elle était bonne au poker, d’habitude. Très bonne, même. Elle les bat­trait à plates cou­tumes et ce serait eux qui fini­raient en cale­çon.

« OK, accep­ta-t-elle en croi­sant les bras, un sou­rire pro­vo­ca­teur aux lèvres. Mais pas de triche. Et on arrête quand quelqu’un dit stop. »

Lucas applau­dit dou­ce­ment. « Deal. »

Ils ins­tal­lèrent la table : le tapis vert déplié, les jetons en plas­tique mul­ti­co­lores répar­tis équi­ta­ble­ment, les cartes neuves qui cra­quaient encore sous les doigts. Émilie reti­ra ses escar­pins noirs et les posa près du cana­pé, pieds nus sur le par­quet chaud. Elle se sen­tait bien, déten­due, un peu gri­sée par le vin et l’ambiance com­plice.

Lucas dis­tri­bua la pre­mière main.

« Texas Hold’em, sans limite, annon­ça-t-il. Mise de départ : une chaus­sette. »

Émilie ramas­sa ses cartes, les obser­va. Un valet et une dame de cœur. Pas mal pour com­men­cer. Elle misa cal­me­ment, obser­vant les gar­çons. Thomas relan­ça légè­re­ment. Lucas sui­vit.

Le flop tom­ba : un roi de cœur, un neuf de pique, un trois de trèfle.

Émilie sen­tit une petite mon­tée d’adrénaline. Elle avait une pos­si­bi­li­té de suite cou­leur. Elle relan­ça.

Thomas hési­ta, puis sui­vit. Lucas se cou­cha avec un sou­pir théâ­tral.

Le turn : un huit de cœur.

Émilie sou­rit inté­rieu­re­ment. Quatre cartes à cœur. Il ne man­quait plus qu’un cœur au river pour une cou­leur max.

Le river : un dix de car­reau.

Rien.

Thomas retour­na ses cartes : une paire de rois ser­vie.

Il avait un bre­lan.

Émilie fixa ses cartes une seconde, incré­dule, puis écla­ta de rire.

« Sérieux ? Première main et je perds déjà ? »

Lucas sif­fla. « Ça com­mence fort. Allez, ma ché­rie… une chaus­sette. »

Elle leva les yeux au ciel, mais obéit, reti­rant une fine chaus­sette en laine grise qu’elle lan­ça sur le cana­pé. Ses orteils ver­nis de rouge sombre appa­rurent, et elle remar­qua – sans vrai­ment vou­loir le remar­quer – que Thomas bais­sa briè­ve­ment les yeux vers ses pieds avant de détour­ner le regard.

« À toi de dis­tri­buer, dit-elle à Thomas en ramas­sant les cartes. Et cette fois, la chance va tour­ner. »

Elle n’imaginait pas à quel point elle se trom­pait.

Le feu conti­nuait de cré­pi­ter. Le vin cou­lait. Les rires fusaient. Et quelque part, dans l’air, une ten­sion légère, presque imper­cep­tible, com­men­çait à s’installer – comme une pro­messe qu’aucun d’eux n’avait encore for­mu­lée à voix haute.

Chapitre 2 : Les premières pertes

Thomas mélan­gea les cartes avec une dex­té­ri­té sur­pre­nante, ses doigts longs glis­sant sur le paquet comme s’il avait fait ça toute sa vie. Émilie l’ob­ser­va un ins­tant, notant la façon dont ses avant-bras se ten­daient sous le pull gris. Il dis­tri­buait main­te­nant, et l’air dans la pièce sem­blait un peu plus char­gé, comme si le simple fait d’a­voir enle­vé une chaus­sette avait fran­chi une ligne invi­sible.

« Prête à te refaire ? » taqui­na Lucas en jetant un jeton au centre de la table.

« Absolument, répon­dit Émilie avec un sou­rire confiant. Cette fois, c’est moi qui vais vous plu­mer. »

Elle ramas­sa ses cartes : un as de pique et un dix de car­reau. Pas ter­rible, mais jouable. Elle misa pru­dem­ment. Thomas sui­vit sans hési­ter, et Lucas relan­ça avec un air théâ­tral.

Le flop : un as de cœur, un sept de trèfle, un deux de pique.

Émilie sen­tit une bouf­fée d’es­poir. Elle avait une paire d’as. Elle relan­ça, for­çant Thomas à réflé­chir. Il finit par suivre, et Lucas se cou­cha à nou­veau.

Le turn : un dix de pique.

Maintenant, une double paire. Parfait. Elle misa plus fort, sen­tant la vic­toire à por­tée de main.

Le river : un roi de trèfle.

Thomas abat­tit ses cartes : un roi et une dame de trèfle. Une suite flush.

Émilie cli­gna des yeux, incré­dule. « Non, mais c’est pas pos­sible ! Une suite flush ? T’as eu de la chance là. »

Thomas rit dou­ce­ment, un peu embar­ras­sé. « Désolé, Émi. C’est le jeu. »

Lucas écla­ta de rire. « Deuxième perte d’af­fi­lée. Allez, la deuxième chaus­sette. »

Elle secoua la tête en sou­riant, mais inté­rieu­re­ment, une petite pointe d’a­ga­ce­ment se mêlait à l’a­mu­se­ment. Elle n’é­tait pas habi­tuée à perdre comme ça. Elle reti­ra l’autre chaus­sette, révé­lant ses deux pieds nus, les ongles impec­ca­ble­ment ver­nis en rouge sombre. Elle les remua un peu, comme pour détendre l’at­mo­sphère, et remar­qua que les yeux de Thomas s’at­tar­dèrent une seconde de trop sur ses arches fines avant de remon­ter vers son visage.

« OK, les gar­çons, dit-elle en dis­tri­buant à son tour. Cette fois, je vais vous mon­trer ce que c’est que de jouer sérieu­se­ment. »

La manche sui­vante fut plus favo­rable. Émilie tira une paire de dames ser­vie et gagna faci­le­ment contre les bluffs hési­tants de Lucas et Thomas. « Ha ! s’ex­cla­ma-t-elle triom­pha­le­ment. Thomas, à toi d’en­le­ver quelque chose. »

Il opta pour sa veste en jean, qu’il posa sur le dos­sier de sa chaise, révé­lant son pull qui mou­lait légè­re­ment son torse ath­lé­tique. Émilie ne put s’empêcher de noter la défi­ni­tion de ses pec­to­raux sous le tis­su fin. Lucas, lui, sem­blait ravi de la tour­nure des évé­ne­ments.

« Pas mal, com­men­ta-t-il en ver­sant du vin à tout le monde. Mais attends de voir quand on pas­se­ra aux choses sérieuses. »

La par­tie conti­nua. Le vin rouge cou­lait géné­reu­se­ment, réchauf­fant les joues et déliant les langues. Ils par­lèrent de tout et de rien : du bou­lot de Thomas en tant que gra­phiste free­lance, des der­niers pro­jets de Lucas en archi­tec­ture, et même d’un voyage qu’ils avaient fait tous les trois en Italie il y a quelques années. Des rires fusaient, mais sous la sur­face, Émilie sen­tait une ten­sion sub­tile s’ins­tal­ler. Chaque fois qu’elle per­dait une main – et bizar­re­ment, ça arri­vait plus sou­vent qu’à son tour – les regards des hommes deve­naient un peu plus insis­tants.

Prochaine manche : Émilie per­dit à nou­veau. Une mau­vaise lec­ture du bluff de Lucas. Elle jura dou­ce­ment, puis rit. « Bon, d’ac­cord. Les bas, alors. »

Elle se leva légè­re­ment de sa chaise, rele­vant le bas de sa robe jus­qu’à mi-cuisse pour attra­per le haut de son bas résille droit. Le tis­su glis­sa len­te­ment le long de sa jambe, révé­lant une peau pâle et lisse, légè­re­ment hâlée par un reste d’é­té arti­fi­ciel. Elle fit de même avec l’autre, pre­nant son temps sans vrai­ment le vou­loir, sen­tant l’air frais cares­ser ses mol­lets nus. Quand elle se ras­sit, croi­sant les jambes, elle per­çut un silence bref, char­gé.

« Waouh, mur­mu­ra Lucas avec un sou­rire appré­cia­teur. T’as des jambes magni­fiques, ma ché­rie. »

Thomas hocha la tête, un peu rou­gis­sant. « Ouais… euh, vrai­ment jolies. »

Émilie sen­tit une cha­leur mon­ter en elle, pas seule­ment à cause du com­pli­ment, mais parce que leurs yeux s’at­tar­daient sur ses cuisses expo­sées, sur la façon dont la robe remon­tait légè­re­ment main­te­nant qu’elle était assise. Elle ajus­ta le tis­su, mais pas trop, savou­rant secrè­te­ment cette atten­tion. « Merci, les gars. Mais c’est pas fini. Je vais me refaire, vous allez voir. »

Intérieurement, elle se disait que c’é­tait le vin qui la fai­sait rou­gir, qui accé­lé­rait son pouls. Ce n’é­tait qu’un jeu, après tout. Un jeu idiot entre amis. Mais déjà, elle remar­quait le sou­rire en coin de Lucas, comme s’il savait quelque chose qu’elle igno­rait, et les regards plus appuyés de Thomas, qui sem­blaient tra­cer les contours de son corps sous la robe. Elle but une gor­gée de vin pour mas­quer son trouble, sen­tant une humi­di­té nais­sante entre ses cuisses – rien de grave, juste l’ex­ci­ta­tion du moment.

La manche sui­vante : elle gagna, for­çant Lucas à enle­ver sa cein­ture. Puis une autre perte. Cette fois, ce serait la robe ? Non, elle avait encore des options – ses bijoux, peut-être ? Mais les règles étaient claires : vête­ments seule­ment, pas d’ac­ces­soires.

« Allez, dis­tri­bue, Thomas, dit-elle en essayant de retrou­ver son assu­rance. La chance va tour­ner. »

Mais au fond d’elle, une petite voix se deman­dait si cette mal­chance per­sis­tante n’é­tait pas en train de trans­for­mer la soi­rée en quelque chose de bien plus intense qu’elle ne l’a­vait ima­gi­né.

Le feu cré­pi­tait tou­jours, pro­je­tant des ombres dan­santes sur leurs visages. Le tapis vert lui­sait sous la lumière tami­sée. Et l’air, main­te­nant, vibrait d’une anti­ci­pa­tion pal­pable.

Chapitre 3 : La chance tourne

Le vin avait lais­sé une douce cha­leur dans la gorge d’Émilie, et l’air du salon sem­blait plus épais, comme satu­ré par les rires et les regards qui s’éternisaient un peu trop. Les chaus­settes et les bas avaient dis­pa­ru, les pieds nus d’Émilie posés à plat sur le par­quet tiède, ses jambes croi­sées sous la table pour cacher la légère chair de poule qui mon­tait sur ses cuisses.

Thomas dis­tri­bua la manche sui­vante. Émilie ramas­sa ses cartes avec assu­rance : une paire de valets ser­vie. Solide. Très solide. Elle misa cal­me­ment, obser­vant les gar­çons. Lucas plis­sa les yeux, sui­vit. Thomas relan­ça légè­re­ment. Elle sen­tit l’excitation du jeu mon­ter – cette fois, elle allait les écra­ser.

Flop : valet de cœur, cinq de trèfle, neuf de pique.

Brelan de valets. Émilie dut se rete­nir de sou­rire trop lar­ge­ment. Elle relan­ça, for­çant Lucas à réflé­chir lon­gue­ment avant de se cou­cher. Thomas, lui, sui­vit sans bron­cher.

Turn : dame de car­reau.

Toujours rien pour lui, espé­rait-elle. Elle misa plus fort.

River : un neuf de cœur.

Thomas retour­na len­te­ment ses cartes : neuf et cinq. Full aux neufs par les valets.

Émilie res­ta bouche bée une seconde, puis écla­ta d’un rire incré­dule.

« Mais c’est quoi cette blague ? Un full sur le river ? »

Lucas sif­fla, admi­ra­tif. « Thomas, t’es en feu ce soir. »

Thomas haus­sa les épaules, un sou­rire timide aux lèvres, mais ses yeux glis­sèrent briè­ve­ment sur Émilie. « Désolé… la chance, hein. »

Elle secoua la tête, encore sous le choc. « Bon. Ben… la robe, alors. »

Un silence léger tom­ba sur la table. Émilie sen­tit son cœur cogner un peu plus fort. Elle se leva len­te­ment, les mains posées sur ses hanches. La robe noire fluide épou­sait ses formes, sou­li­gnant la courbe de ses seins, la finesse de sa taille, le léger arron­di de ses hanches. Elle attra­pa l’ourlet en bas, le remon­ta dou­ce­ment sur ses cuisses, révé­lant peu à peu la peau nue au-des­sus des bas dis­pa­rus.

Lucas la regar­dait avec ce sou­rire qu’elle connais­sait bien – mi-taquin, mi-dési­reux. Thomas, lui, avait les yeux fixés sur elle, inca­pable de détour­ner le regard. Elle pas­sa la robe par-des­sus sa tête dans un mou­ve­ment fluide, ses che­veux retom­bant en cas­cade sur ses épaules.

Dessous, l’ensemble de lin­ge­rie noire qu’elle avait choi­si avec soin : un sou­tien-gorge push-up en den­telle qui rele­vait géné­reu­se­ment sa poi­trine, créant un décol­le­té pro­fond et invi­tant, et un string assor­ti, minus­cule tri­angle de tis­su qui dis­pa­rais­sait presque entre ses fesses rondes. Sa peau pâle contras­tait avec la den­telle sombre, et la lumière du feu dan­sait sur son ventre plat, sur la courbe de ses hanches.

Elle se ras­sit, croi­sant les jambes, les bras légè­re­ment croi­sés sous sa poi­trine – pas vrai­ment pour se cacher, mais plu­tôt pour conte­nir la vague de cha­leur qui mon­tait en elle.

« Voilà, dit-elle d’une voix qu’elle vou­lait légère. Vous êtes contents ? »

Lucas lais­sa échap­per un sif­fle­ment bas. « Putain, Émi… t’es magni­fique. »

Thomas, les joues légè­re­ment rosies, hocha la tête. « Vraiment… sublime. »

Elle sen­tit ses tétons dur­cir sous la den­telle, tra­his­sant son corps mal­gré elle. Ce n’était pas cen­sé l’exciter autant. C’était juste un jeu. Une mal­chance stu­pide. Mais leurs regards – celui de son mari, brû­lant et pos­ses­sif, et celui de Thomas, presque révé­ren­cieux – la tra­ver­saient comme une caresse.

« Merci, mur­mu­ra-t-elle, un sou­rire en coin. Mais main­te­nant, je vais vous défon­cer. »

Les manches s’enchaînèrent. Émilie gagna la sui­vante : Lucas enle­va sa che­mise, révé­lant un torse mus­clé, légè­re­ment poi­lu, qu’elle connais­sait par cœur mais qu’elle redé­cou­vrait avec plai­sir sous les yeux de Thomas. Puis Thomas per­dit une manche et reti­ra son pull, décou­vrant un torse plus sec, ath­lé­tique, avec une fine ligne de poils qui des­cen­dait vers son ventre.

Mais la chance conti­nuait de fuir Émilie comme une traî­tresse. Une main pro­met­teuse après l’autre, rui­née par un river cruel. Elle pes­ta dou­ce­ment, rit ner­veu­se­ment, mais à chaque perte, elle sen­tait cette ten­sion mon­ter d’un cran.

Prochaine perte majeure : elle dut enle­ver ses boucles d’oreilles – un sur­sis. Puis un bra­ce­let. Mais les gar­çons insis­tèrent gen­ti­ment : seuls les vête­ments comp­taient vrai­ment.

Alors vint le moment du sou­tien-gorge.

Elle avait une main moyenne, avait bluf­fé trop fort. Thomas avait une paire cachée. Lucas s’était cou­ché tôt.

« Allez, Émi, lan­ça Lucas avec un sou­rire car­nas­sier. On veut voir si t’as du cœur. »

Elle le fusilla du regard, mais rit mal­gré elle. Ses doigts trem­blèrent légè­re­ment quand elle por­ta les mains dans son dos pour dégra­fer l’agrafe. Le sou­tien-gorge s’ouvrit. Elle le tint un ins­tant contre sa poi­trine, jouant l’hésitation, puis le lais­sa glis­ser sur la table.

Ses seins appa­rurent, pleins, fermes, aux aréoles roses et déjà dur­cies par l’air frais et par l’excitation qu’elle ne pou­vait plus nier. Les tétons poin­taient fiè­re­ment, sen­sibles au moindre souffle.

Un silence lourd s’installa. Lucas la dévo­ra des yeux, Thomas sem­bla rete­nir son souffle. Émilie croi­sa les bras sous sa poi­trine, rele­vant invo­lon­tai­re­ment ses seins, offrant une vue encore plus géné­reuse.

« Vous êtes satis­faits, main­te­nant ? » deman­da-t-elle, la voix un peu rauque.

Lucas se pen­cha en avant. « Pas encore… mais on y vient. »

Thomas déglu­tit visi­ble­ment, ses yeux rivés sur la courbe de ses seins. « T’es… incroyable. »

Elle sen­tit une humi­di­té chaude se répandre entre ses cuisses, le string deve­nu sou­dain trop étroit. Elle ser­ra les jambes, essayant de cal­mer cette pul­sa­tion sourde qui mon­tait dans son bas-ventre.

« Bon, dit-elle en ramas­sant les cartes d’une main légè­re­ment trem­blante. Dernière chance pour vous. Parce que si je perds encore… »

Elle ne finit pas sa phrase. Ils savaient tous les trois ce qu’il res­tait.

Le feu cré­pi­tait. Le vin cou­lait moins, mais l’atmosphère était plus enivrante que jamais. Et Émilie, presque nue au milieu des deux hommes encore à moi­tié habillés, sen­tait que la soi­rée venait de bas­cu­ler dans quelque chose d’irréversible.

Chapitre 4 : Nue malgré elle

Émilie sen­tait son cœur battre à tout rompre dans sa poi­trine, un rythme sourd qui réson­nait jusque dans ses tempes. Elle était là, assise à la table de poker, seins nus offerts à la lumière dan­sante du feu, les bras croi­sés sous sa poi­trine comme un der­nier rem­part déri­soire. Le string noir en den­telle était tout ce qui lui res­tait, un minus­cule bout de tis­su qui cou­vrait à peine son mont de Vénus rasé et lais­sait devi­ner la courbe de ses fesses quand elle bou­geait.

Les deux hommes la regar­daient sans plus cher­cher à cacher leur désir. Lucas, torse nu lui aus­si, avait les pupilles dila­tées, un sou­rire pré­da­teur aux lèvres. Thomas, en jean et t‑shirt main­te­nant, ser­rait légè­re­ment les cartes entre ses doigts, comme s’il avait besoin de s’ancrer à quelque chose de concret.

« À toi de dis­tri­buer, Émi, » dit Lucas d’une voix plus grave qu’avant.

Elle ramas­sa le paquet d’une main trem­blante, ten­ta de se concen­trer. Il ne res­tait presque plus rien à enle­ver. Une perte de plus, et elle serait com­plè­te­ment nue devant eux. L’idée aurait dû la ter­ri­fier. Au lieu de ça, une cha­leur liquide pul­sait entre ses cuisses, ren­dant le string humide et col­lant.

Elle dis­tri­bua méca­ni­que­ment. Ses cartes : un roi et une dame de pique. Bonne main. Très bonne main. Elle misa avec assu­rance, relan­ça même quand Lucas sui­vit et que Thomas hési­ta.

Flop : roi de cœur, sept de pique, trois de trèfle.

Paire de rois. Elle sen­tit l’espoir renaître. Relança encore.

Turn : dame de cœur.

Double paire, rois et dames. Elle était presque sûre de gagner.

River : un huit de cœur.

Lucas se cou­cha avec un sou­rire énig­ma­tique. Thomas retour­na ses cartes len­te­ment : as et dix de cœur.

Couleur à l’as.

Émilie fixa la table une seconde, incré­dule. Puis elle écla­ta d’un rire ner­veux, presque hys­té­rique.

« Non mais… c’est pas pos­sible. Une cou­leur sur le river ? Encore ? »

Thomas eut un petit sou­rire déso­lé. « Je… je sais pas quoi dire. »

Lucas, lui, se pen­cha en avant, les coudes sur la table. « Allez, ma belle. Tu sais ce que ça veut dire. »

Elle déglu­tit. Ses mains des­cen­dirent len­te­ment vers ses hanches. Le string était si fin que deux doigts suf­firent à le faire glis­ser le long de ses cuisses. Elle se leva à moi­tié pour le faire pas­ser sur ses fesses, le tis­su effleu­rant sa peau sen­sible. Puis elle le lais­sa tom­ber sur le sol, près de ses autres vête­ments.

Et voi­là.

Complètement nue.

Son corps entier expo­sé sous leurs regards. Ses seins lourds aux tétons dur­cis comme des pointes roses. Son ventre plat, légè­re­ment creu­sé. Ses hanches rondes. Et entre ses jambes, son sexe épi­lé, les lèvres déjà gon­flées et lui­santes d’excitation mal­gré elle.

Elle se ras­sit len­te­ment, les jambes ser­rées, mais consciente que ça ne cachait plus grand-chose. Une goutte d’humidité cou­la même le long de l’intérieur de sa cuisse ; elle pria pour qu’ils ne la voient pas.

Un silence épais tom­ba sur la pièce. Seul le cré­pi­te­ment du feu osait encore faire du bruit.

Lucas fut le pre­mier à par­ler, la voix rauque : « Putain, Émilie… t’es… par­faite. »

Thomas, les yeux rivés sur elle, hocha la tête sans pou­voir arti­cu­ler un mot. Elle vit dis­tinc­te­ment la bosse qui défor­mait son jean, et celle, plus fami­lière, dans le pan­ta­lon de Lucas.

Elle ten­ta un sou­rire, mais il trem­bla sur ses lèvres. « Bon… ben… je suis à poil. Vous êtes contents ? »

Lucas rit dou­ce­ment. « Plus que tu l’imagines. »

Elle croi­sa les bras sur sa poi­trine, mais le geste ne fit que pres­ser ses seins l’un contre l’autre, accen­tuant leur ron­deur. Elle décroi­sa aus­si­tôt, vain­cue. À quoi bon ? Ils avaient tout vu main­te­nant.

« On conti­nue ? » deman­da-t-elle, essayant de reprendre le contrôle de sa voix.

Thomas dis­tri­bua machi­na­le­ment, mais plus per­sonne ne regar­dait vrai­ment les cartes. Les yeux de Lucas glis­saient sur ses seins, sur son ventre, sur l’ombre entre ses cuisses qu’elle essayait de cacher en ser­rant les jambes. Thomas, lui, fixait son visage, puis des­cen­dait mal­gré lui, comme hyp­no­ti­sé.

Émilie sen­tait son corps réagir mal­gré elle. Ses tétons étaient si durs qu’ils en deve­naient presque dou­lou­reux. Son cli­to­ris pul­sait, gon­flé, récla­mant une caresse. Elle bou­gea légè­re­ment sur sa chaise, et le contact du cuir froid contre ses fesses nues la fit fris­son­ner.

Elle per­dit la manche sui­vante – elle ne savait même plus contre quoi. Peu impor­tait. Le jeu n’était plus qu’un pré­texte.

Elle était nue. Vulnérable. Et pour­tant, jamais elle ne s’était sen­tie aus­si vivante.

Une pen­sée la tra­ver­sa, claire et brû­lante : ils la regardent comme si ils allaient me dévo­rer. Et bor­del… j’ai envie qu’ils le fassent.

Elle ins­pi­ra pro­fon­dé­ment, ten­ta de cal­mer le trem­ble­ment de ses cuisses. Sous la table, à l’abri des regards, elle écar­ta légè­re­ment les genoux. Juste un peu. Juste pour sen­tir l’air frais cares­ser son sexe trem­pé.

Personne ne dit rien. Mais elle savait qu’ils avaient remar­qué son souffle plus court, ses joues empour­prées.

Lucas posa ses cartes. « Une pause ? »

Elle secoua la tête. « Non. Continuez. »

Sa voix était plus basse, plus sen­suelle qu’elle ne l’aurait vou­lu.

Elle ne savait pas encore jusqu’où cette soi­rée allait la mener.

Mais elle savait, au fond d’elle, qu’elle ne vou­lait plus que ça s’arrête.

Chapitre 5 : Le plaisir de l’exposition

Le jeu conti­nuait, mais plus per­sonne n’y croyait vrai­ment. Les cartes tom­baient, les mises s’échangeaient, les jetons cli­que­taient mol­le­ment sur le tapis vert. Pourtant, les yeux de Lucas et de Thomas ne quit­taient presque plus Émilie. Elle était nue, entiè­re­ment nue, assise sur sa chaise comme si c’était la chose la plus natu­relle du monde, et pour­tant chaque mou­ve­ment – un croi­se­ment de jambes, un geste pour ramas­ser une carte – fai­sait naître un fris­son sur sa peau.

Elle avait per­du la der­nière manche sans même regar­der ses cartes. Peu impor­tait. Elle n’avait plus rien à enle­ver. Les gar­çons, eux, avaient encore leur pan­ta­lon et leurs sous-vête­ments. L’équilibre était rom­pu, et cette asy­mé­trie la ren­dait folle.

Sous la table, à l’abri du pla­teau en bois, ses cuisses étaient ser­rées l’une contre l’autre. Mais la pres­sion ne suf­fi­sait plus. Elle sen­tait son sexe gon­flé, trem­pé, les lèvres glis­santes d’excitation. Chaque fois qu’elle bou­geait, le cuir de la chaise col­lait légè­re­ment à ses fesses nues, un rap­pel cru de sa nudi­té.

Lucas dis­tri­bua une nou­velle main. Elle prit ses cartes sans les regar­der. Son esprit était ailleurs.

Elle écar­ta imper­cep­ti­ble­ment les genoux. Juste un peu. L’air frais cares­sa aus­si­tôt son inti­mi­té, fai­sant dur­cir encore plus son cli­to­ris. Un fris­son la tra­ver­sa.

Personne ne dit rien.

Elle posa ses cartes face cachée, fei­gnant l’intérêt. Puis, len­te­ment, comme si c’était un geste ano­din, elle glis­sa sa main droite sous la table. Ses doigts effleu­rèrent l’intérieur de sa cuisse, remon­tèrent dou­ce­ment, frô­lèrent la peau sen­sible juste à côté de son sexe.

Elle ins­pi­ra pro­fon­dé­ment, essayant de gar­der un visage neutre.

Lucas misa. Thomas sui­vit. Elle fit sem­blant de réflé­chir, hocha la tête pour suivre aus­si.

Ses doigts attei­gnirent enfin sa fente. Elle était brû­lante, trem­pée. Le simple contact de son index sur ses lèvres la fit tres­saillir. Elle mor­dit l’intérieur de sa joue pour ne pas gémir.

Elle com­men­ça à cares­ser, d’abord dou­ce­ment, en cercles lents autour de son cli­to­ris. Le plai­sir était immé­diat, presque violent après toute cette ten­sion accu­mu­lée. Ses hanches bou­gèrent légè­re­ment, un mou­ve­ment ins­tinc­tif qu’elle ne put répri­mer.

Lucas leva les yeux vers elle. Il remar­qua aus­si­tôt son souffle plus court, la rou­geur qui mon­tait à ses joues, la façon dont ses tétons poin­taient encore plus fort.

Un sou­rire lent éti­ra ses lèvres.

Thomas, concen­tré sur ses cartes, mit une seconde de plus à com­prendre. Puis il vit le regard de Lucas, sui­vit la direc­tion, et remar­qua le bras d’Émilie qui bou­geait sub­ti­le­ment sous la table, le léger balan­ce­ment de son épaule.

Il rou­git vio­lem­ment, mais ne détour­na pas les yeux.

Émilie accé­lé­ra le rythme. Deux doigts main­te­nant, glis­sant entre ses lèvres, effleu­rant son entrée avant de remon­ter vers son cli­to­ris. Elle était si mouillée que le bruit léger de ses caresses était presque audible dans le silence de la pièce.

Elle croi­sa le regard de Lucas. Il savait. Il avait tou­jours su lire son corps.

Elle ne s’arrêta pas. Au contraire. Elle écar­ta un peu plus les jambes, offrant à la pénombre sous la table un accès total à son plai­sir.

« T’as l’air… concen­trée, » mur­mu­ra Lucas d’une voix rauque.

Elle sou­rit, un sou­rire trem­blant, les yeux mi-clos.

« Très, » répon­dit-elle dans un souffle.

Thomas déglu­tit. Elle vit sa main des­cendre sous la table à son tour, ajus­ter dis­crè­te­ment la bosse évi­dente dans son jean.

Elle enfon­ça légè­re­ment un doigt en elle, étouf­fant un gémis­se­ment. Le plai­sir mon­tait vite, trop vite. Elle vou­lait ralen­tir, faire durer ce moment où elle était le centre abso­lu de leur atten­tion, mais son corps en déci­dait autre­ment.

« Émi… » souf­fla Thomas, la voix bri­sée.

Elle tour­na la tête vers lui. Ses yeux étaient rivés sur ses seins, sur ses tétons, puis des­cen­dirent plus bas, là où sa main dis­pa­rais­sait.

« Tu… tu fais quoi, là ? » deman­da-t-il, même s’il savait par­fai­te­ment.

Elle rit dou­ce­ment, un rire bas, sen­suel.

« Je pro­fite, » mur­mu­ra-t-elle. « J’ai per­du toutes les manches… alors je prends ce que je peux. »

Lucas posa ses cartes, se pen­cha en avant.

« Montre-nous. »

Ce n’était pas une ques­tion.

Émilie hési­ta une frac­tion de seconde. Puis, len­te­ment, elle écar­ta com­plè­te­ment les jambes sous la table. Elle remon­ta sa main, la posa sur le bord du pla­teau, lui­sante de son exci­ta­tion. Puis elle la redes­cen­dit, cette fois bien visible, entre ses cuisses ouvertes.

Elle se cares­sa ouver­te­ment main­te­nant. Deux doigts qui allaient et venaient dans son sexe trem­pé, le pouce sur son cli­to­ris. Ses hanches se sou­le­vaient légè­re­ment à chaque mou­ve­ment. Ses seins se balan­çaient au rythme de sa res­pi­ra­tion hale­tante.

Lucas et Thomas étaient hyp­no­ti­sés. Lucas avait déjà la main sur son entre­jambe, pres­sant son érec­tion à tra­vers le tis­su. Thomas ser­rait les accou­doirs de sa chaise, comme s’il lut­tait pour ne pas se tou­cher.

« Putain, Émi… » gro­gna Lucas. « T’es tel­le­ment belle comme ça. »

Elle accé­lé­ra. Le bruit de ses doigts dans sa mouille était main­te­nant clai­re­ment audible – un son humide, obs­cène, déli­cieux.

« Je… je vais jouir, » souf­fla-t-elle, les yeux dans ceux de son mari, puis dans ceux de Thomas.

« Vas‑y, » répon­dit Lucas d’une voix grave. « Jouis pour nous. »

Ce fut comme un déclen­cheur. Son corps se ten­dit, ses cuisses trem­blèrent, un gémis­se­ment rauque s’échappa de sa gorge. L’orgasme la tra­ver­sa vio­lem­ment, fai­sant trem­bler tout son corps. Elle conti­nua à se cares­ser pen­dant les vagues de plai­sir, pro­lon­geant la sen­sa­tion jusqu’à ce que ça devienne presque trop.

Quand elle reti­ra enfin sa main, elle était lui­sante, dégou­li­nante. Elle la posa sur la table, sans honte, res­pi­rant fort.

Le silence retom­ba, lourd, élec­trique.

Lucas se leva len­te­ment. Thomas l’imita, les yeux tou­jours fixés sur elle.

« Le jeu est fini, » dit Lucas.

Émilie sou­rit, encore trem­blante.

« Enfin, » mur­mu­ra-t-elle.

Chapitre 6 : L’abandon du jeu

Lucas fut le pre­mier à bou­ger. Il repous­sa sa chaise d’un geste lent, presque solen­nel, et se leva. Son pan­ta­lon ten­du par une érec­tion évi­dente, il le défit sans hâte, le lais­sa tom­ber au sol avec son boxer. Sa queue jaillit, dure, vei­née, déjà lui­sante à son extré­mi­té. Émilie la connais­sait par cœur, mais la voir ain­si, dres­sée pour elle sous les yeux d’un autre homme, fit mon­ter une nou­velle vague de cha­leur dans son ventre.

Thomas res­ta figé une seconde de plus, les yeux rivés sur le corps nu d’Émilie encore trem­blant des restes de son orgasme. Puis, comme tiré d’un rêve, il se leva à son tour. Ses mains trem­blaient légè­re­ment quand il reti­ra son t‑shirt, révé­lant un torse lisse et mus­clé, puis son jean et son cale­çon. Sa verge était plus longue que celle de Lucas, un peu plus fine, le gland déjà gon­flé et rouge.

Émilie les regar­da tous les deux, debout devant elle, com­plè­te­ment nus eux aus­si main­te­nant. Deux queues dures poin­tées vers elle, prêtes. Elle sen­tit sa bouche s’assécher et, en même temps, une nou­velle cou­lée d’humidité entre ses cuisses.

Lucas ten­dit la main.

« Viens. »

Elle se leva, les jambes un peu faibles. Le tapis vert était juste à côté, éta­lé sur la table basse. Lucas la gui­da dou­ce­ment jusqu’à lui, la fit s’agenouiller des­sus, puis s’allonger sur le dos. Le feutre était doux contre sa peau nue, presque cares­sant.

Thomas res­ta debout un ins­tant, comme s’il atten­dait une per­mis­sion. Lucas lui fit un signe de tête presque imper­cep­tible.

« Approche-toi. Elle en a envie. »

Émilie tour­na la tête vers Thomas, lui ten­dit la main. Il s’agenouilla à côté d’elle, hési­tant encore. Elle attra­pa dou­ce­ment sa queue, la ser­ra dans sa paume chaude. Il gémit aus­si­tôt, un son rauque qui la fit fris­son­ner.

Lucas s’installa de l’autre côté, à genoux près de sa tête. Il cares­sa son visage, glis­sa son pouce sur ses lèvres. Elle ouvrit la bouche, le suça dou­ce­ment, puis tour­na la tête pour prendre la verge de son mari entre ses lèvres.

Elle les suça tour à tour, len­te­ment d’abord, savou­rant le contraste. Lucas, plus épais, rem­plis­sait sa bouche, cognait dou­ce­ment contre sa gorge. Thomas, plus long, glis­sait jusqu’au fond sans effort, le goût légè­re­ment dif­fé­rent, plus salé. Elle alter­nait, une main sur l’un pen­dant qu’elle pom­pait l’autre avec sa bouche, les bruits humides et obs­cènes emplis­sant la pièce.

Lucas gro­gna, pas­sa une main dans ses che­veux.

« Regarde-la, Thomas. Regarde comme elle suce bien. »

Thomas, les yeux mi-clos, obser­vait la scène avec une fas­ci­na­tion presque dou­lou­reuse. Il cares­sa un sein d’Émilie, pin­ça dou­ce­ment un téton. Elle gémit autour de la queue de Lucas, le vibra­tion fai­sant sur­sau­ter son mari.

Puis Lucas se reti­ra dou­ce­ment de sa bouche, se pen­cha pour l’embrasser pro­fon­dé­ment, sa langue enva­his­sant sa bouche encore pleine du goût d’eux deux. Pendant ce temps, Thomas des­cen­dit le long de son corps, embras­sa son cou, ses seins, aspi­ra un téton entre ses lèvres pen­dant que sa main glis­sait entre ses cuisses.

Elle était trem­pée, dégou­li­nante. Ses doigts glis­sèrent sans résis­tance dans son sexe, deux d’un coup, puis trois. Elle cam­bra le dos, pous­sant un cri étouf­fé contre la bouche de Lucas.

« Elle est prête, » mur­mu­ra Thomas, la voix cas­sée.

Lucas sou­rit contre ses lèvres.

« Alors baise-la. »

Thomas hési­ta une der­nière frac­tion de seconde, puis se posi­tion­na entre ses jambes écar­tées. Il frot­ta son gland contre ses lèvres gon­flées, endui­sant sa queue de son jus, puis pous­sa len­te­ment.

Émilie gémit lon­gue­ment quand il entra en elle. Il était plus long que Lucas, la rem­plis­sait dif­fé­rem­ment, tou­chait des points qu’elle ne connais­sait pas. Il com­men­ça à bou­ger, d’abord dou­ce­ment, puis plus fort, ses hanches cla­quant contre les siennes.

Lucas, à côté, se cares­sait len­te­ment en les regar­dant. Il attra­pa la main d’Émilie, la posa sur sa propre queue pour qu’elle le branle pen­dant que Thomas la bai­sait.

Le tapis vert grin­çait sous eux à chaque coup de reins. Les seins d’Émilie rebon­dis­saient, ses gémis­se­ments deve­naient plus forts, plus déses­pé­rés.

« Plus fort, » souf­fla-t-elle à Thomas. « Baise-moi plus fort. »

Il obéit, la pilon­nant main­te­nant sans rete­nue, ses couilles cla­quant contre ses fesses. Elle sen­tit un nou­vel orgasme mon­ter, rapide, violent.

Lucas se pen­cha à son oreille.

« Jouis sur sa queue, ma ché­rie. Montre-lui comme tu jouis bien. »

Ce fut trop. Elle cria, son sexe se contrac­tant vio­lem­ment autour de Thomas, le ser­rant comme un étau. Il gro­gna, ralen­tit à peine, pro­lon­geant son plai­sir jusqu’à ce qu’elle tremble de par­tout.

Puis il se reti­ra dou­ce­ment, essouf­flé, sa queue lui­sante de ses jus.

Lucas prit sa place immé­dia­te­ment, sans lui lais­ser le temps de redes­cendre. Il la péné­tra d’un coup sec, la fai­sant hur­ler de plai­sir. Il la bai­sait plus fort, plus pos­ses­sif, comme pour rap­pe­ler qu’elle était d’abord à lui.

Thomas, à côté, se cares­sait en les regar­dant, les yeux rivés sur le spec­tacle de la queue de son meilleur ami qui entrait et sor­tait du sexe trem­pé d’Émilie.

Elle ten­dit la main vers lui, l’attira vers sa bouche. Il s’agenouilla près de sa tête, et elle le prit pro­fon­dé­ment, suçant avi­de­ment pen­dant que Lucas la mar­te­lait.

Les bruits étaient par­tout : chairs qui claquent, suc­cions humides, gémis­se­ments, gro­gne­ments. L’odeur du sexe emplis­sait la pièce.

Lucas accé­lé­ra encore.

« Je vais jouir, » gro­gna-t-il.

« En moi, » souf­fla-t-elle autour de la queue de Thomas. « Jouis en moi. »

Il pous­sa un der­nier coup puis­sant, se plan­ta au fond et se vida en longues pul­sa­tions chaudes. Elle sen­tit chaque jet, gémit autour de Thomas.

Quand Lucas se reti­ra, son sperme cou­la dou­ce­ment d’elle, tachant le tapis vert.

Thomas n’avait pas joui encore. Elle le regar­da, les yeux brillants.

« À toi main­te­nant. Où tu veux. »

Il hési­ta, puis se pla­ça entre ses jambes, frot­ta sa queue contre son sexe encore pal­pi­tant, mélan­geant le sperme de Lucas au sien.

Il la péné­tra len­te­ment, savou­rant la sen­sa­tion glis­sante, chaude, pleine du mélange.

Émilie enrou­la ses jambes autour de lui, l’attirant plus pro­fond.

« Baise-moi, Thomas. Fort. »

Il obéit, la pilon­nant avec une éner­gie nou­velle, comme libé­ré. Elle sen­tit un troi­sième orgasme mon­ter, plus lent, plus pro­fond.

Lucas, à côté, cares­sait ses seins, pin­çait ses tétons, mur­mu­rait des obs­cé­ni­tés à son oreille.

Thomas accé­lé­ra, ses coups deve­nant erra­tiques.

« Je vais… »

« Sur moi, » souf­fla-t-elle. « Sur mes seins. »

Il se reti­ra au der­nier moment, se bran­la rapi­de­ment et éja­cu­la en longs jets blancs sur sa poi­trine, son ventre, jusqu’à son cou. Elle frot­ta le sperme sur sa peau, savou­rant la cha­leur, l’odeur.

Ils s’effondrèrent tous les trois sur le tapis vert, essouf­flés, en sueur, col­lants.

Émilie, au milieu, un bras autour de cha­cun, sou­rit dans l’obscurité dan­sante du feu.

Le jeu était bel et bien fini.

Mais quelque chose de nou­veau venait de com­men­cer.

Chapitre 7 : L’apogée sur le tapis

Émilie était allon­gée sur le tapis vert, le corps lui­sant de sueur et de sperme, la poi­trine encore agi­tée de res­pi­ra­tions pro­fondes. Lucas et Thomas, à genoux de chaque côté d’elle, la regar­daient avec une faim qui n’avait pas dimi­nué. Leurs queues, encore à moi­tié dures, brillaient de ses jus et de leur propre semence.

Lucas pas­sa une main pos­ses­sive sur son ventre, éta­lant le sperme de Thomas sur sa peau chaude.

« Tu en veux encore ? » deman­da-t-il d’une voix grave, presque un gron­de­ment.

Émilie tour­na la tête vers lui, puis vers Thomas. Ses yeux brillaient d’un désir brut, presque ani­mal.

« Oui, » souf­fla-t-elle. « Je vous veux tous les deux. En même temps. »

Un silence char­gé sui­vit ses mots. Thomas déglu­tit, les yeux écar­quillés. Lucas sou­rit, un sou­rire car­nas­sier.

« Alors on va te don­ner ce que tu veux. »

Il l’aida à se redres­ser, puis à se mettre à quatre pattes sur le tapis. Ses seins pen­daient lour­de­ment, ses tétons frô­lant presque le feutre vert. Ses fesses rondes s’offrirent à eux, son sexe encore ouvert et dégou­li­nant du mélange de leurs jouis­sances pré­cé­dentes.

Lucas s’agenouilla der­rière elle. Il cares­sa ses fesses, écar­ta ses globes, expo­sant com­plè­te­ment son inti­mi­té. Son pouce effleu­ra son anus, encore vierge de ce soir, mais déjà lubri­fié par les fluides qui avaient cou­lé plus bas.

« Tu veux ça aus­si ? » mur­mu­ra-t-il.

Elle hocha la tête, inca­pable de par­ler. Un simple « oui » rauque s’échappa de sa gorge.

Thomas s’installa devant elle, à genoux. Sa queue, reve­nue à une dure­té impres­sion­nante, frô­lait ses lèvres. Elle l’ouvrit aus­si­tôt, le pre­nant pro­fon­dé­ment dans sa bouche, gémis­sant autour de lui quand Lucas com­men­ça à pous­ser len­te­ment contre son entrée arrière.

La sen­sa­tion était intense : la brû­lure, la plé­ni­tude, le plai­sir mêlé de dou­leur. Lucas avan­ça cen­ti­mètre par cen­ti­mètre, patient, lais­sant son corps s’habituer. Quand il fut com­plè­te­ment en elle, il res­ta immo­bile un ins­tant, savou­rant la cha­leur étroite qui l’enserrait.

Puis il com­men­ça à bou­ger.

Doucement d’abord, des va-et-vient lents qui la fai­saient gémir autour de la queue de Thomas. Celui-ci avait posé les mains dans ses che­veux, gui­dant légè­re­ment sa bouche, bai­sant son visage au même rythme que Lucas la pre­nait par der­rière.

Le tapis vert grin­çait sous leurs genoux. Les bruits étaient par­tout : le cla­que­ment humide des hanches de Lucas contre ses fesses, les suc­cions obs­cènes de sa bouche sur Thomas, les gémis­se­ments étouf­fés qui mon­taient de sa gorge.

Lucas accé­lé­ra. Ses mains agrip­paient ses hanches, lais­sant des marques rouges sur sa peau. Il la pilon­nait main­te­nant sans rete­nue, chaque coup fai­sant trem­bler son corps entier, fai­sant rebon­dir ses seins.

Thomas, encou­ra­gé par la scène, bai­sa sa bouche plus pro­fon­dé­ment, tou­chant le fond de sa gorge. Elle ne recu­lait pas. Au contraire. Elle vou­lait tout.

« Putain, elle est tel­le­ment ser­rée, » gro­gna Lucas à l’attention de Thomas.

« Sa bouche… » répon­dit Thomas dans un souffle. « Elle suce comme une folle. »

Émilie sen­tit un orgasme mon­ter, dif­fé­rent des pré­cé­dents. Plus pro­fond, plus total. Elle reti­ra sa bouche de Thomas juste le temps de crier :

« Ne vous arrê­tez pas ! Baisez-moi plus fort ! »

Lucas obéit, la mar­te­lant avec une vio­lence déli­cieuse. Une main glis­sa sous elle, trou­va son cli­to­ris, le pin­ça, le frot­ta en cercles rapides.

Thomas reprit sa bouche, plus bru­tal main­te­nant, tenant sa tête entre ses mains.

Elle explo­sa.

Son corps entier se convul­sa, son anus se contrac­tant vio­lem­ment autour de Lucas, son sexe ruis­se­lant sur les doigts de son mari. Elle hur­la autour de la queue de Thomas, des larmes de plai­sir cou­lant sur ses joues.

Lucas gro­gna, inca­pable de se rete­nir plus long­temps. Il se plan­ta au fond et jouit à nou­veau, rem­plis­sant son cul de jets chauds et puis­sants.

Thomas, sti­mu­lé par ses cris et ses contrac­tions, se reti­ra de sa bouche au der­nier moment. Il se bran­la rapi­de­ment, éja­cu­lant sur son visage, son cou, ses seins déjà tachés.

Mais ils n’en avaient pas fini.

Lucas se reti­ra dou­ce­ment, lais­sant un filet de sperme cou­ler le long de ses cuisses. Il la fit pivo­ter, l’allongea sur le dos. Thomas prit sa place entre ses jambes, la péné­tra d’un coup dans son sexe trem­pé et glis­sant, mélange de tout ce qu’ils avaient déjà dépo­sé en elle.

Lucas s’agenouilla au-des­sus de sa tête, lui offrit sa queue encore lui­sante de son cul. Elle la prit sans hési­ter, suçant avi­de­ment, goû­tant le mélange inter­dit.

Thomas la bai­sait avec une éner­gie déses­pé­rée, ses hanches cla­quant contre les siennes, ses couilles lourdes frap­pant ses fesses.

Lucas cares­sait ses seins, pin­çait ses tétons, mur­mu­rait des obs­cé­ni­tés.

« Regarde comme elle aime ça. Regarde comme elle est à nous ce soir. »

Un der­nier orgasme mon­ta en elle, plus lent, plus des­truc­teur. Elle cria autour de la queue de Lucas, son corps arqué comme un arc, ses ongles grif­fant le tapis.

Thomas jouit une deuxième fois, pro­fon­dé­ment en elle, ajou­tant sa semence à celle de Lucas.

Lucas, sti­mu­lé par ses cris, se bran­la rapi­de­ment et éja­cu­la sur ses seins, des jets épais qui recou­vrirent ses tétons dur­cis.

Ils s’effondrèrent enfin, tous les trois entre­mê­lés sur le tapis vert main­te­nant taché, col­lant, mar­qué de leur plai­sir.

Émilie, au milieu, le corps cou­vert de sperme, le sexe et l’anus pal­pi­tants, res­pi­rait dif­fi­ci­le­ment.

Elle tour­na la tête vers Lucas, puis vers Thomas.

Un sou­rire épui­sé, mais radieux, illu­mi­na son visage.

« J’ai per­du toutes les manches, » mur­mu­ra-t-elle d’une voix rauque. « Mais je crois que j’ai gagné la soi­rée. »

Lucas rit dou­ce­ment, l’embrassa ten­dre­ment.

Thomas, encore sous le choc, cares­sa sa joue.

« On a tous gagné, » dit-il sim­ple­ment.

Le feu dans la che­mi­née s’était réduit à des braises rou­geoyantes. Le tapis vert por­tait les traces de leur aban­don total.

Et aucun d’eux ne vou­lait que ça s’arrête là.

Chapitre 8 : Les lendemains qui chantent

Le feu dans la che­mi­née n’était plus qu’un tas de braises rou­geoyantes qui pro­je­taient une lumière douce et vacillante sur leurs corps entre­mê­lés. Émilie était au centre, allon­gée sur le tapis vert main­te­nant frois­sé et taché de leurs plai­sirs. Lucas, à sa gauche, pas­sait len­te­ment une main dans ses che­veux humides de sueur. Thomas, à sa droite, cares­sait pares­seu­se­ment le creux de sa hanche, comme s’il n’arrivait tou­jours pas à croire que tout cela était réel.

Aucun d’eux ne par­lait. Seuls leurs souffles, encore un peu courts, et le cra­que­ment occa­sion­nel d’une bûche rem­plis­saient la pièce.

Émilie tour­na la tête vers Lucas, cher­cha ses lèvres. Il l’embrassa dou­ce­ment, ten­dre­ment, un bai­ser qui n’avait plus rien de la fré­né­sie d’il y a quelques minutes. Puis elle se tour­na vers Thomas, posa une main sur sa joue et l’embrassa à son tour, plus timi­de­ment. Il répon­dit avec une dou­ceur presque émue, comme s’il crai­gnait de bri­ser quelque chose de fra­gile.

Quand ils se sépa­rèrent, elle sou­rit, les yeux mi-clos.

« Je crois que j’ai rare­ment autant per­du au poker, » mur­mu­ra-t-elle d’une voix rauque, encore char­gée de plai­sir.

Lucas rit dou­ce­ment contre son épaule. « Et pour­tant, t’as l’air sacré­ment gagnante. »

Thomas hocha la tête, un sou­rire timide aux lèvres. « C’était… je sais même pas quoi dire. Incroyable. »

Elle se redres­sa légè­re­ment sur un coude, regar­da leurs deux visages dans la pénombre. Lucas, son mari, celui avec qui elle par­ta­geait tout depuis des années. Thomas, l’ami de tou­jours, celui qu’elle avait tou­jours trou­vé beau sans jamais oser l’admettre vrai­ment. Et main­te­nant, ils étaient là, tous les trois, nus, col­lants, épui­sés, et pour­tant plus proches qu’ils ne l’avaient jamais été.

« Vous savez, » dit-elle dou­ce­ment, « j’ai vrai­ment pas tri­ché. J’ai juste… pas eu de chance. »

Lucas écla­ta d’un rire bas. « La pire série de mal­chance de l’histoire. »

« Ou la meilleure, » ajou­ta Thomas, les yeux dans les siens.

Elle sen­tit une cha­leur nou­velle mon­ter dans sa poi­trine – pas seule­ment du désir, mais quelque chose de plus pro­fond. De la com­pli­ci­té. De la ten­dresse. De la liber­té.

Elle se blot­tit contre Lucas, posa une jambe sur celle de Thomas, les reliant tous les trois.

« J’ai eu peur, au début, » avoua-t-elle. « Quand j’ai enle­vé le string. Je me suis dit que c’était trop, que j’allais regret­ter. Mais… »

Elle lais­sa la phrase en sus­pens, cares­sa dou­ce­ment le torse de son mari.

« Mais en fait, je me suis jamais sen­tie aus­si dési­rée. Aussi vivante. »

Lucas l’embrassa sur le front. « Tu étais magni­fique. Tu l’es tou­jours. »

Thomas, plus réser­vé, prit sa main et la ser­ra dou­ce­ment. « Merci, Émi. De m’avoir lais­sé… être là. »

Elle tour­na la tête vers lui, sou­rit. « Merci à toi d’avoir été là. »

Un silence confor­table s’installa à nou­veau. Dehors, le vent d’hiver souf­flait tou­jours contre les fenêtres, mais à l’intérieur, il fai­sait chaud. Trop chaud, même.

Émilie se redres­sa un peu plus, regar­da le désordre autour d’eux : les vête­ments épar­pillés, les verres de vin à moi­tié vides, les cartes aban­don­nées sur la table, le tapis vert mar­qué de traces blanches et humides.

Elle rit dou­ce­ment.

« On va devoir net­toyer tout ça demain. »

Lucas haus­sa les épaules. « Ou pas. On peut juste dire que c’est une œuvre d’art contem­po­rain. »

Thomas rit à son tour, un rire déten­du, libé­ré.

Elle se leva len­te­ment, les jambes encore trem­blantes. Son corps por­tait les marques de la soi­rée : des rou­geurs sur les hanches là où Lucas l’avait agrip­pée, des traces de sperme séché sur sa peau, ses lèvres légè­re­ment gon­flées. Elle ne fit rien pour se cou­vrir. Elle mar­cha jusqu’à la table, ramas­sa son string aban­don­né, le tint un ins­tant entre ses doigts, puis le lais­sa retom­ber avec un sou­rire.

« Je crois que je vais res­ter comme ça encore un peu, » dit-elle en reve­nant vers eux.

Elle s’allongea à nou­veau entre eux, nue, offerte, sereine.

Lucas pas­sa un bras autour de sa taille. Thomas posa une main sur sa cuisse.

« Une pro­chaine soi­rée poker ? » pro­po­sa Lucas d’un ton faus­se­ment inno­cent.

Émilie tour­na la tête vers lui, puis vers Thomas. Un éclat mali­cieux dan­sa dans ses yeux verts.

« Seulement si vous pro­met­tez de ne pas me lais­ser gagner trop faci­le­ment. »

Thomas rit. « Promis. »

Lucas l’embrassa dans le cou. « On va même faire en sorte que tu perdes encore plus vite. »

Elle fer­ma les yeux, un sou­rire satis­fait aux lèvres.

Dehors, la nuit d’hiver conti­nuait. Dedans, sur le tapis vert taché de leur pas­sion, trois corps enla­cés s’endormirent peu à peu, ber­cés par la cha­leur des braises et la cer­ti­tude tran­quille que cette soi­rée n’avait été que la pre­mière d’une longue série.

Auteur.e de l'histoire : Erotikadi

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