Ils sortirent du restaurant un peu après minuit. L’air de la nuit était doux, presque tiède, et les rues du centre-ville s’étaient déjà vidées. Elle tenait encore son verre de vin dans la tête : un rouge corsé qui lui avait laissé la bouche gourmande et le regard un peu plus brillant. Lui, il avait passé le bras autour de ses épaules en sortant, un geste simple, protecteur, presque marié. Elle sourit contre son épaule.
La voiture les attendait un peu plus loin, garée sous un lampadaire. Il ouvrit la portière passager pour elle, comme toujours. Elle s’assit, la jupe de soie noire glissant le long de ses cuisses. Il referma la portière doucement, contourna le véhicule et s’installa au volant. Le moteur démarra dans un ronronnement bas.
Ils roulèrent en silence les premières minutes. La radio murmurait une chanson lente. Elle posa la main sur son genou, juste pour le contact. Il posa la sienne par-dessus, et ses doigts glissèrent un instant entre les siens avant de remonter le long de sa cuisse.
— Tu es magnifique ce soir, murmura-t-il.
Elle tourna la tête vers lui. Le profil qu’elle connaissait par cœur, la mâchoire un peu tendue, les yeux fixés sur la route.
— Tu l’as déjà dit trois fois pendant le dîner.
— Parce que c’est vrai trois fois.
Sa main continua de monter, lentement, jusqu’à l’ourlet de la jupe. Il ne la releva pas encore. Il se contenta de caresser la peau nue juste au-dessus du genou, du bout des doigts, en cercles paresseux. Elle sentit le frisson monter le long de sa jambe.
— Continue, souffla-t-elle.
Il sourit sans quitter la route des yeux. Ses doigts s’aventurèrent un peu plus haut, sous le tissu maintenant, traçant la ligne intérieure de sa cuisse. La soie froissait doucement. Elle entrouvrit un peu les jambes, presque sans y penser.
— Tu sens comme tu es chaude déjà ? dit-il à voix basse.
Elle ne répondit pas tout de suite. Elle regardait les phares des rares voitures qui croisaient la leur. Sa main à lui avançait toujours, sans se presser, comme s’il avait toute la nuit. Quand ses doigts touchèrent le bord de sa culotte, elle inspira plus fort.
— J’ai passé le dîner à imaginer ce que je ferais de toi en sortant, continua-t-il. À quel point je voulais te toucher. Te sentir. Te faire mouiller juste avec ma voix.
Elle ferma les yeux une seconde. Sa main glissa sur la sienne, l’encourageant sans le pousser.
— Dis-moi.
Il ralentit légèrement, prit une sortie latérale. Ils quittaient le centre. Les immeubles se faisaient plus bas, les rues plus larges, moins éclairées.
— Je voulais te relever cette jupe sous la table. Te caresser pendant que tu essayais de parler normalement au serveur. Te sentir te contracter autour de mes doigts pendant que tu souriais.
Elle mordilla l’intérieur de sa lèvre. Sa respiration s’était déjà un peu accélérée. Ses doigts à lui glissèrent le long de la dentelle de sa culotte, de haut en bas, une seule fois, puis remontèrent.
— Et après ? demanda-t-elle, la voix un peu rauque.
— Après, je t’aurais emmenée quelque part. Quelque part où personne ne nous verrait vraiment… mais où on ne serait pas complètement seuls non plus.
Elle ouvrit les yeux. Il avait quitté la grande route. Ils roulaient maintenant le long d’une zone d’activités, des entrepôts sombres, un centre commercial fermé dont les enseignes étaient éteintes. Il tourna encore, passa derrière le bâtiment principal. Le parking s’étendait là, vaste, presque vide. Quelques lampadaires jetaient une lumière jaune et faible. Deux ou trois voitures stationnaient tout au fond, loin. Personne ne circulait.
Il s’arrêta au milieu d’une allée, un peu à l’écart des lumières directes, mais pas complètement dans l’ombre. Coupa le moteur. Le silence retomba, seulement interrompu par le tic-tac léger du refroidissement et le lointain bruit d’une avenue.
Il se tourna vers elle. Sa main était toujours sous sa jupe, immobile maintenant, juste posée contre la chaleur de sa cuisse.
— Viens là, dit-il doucement.
Elle se pencha vers lui. Le premier baiser fut tendre. Lèvres contre lèvres, sans langue encore, juste la pression chaude et familière. Il sentait le goût du vin et du rouge à lèvres qu’elle avait presque entièrement mangé. Sa main libre monta dans ses cheveux, les écarta de son visage, le caressa. Elle gémit tout bas dans sa bouche.
Le deuxième baiser s’ouvrit davantage. Sa langue effleura la sienne, chercha, trouva. Elle passa une main derrière sa nuque, l’attira plus près. Le levier de vitesse gênait un peu, mais ils s’arrangèrent. Il bascula légèrement vers elle, son corps se penchant au-dessus de la console centrale.
Ses doigts sous la jupe recommencèrent à bouger. Ils glissèrent le long de la culotte, sentirent l’humidité qui avait déjà imprégné le tissu. Il appuya doucement, juste au bon endroit, et elle frissonna.
— Déjà…, murmura-t-il contre ses lèvres.
— Tu parles trop bien, répondit-elle en souriant dans le baiser.
Il releva enfin la jupe. Lentement, pliant le tissu sur ses hanches, exposant les cuisses, le ventre, la fine dentelle noire. La lumière du parking entrait par les vitres, assez faible pour ne pas les rendre trop visibles de loin, assez présente pour qu’il voie la peau pâle de ses cuisses et le contraste de la culotte.
Il la regarda un instant, sans toucher. Juste regarder. Elle sentit son regard comme une caresse supplémentaire.
Puis ses doigts revinrent. Ils glissèrent sous l’élastique, du côté, tirèrent doucement le tissu sur le côté. Elle leva un peu le bassin pour l’aider. L’air frais du parking toucha sa peau mouillée. Elle frissonna.
Il posa deux doigts contre elle, sans entrer encore. Juste le contact, le glissement lent de haut en bas, recueillant l’humidité, l’étalant. Elle entrouvrit davantage les jambes. Une de ses mains agrippa le dossier du siège, l’autre resta sur son épaule.
— Regarde-moi, dit-il.
Elle ouvrit les yeux. Les siens étaient sombres, concentrés, presque tendres encore.
Il enfonça un doigt, lentement. Elle expira un long soupir. Il la sentit se refermer autour de lui, chaude, serrée. Il resta immobile un moment, juste à l’intérieur, la laissant s’habituer, ou plutôt savourer. Puis il recommença à bouger, de petits va-et-vient, le pouce cherchant le clitoris en même temps.
Elle pencha la tête en arrière contre l’appui-tête. Ses hanches bougèrent d’elles-mêmes, cherchant plus de pression. Il ajouta un deuxième doigt. Le son humide se fit plus net dans l’habitacle silencieux.
— Tu es tellement mouillée…, souffla-t-il. Juste pour moi.
— Pour toi, répéta-t-elle.
Il pencha de nouveau vers elle, l’embrassa pendant qu’il la doigtait. Les baisers étaient encore amoureux, longs, profonds, mais le rythme de sa main s’accélérait un peu. Elle gémissait dans sa bouche, de petits sons étouffés. Sa main libre descendit jusqu’à la sienne, posée sur son poignet, suivant le mouvement sans le diriger.
Dehors, une voiture passa au loin, sur la route qui longeait le parking. Les phares balayèrent un instant le bitume, loin d’eux. Aucun d’eux ne s’arrêta de bouger.
Il courba les doigts, trouva l’endroit qui la faisait toujours se contracter. Elle poussa un cri plus fort, étouffé contre sa joue. Ses jambes tremblaient légèrement. Il ralentit, la fit redescendre un peu, puis recommença, patient, précis.
— Je pourrais te faire jouir ici, murmura-t-il. Dans la voiture. Avec juste mes doigts. Et tu le voudrais.
Elle hocha la tête, incapable de parler clairement. Sa respiration était courte, saccadée. Le parfum de son excitation emplissait l’habitacle, mêlé à celui de son parfum et de la chaleur de leurs corps.
Il retira un instant ses doigts, les porta à sa bouche, les lécha lentement sous son regard. Elle le regarda faire, les lèvres entrouvertes. Puis il les replongea en elle, plus profondément cette fois, le pouce appuyant plus fermement.
Le temps s’étira. Il la doigtait avec une patience presque cruelle, changeant de rythme, de profondeur, de pression. Parfois il s’arrêtait complètement, la laissait au bord, l’embrassait tendrement pendant qu’elle gémissait de frustration. Puis il reprenait. Elle était trempée, le tissu de la jupe relevée collait un peu à ses cuisses. Ses hanches bougeaient en rythme avec sa main.
— Je t’aime comme ça, dit-il tout bas. Ouverte. Mouillée. À moi.
Elle ouvrit les yeux, le regarda. Dans la demi-pénombre, son visage était beau, concentré, désirant.
Une autre voiture passa, plus proche cette fois. Les phares éclairèrent brièvement l’intérieur de leur véhicule. Elle eut un mouvement de recul instinctif, mais il ne retira pas sa main. Il continua, plus lentement même, comme pour la défier doucement.
— Personne ne nous regarde, murmura-t-il. Et même s’ils regardaient…
Elle ne répondit pas. Elle se contenta de rouvrir un peu plus les jambes, de lever le bassin vers ses doigts. Le risque était là, présent, et il l’excitait autant que ses paroles.
Il pencha de nouveau vers elle, colla son front au sien. Ses doigts travaillaient maintenant avec un rythme plus régulier, plus exigeant. Elle sentait l’orgasme approcher, lentement, comme une vague qui montait de loin.
— Pas encore, souffla-t-il. Pas tout de suite.
Il ralentit encore. Elle gémit de protestation. Il sourit contre sa bouche.
— Je veux te sentir encore un moment. Juste comme ça. Avec mes doigts en toi. Ta jupe relevée. Dans cette voiture. Dans ce parking.
Elle hocha la tête, acceptant. Ses mains s’étaient crispées sur le siège et sur son bras. Sa respiration était devenue un souffle chaud et irrégulier.
Il continua longtemps. Beaucoup plus longtemps qu’elle n’aurait cru possible. Il la maintenait dans cet état de tension constante, la faisant monter, redescendre, remonter. De temps en temps il retirait ses doigts pour les glisser sur son clitoris seulement, en cercles lents, puis les replongeait en elle. Elle était perdue dans la sensation, dans le son de sa voix quand il lui parlait encore, dans la lumière jaune des lampadaires qui entrait par les vitres.
À un moment, elle ouvrit les yeux et regarda dehors. Le parking restait quasi désert. Une silhouette passa au loin, près des bâtiments, probablement un gardien ou un employé de nuit. Trop loin pour les voir clairement. Elle referma les yeux et se concentra de nouveau sur les doigts qui la pénétraient.
Il l’embrassa encore, plus profondément. Sa langue dans sa bouche, ses doigts en elle, le rythme de l’un et de l’autre se répondant. Elle sentait le tissu de son pantalon tendu contre sa hanche quand il se penchait. Elle voulait le toucher, mais il ne lui en laissait pas le temps. Il la gardait centrée sur sa propre sensation.
— Tu vas jouir pour moi, dit-il finalement, la voix plus grave. Ici. Maintenant. Avec ma main. Et tu vas rester ouverte après. Parce que je n’ai pas fini avec toi.
Elle ne put répondre. L’orgasme arriva enfin, long, profond, la faisant se cambre sur le siège, les cuisses tremblantes, un long gémissement s’échappant de sa gorge. Il continua de la doigter à travers, ralentissant juste assez pour prolonger, jusqu’à ce qu’elle se détende, haletante, les yeux mi-clos.
Il laissa ses doigts en elle encore un moment, puis les retira doucement. Il les essuya sur l’intérieur de sa cuisse, lentement, comme pour laisser une trace. Puis il lui releva un peu plus la jupe, l’arrangea pour qu’elle reste exposée.
Elle respirait encore fort. Il l’embrassa sur le front, tendrement.
— Regarde-toi, murmura-t-il.
Elle baissa les yeux. Jupe relevée jusqu’aux hanches, culotte tirée sur le côté, cuisses ouvertes, peau luisante. Dans la lumière du parking, elle était offerte, visible pour qui se serait approché assez près des vitres.
Il se rassit un peu plus droit, mais garda une main sur sa cuisse nue, caressant distraitement.
Dehors, le parking restait calme. Quelques phares passèrent au loin. Le silence entre eux était chargé, dense. Elle savait que ce n’était que le début. Elle le sentait dans la façon dont il la regardait encore, dans la tension qui n’avait pas quitté son corps à lui.
Elle passa une main sur son visage, encore un peu tremblante.
— On reste ici ? demanda-t-elle à voix basse.
Il sourit, un sourire un peu plus sombre, plus affamé.
— On reste ici un moment, oui.
Sa main recommença à glisser le long de sa cuisse, plus haut, vers l’endroit encore sensible. Elle entrouvrit de nouveau les jambes, sans résistance.
Le parking discret les enveloppait de sa lumière faible et de son silence. Et quelque part, au fond d’elle, elle savait déjà que la nuit ne s’arrêterait pas à ses doigts.
**********
Elle respirait encore un peu trop vite. La main de son mari restait posée sur l’intérieur de sa cuisse, chaude, possessive, les doigts traçant de petits cercles paresseux juste à côté de l’endroit encore sensible. La jupe relevée, la culotte tirée sur le côté, elle était restée offerte dans le silence du parking. La lumière jaune des lampadaires entrait par les vitres en nappes irrégulières, dessinant des ombres sur sa peau.
Il ne parlait plus. Il la regardait seulement, le regard sombre, satisfait, mais déjà recommençant à désirer. Ses doigts remontèrent un peu, effleurèrent de nouveau sa fente, recueillirent l’humidité qui s’écoulait encore d’elle. Elle frissonna, entrouvrit les jambes un peu plus, sans y penser.
C’est à ce moment-là qu’une silhouette apparut dans le rétroviseur latéral.
Un homme marchait le long de l’allée, lentement, les mains dans les poches d’un manteau sombre. Il n’était pas pressé. Il s’approchait de leur voiture comme s’il savait exactement où il allait. Son mari tourna légèrement la tête, regarda par la vitre côté conducteur, puis sourit très légèrement.
— Tiens…, murmura-t-il. Je ne pensais pas le voir ce soir.
Elle suivit son regard. L’homme s’arrêta à quelques mètres de la portière passager. Il n’était pas un inconnu. Elle l’avait déjà croisé deux ou trois fois, à des dîners, à une soirée chez des amis communs. Grand, épaules larges, regard direct. Il s’appelait Marc, elle s’en souvenait maintenant. Son mari le connaissait depuis des années.
Marc s’approcha davantage. Il s’arrêta juste à côté de la vitre, assez près pour voir à l’intérieur sans effort. La lumière du lampadaire le plus proche éclairait partiellement son visage. Il ne sourit pas tout de suite. Il regarda d’abord elle, sa jupe relevée, ses cuisses ouvertes, la main de son mari encore posée entre elles. Puis il regarda son mari.
Celui-ci baissa la vitre côté passager d’un geste lent, presque nonchalant. L’air frais du parking entra d’un coup, plus vif contre sa peau exposée. Elle sentit le frisson lui parcourir le ventre.
— Vous êtes discrets, dit Marc d’une voix basse, un peu rauque. J’ai reconnu la voiture.
Son mari ne retira pas sa main. Au contraire, il laissa ses doigts glisser de nouveau le long de sa fente, lentement, ostensiblement.
— On ne cherchait pas particulièrement à l’être, répondit-il.
Marc pencha légèrement la tête, regarda de plus près. Ses yeux s’attardèrent sur la culotte tirée de côté, sur la peau luisante, sur les doigts qui continuaient de bouger. Elle sentit son regard comme une seconde paire de mains. Une chaleur nouvelle monta entre ses jambes.
— Elle est magnifique comme ça, dit Marc simplement.
Son mari acquiesça d’un mouvement de menton.
— Elle l’est toujours. Mais là… oui.
Il retira enfin ses doigts, les porta à sa bouche une seconde, puis se rassit un peu plus droit, laissant le champ libre. Sa main revint seulement sur le haut de sa cuisse, caressant distraitement.
Marc resta un moment immobile, puis s’approcha encore. Il posa une main sur le cadre de la portière, l’autre resta le long de son corps. Ses doigts, longs, un peu rudes, s’avancèrent lentement à travers la vitre ouverte. Ils touchèrent d’abord l’extérieur de sa cuisse, juste au-dessus du genou. La peau contre la peau. Elle sursauta légèrement, non de peur, mais de la nouveauté du contact.
Son mari la regardait. Il ne disait rien. Il observait seulement, les yeux sombres, une main posée sur son propre genou, les doigts légèrement crispés.
Les doigts de Marc remontèrent. Lentement. Ils suivirent la ligne intérieure de sa cuisse, s’arrêtèrent un instant à quelques centimètres de son sexe, puis continuèrent. Ils touchèrent le bord de la culotte, tirée sur le côté, puis la peau nue, chaude, encore humide. Il ne pénétra pas. Il se contenta de caresser, du bout des doigts, de haut en bas, recueillant l’humidité, l’étalant.
Elle gémit tout bas. Le son sortit malgré elle.
— Touche-toi, dit son mari d’une voix calme, presque douce. Pendant qu’il te regarde. Pendant qu’il te touche.
Elle hésita une seconde. Puis sa propre main descendit. Elle glissa sous la jupe relevée, trouva son clitoris, déjà gonflé, hypersensible. Elle commença à se caresser en petits cercles lents, pendant que les doigts de Marc continuaient de glisser le long de sa fente, sans entrer, juste le contact, la pression légère.
Le contraste était troublant. La main familière de son mari sur sa cuisse, la main inconnue qui la caressait à travers la vitre, et la sienne qui se masturbait sous leurs deux regards. L’air frais du parking caressait sa peau exposée. Une voiture passa au loin, sur la route qui longeait le parking. Les phares balayèrent un instant le bitume, loin d’eux. Personne ne s’arrêta.
Marc pencha un peu plus le buste. Ses doigts s’aventurèrent davantage. Un d’eux s’enfonça lentement en elle, juste la première phalange, puis se retira, puis revint. Elle serra les muscles autour de lui par réflexe. Il sourit pour la première fois, un sourire bref, concentré.
— Elle est trempée, dit-il à son mari, sans quitter des yeux ce qu’il faisait.
— Je sais. Je viens de la faire jouir.
Marc ajouta un deuxième doigt. Il la pénétra plus profondément, avec une lenteur calculée, pendant qu’elle continuait de se caresser. Le rythme de sa propre main s’accéléra un peu. Les sons humides de ses doigts à lui se mêlaient à ceux de sa masturbation. Son mari observait tout, sans bouger d’abord. Puis sa main glissa de sa cuisse jusqu’à son ventre, caressa la peau nue sous la jupe, monta jusqu’à un sein, le pétrit doucement à travers le tissu de son haut.
Elle était prise entre les deux. Les doigts de Marc en elle, sa propre main sur son clitoris, la main de son mari sur son sein. Les regards des deux hommes sur elle. Le parking silencieux autour d’eux. La vitre ouverte qui laissait entrer l’air et le regard.
— Plus fort, murmura son mari près de son oreille. Touche-toi plus fort. Je veux te voir jouir pendant qu’il t’a dans les doigts.
Elle obéit. Ses cercles devinrent plus rapides, plus appuyés. Marc accentua le mouvement de sa main, courba les doigts, trouva le point qui la faisait toujours se contracter. Elle gémit plus fort. Sa tête bascula en arrière contre l’appui-tête. Ses hanches bougèrent d’elles-mêmes, cherchant plus de profondeur.
Son mari pencha le visage vers le sien, l’embrassa. Un baiser profond, langoureux, pendant que l’autre homme la doigtait. Elle gémissait dans sa bouche. Sa main libre agrippa le poignet de son mari, le serra.
Marc retira un instant ses doigts, les regarda luire dans la lumière faible, puis les replongea en elle, plus exigeants. Sa main libre reposait maintenant sur le haut de la portière, stable. Il ne se pressait pas. Il explorait, sentait, regardait les réactions de son corps.
Une autre voiture passa, plus proche cette fois. Les phares éclairèrent brièvement l’intérieur de leur véhicule. Elle eut un mouvement de pudeur instinctif, voulut refermer les jambes, mais son mari posa une main ferme sur sa cuisse, la maintenant ouverte.
— Non, dit-il doucement. Reste comme ça. Laisse-le te voir.
Elle resta ouverte. Les phares s’éloignèrent. Le silence revint.
Marc continua. Ses doigts allaient et venaient avec un rythme régulier, profond. Elle se masturbait de plus en plus vite. L’orgasme montait, différent de celui d’avant, plus exposé, plus sale d’une certaine façon. Elle sentait le regard des deux hommes comme une chaleur supplémentaire sur sa peau.
— Elle va jouir, dit Marc d’une voix basse, presque clinique.
— Oui, répondit son mari. Laisse-la.
Il retira sa main de son sein, la posa sur la sienne qui se caressait, guida un instant ses doigts, puis la laissa faire. Ses lèvres restèrent près de son oreille.
— Jouis pour nous, murmura-t-il. Devant lui. Avec ses doigts en toi.
Elle ne put retenir le cri. L’orgasme la traversa en vague longue, puissante. Ses muscles se contractèrent autour des doigts de Marc, ses hanches se soulevèrent du siège, un long gémissement s’échappa de sa gorge. Elle continua de se caresser à travers, jusqu’à ce que la sensation devienne trop intense. Alors seulement elle ralentit, haletante, le corps encore secoué de petits tremblements.
Marc laissa ses doigts en elle encore quelques secondes, sentant les contractions s’affaiblir. Puis il les retira lentement. Il les regarda un instant, humides, avant de les essuyer distraitement sur le tissu de sa propre cuisse, à l’intérieur de la voiture.
Elle respirait fort. Ses yeux étaient mi-clos. La jupe toujours relevée, la culotte toujours tirée, elle restait exposée, luisante, offerte au regard des deux hommes et à la lumière faible du parking.
Son mari lui caressa la joue, tendrement.
— Bien…, murmura-t-il. Très bien.
Marc restait penché à la vitre. Son regard allait de son visage à son sexe exposé, puis revenait. Il ne demandait rien encore. Il attendait.
Son mari passa une main dans les cheveux de sa femme, les écarta de son front humide.
— Tu veux qu’il continue ? demanda-t-il tout bas, pour elle seule.
Elle ouvrit les yeux, le regarda. Puis elle regarda Marc. Le désir était là, clair, dans le regard de l’autre homme. Et dans le sien aussi, maintenant qu’elle avait joui sous ses doigts.
Elle hocha lentement la tête.
Son mari sourit. Un sourire plus sombre, plus affirmé.
— Sors de la voiture, dit-il alors, d’une voix calme mais qui ne souffrait pas de discussion.
Marc recula d’un pas pour lui laisser la place. La portière s’ouvrit. L’air du parking l’entoura complètement. Elle mit un pied dehors, puis l’autre. La jupe retomba un instant, puis son mari la releva de nouveau dès qu’elle fut debout, l’obligeant à rester exposée.
Marc la regardait debout maintenant, dans la lumière jaune. Son mari ferma la portière derrière elle, puis l’autre, et s’approcha.
La nuit autour d’eux restait calme. Quelques phares passaient au loin. Le parking discret les tenait dans sa semi-obscurité protectrice et exposante à la fois.
Elle savait déjà ce qui allait suivre.
**********
Elle se tenait debout à côté de la voiture, la jupe relevée jusqu’aux hanches par les mains de son mari. L’air du parking était plus frais qu’à l’intérieur, et il lui caressait la peau exposée comme une seconde paire de doigts. Marc se tenait à deux pas, les mains toujours dans les poches de son manteau, le regard fixé sur elle. La lumière jaune d’un lampadaire proche dessinait des ombres sur le bitume et sur les courbes de son corps.
Son mari se plaça derrière elle. Une main s’enfonça dans ses cheveux, les tira doucement en arrière pour lui faire relever le visage. L’autre main glissa le long de son ventre, descendit, trouva de nouveau son sexe encore humide et sensible. Il la caressa un instant, juste pour la sentir se contracter sous ses doigts, puis retira sa main.
— Contre le capot, dit-il simplement.
Il la guida. Elle avança de quelques pas. Le métal du capot était encore tiède du moteur. Il la pencha en avant. Ses mains s’appuyèrent sur la surface lisse et froide. La jupe fut relevée plus haut encore, jusqu’à la taille. La culotte, déjà tirée sur le côté, fut descendue le long de ses cuisses, puis de ses chevilles. Il l’aida à en sortir un pied, puis l’autre. Elle se retrouva entièrement nue du bas, les jambes légèrement écartées, le buste penché, le visage tourné vers le côté.
Marc s’approcha. Il ne touchait toujours pas. Il regardait seulement. Son mari, derrière elle, dénoua sa ceinture, ouvrit son pantalon. Elle entendit le bruit du tissu, le son sourd de sa verge déjà dure qui fut libérée. Il s’approcha, posa le gland contre son entrée trempée, frotta lentement de haut en bas, s’enduisant de son excitation.
— Regarde-le pendant que je te prends, ordonna-t-il à voix basse.
Elle tourna la tête. Ses yeux rencontrèrent ceux de Marc. L’autre homme avait sorti les mains de ses poches. Une d’elles reposait maintenant sur la portière de la voiture, l’autre le long de son corps. Son regard était concentré, affamé, mais patient.
Son mari s’enfonça d’un seul mouvement lent et profond. Elle poussa un gémissement long, le front presque contre le capot. Il la remplissait complètement, la chaleur et la dureté d’une familiarité qu’elle connaissait par cœur. Il resta immobile un instant, enterré jusqu’à la garde, puis commença à bouger. Des coups de reins réguliers, profonds, qui faisaient claquer légèrement sa peau contre la sienne.
Marc la regardait se faire baiser. Elle le regardait le regarder. Chaque fois que son mari s’enfonçait, elle sentait le regard de l’autre homme sur son visage, sur ses seins qui bougeaient sous le tissu de son haut, sur l’endroit où les corps se rejoignaient. Le parking restait silencieux autour d’eux. Une voiture passa au loin, sur la route latérale. Les phares balayèrent un instant le bitume, trop loin pour les distinguer clairement. Personne ne ralentit.
Son mari accéléra un peu. Une main s’était posée sur sa hanche, l’autre dans le bas de son dos, le maintenant penché. Les coups devenaient plus secs, plus insistants. Elle gémissait à chaque impact, les sons s’échappant librement dans l’air ouvert du parking. Marc s’approcha encore d’un pas. Il était maintenant assez près pour que, s’il avait tendu le bras, il aurait pu la toucher. Il ne le fit pas encore. Il regardait seulement, la mâchoire un peu serrée.
— Tu l’excites, murmura son mari près de son oreille, sans ralentir. Tu sens comme il te regarde ? Comme il a envie de prendre ta place ?
Elle ne put répondre clairement. Un gémissement plus fort lui servit de réponse. Son mari sourit contre sa nuque, mordilla la peau, puis se redressa un peu et continua de la prendre avec un rythme plus soutenu. Le capot vibrait légèrement sous les impacts. Ses seins frottaient contre le métal à travers le tissu. Ses jambes tremblaient déjà un peu.
Au bout d’un moment, son mari ralentit, puis s’arrêta, toujours enfoncé en elle. Il se retira lentement, la laissant vide et ouverte. Elle resta penchée, respirant fort, attendant.
— À toi, dit-il simplement à Marc.
Marc n’hésita pas. Il s’approcha derrière elle. Elle entendit le bruit d’une braguette, le froissement d’un tissu. Puis une main différente se posa sur sa hanche. Plus large, plus ferme. Le gland d’une autre verge se pressa contre elle, plus épais peut-être, ou simplement inconnu. Il s’enfonça d’un mouvement contrôlé, profond. Elle poussa un cri plus aigu. La sensation était différente. L’angle, la taille, la façon dont il la tenait. Son mari s’était déplacé sur le côté. Il la regardait maintenant se faire prendre par l’autre, une main posée sur le capot près de la sienne, l’autre le long de son propre corps, sa verge encore brillante de son excitation à elle, toujours dure.
Marc la prit avec un rythme plus lent au début, comme pour savourer. Chaque va-et-vient était ample, profond. Il la regardait de temps en temps par-dessus son épaule, ou baissait les yeux pour voir où il disparaissait en elle. Son mari, lui, ne quittait pas son visage des yeux. Il lui caressait parfois la joue, lui repoussait une mèche de cheveux collée par la transpiration, l’embrassait brièvement quand elle tournait assez la tête.
— Plus fort, dit son mari à Marc, d’une voix calme. Elle aime ça.
Marc obéit. Les coups de reins devinrent plus secs, plus rapides. Le bruit de peau contre peau résonna un peu plus fort dans le parking quasi vide. Elle gémissait sans retenue maintenant, le front contre le métal tiède, les mains crispées sur le capot. Une voiture passa plus près. Les phares éclairèrent un instant le côté de leur véhicule. Elle eut un sursaut, mais ni l’un ni l’autre ne s’arrêtèrent. Marc continua de la baiser sous la lumière passagère, et son mari resta à côté, regardant, participant de sa présence seule.
Quand Marc se retira, elle resta un instant penchée, ouverte, le souffle court. Son mari s’approcha de nouveau, la pencha un peu plus, et la reprit à son tour. Cette fois les coups furent plus durs, presque punitifs, comme s’il reprenait possession. Elle cria. Marc, à côté, s’était mis à se caresser lentement en les regardant.
Cela dura longtemps. Ils se relayèrent encore une fois. Son mari, puis Marc, puis son mari encore. Elle fut baisée contre le capot jusqu’à ce que ses jambes menacent de céder, jusqu’à ce que ses gémissements deviennent presque des sanglots de plaisir. À un moment, son mari se retira complètement et la redressa doucement.
— À quatre pattes maintenant, dit-il. Entre les portières.
Il ouvrit les deux portières avant. L’espace entre elles formait une sorte de cadre étroit. Elle s’agenouilla sur le bitume, le dos tourné à la voiture, puis se mit à quatre pattes comme on le lui demandait. La jupe, toujours relevée, lui retombait un peu sur le bas du dos. Son mari la tira plus haut encore, l’obligeant à rester entièrement exposée. Marc se plaça devant elle. Son mari derrière.
Elle leva le visage. Marc tenait déjà sa verge devant sa bouche. Elle l’ouvrit. Il s’enfonça lentement, jusqu’à ce qu’elle sente le gland contre le fond de sa gorge. En même temps, son mari s’agenouilla derrière elle et la pénétra de nouveau d’un coup sec. Elle gémit autour de la verge de Marc. Le son fut étouffé, humide.
Ils la prirent ainsi, à deux. L’un dans sa bouche, l’autre en elle. Le rythme n’était pas parfaitement synchronisé. Parfois Marc s’enfonçait plus profondément pendant que son mari ralentissait. Parfois c’était l’inverse. Elle était prise entre les deux, utilisée, offerte, à quatre pattes sur le bitume d’un parking presque vide, sous la lumière jaune des lampadaires.
Des voitures passaient de temps en temps au loin. Une fois, une plus proche. Les phares balayèrent brièvement leur groupe. Elle sentit le frisson du risque lui parcourir le dos, mais ni l’un ni l’autre ne s’arrêtèrent. Son mari la tenait par les hanches, la ramenant à chaque coup contre lui. Marc avait une main dans ses cheveux, guidant le mouvement de sa tête.
Au bout d’un moment, ils changèrent. Son mari se retira et vint devant elle. Marc passa derrière. La verge de son mari, familière, glissa entre ses lèvres. Celle de Marc, plus épaisse, s’enfonça en elle. Elle ferma les yeux. Les sensations se superposaient : le goût de l’un, la profondeur de l’autre, les mains sur ses hanches et dans ses cheveux, le bitume sous ses genoux, l’air frais sur sa peau nue.
Ils continuèrent longtemps. Parfois ils s’arrêtaient un instant, la laissaient respirer, lui caressaient le visage ou le dos, puis recommençaient. Elle les suçait à tour de rôle, les prenait en elle à tour de rôle. Ses genoux faisaient mal contre le sol. Sa mâchoire était fatiguée. Son sexe était hypersensible, trempé, ouvert. Elle était perdue dans la sensation, dans le fait d’être utilisée sous le regard possible de n’importe qui qui aurait pu s’approcher.
Finalement, Marc fut le premier. Il se retira de sa bouche, se redressa un peu, et jouit sur son visage. Des jets chauds lui rayèrent la joue, les lèvres, le menton. Elle ferma les yeux, laissa faire. Son mari, derrière, accéléra encore, la prit plus fort, plus profond, puis se retira à son tour et vint devant. Il jouit lui aussi sur son visage, ajoutant sa semence à celle de l’autre. Elle resta à genoux, à quatre pattes, le visage levé, les yeux fermés, sentant le sperme couler lentement le long de ses joues, de ses lèvres, goutter sur le sol.
Ils restèrent un moment ainsi. Son mari lui caressa les cheveux, presque tendrement. Marc s’était redressé, rajustait déjà ses vêtements. Autour d’eux, le parking était toujours aussi calme. Une dernière voiture passa au loin.
Son mari s’agenouilla un instant à côté d’elle. Il lui releva encore un peu plus la jupe, s’assura qu’elle restait bien exposée. Puis il lui parla tout bas, près de l’oreille.
— Reste comme ça un moment. Juste comme ça.
Elle obéit. À genoux, le visage plein de sperme, la jupe relevée jusqu’à la taille, le sexe encore ouvert et luisant, visible sous la lumière faible des lampadaires. Les deux hommes se tenaient debout près d’elle, la regardant. Le silence du parking les entourait. Des phares passèrent encore une fois, au loin.
Elle resta ainsi, exposée, offerte, le visage marqué, pendant que la nuit continuait autour d’eux.






