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Une soirée de gages interdits entre couples

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Chapitre 1 : L’invitation et les présentations

La soi­rée s’annonçait comme une de ces nuits où l’on sent, dès le seuil fran­chi, que quelque chose d’inhabituel va se pro­duire. L’appartement de Clara et Lucas, au der­nier étage d’un immeuble ancien du centre-ville, bai­gnait dans une lumière chaude et tami­sée. Clara, une rousse flam­boyante aux courbes géné­reuses et au rire com­mu­ni­ca­tif, avait tout orga­ni­sé avec son éner­gie habi­tuelle. À trente-deux ans, elle était de celles qui n’ont pas peur de dire ce qu’elles pensent, ni de pro­po­ser des idées un peu folles. Délurée, pro­vo­ca­trice, elle ado­rait voir les visages s’illuminer ou rou­gir quand elle lan­çait une sug­ges­tion osée. Lucas, son com­pa­gnon, grand, ath­lé­tique, le regard mali­cieux, par­ta­geait ce goût pour l’excitation. Candauliste dis­cret mais assu­mé, il pre­nait un plai­sir pro­fond à ima­gi­ner Clara au centre de l’attention, libre et dési­rée.

Les pre­miers invi­tés arri­vèrent à vingt heures pile : Léa et Tom. Léa, une brune aux yeux verts et à la sil­houette fine, était la plus réser­vée du groupe. À vingt-neuf ans, elle tra­vaillait comme illus­tra­trice free­lance et pré­fé­rait les soi­rées tran­quilles aux sor­ties trop bruyantes. Ce soir, elle por­tait une robe fluide noire qui sou­li­gnait sa timi­di­té natu­relle ; elle ser­ra Clara dans ses bras avec un sou­rire un peu cris­pé, déjà consciente que la soi­rée ris­quait de sor­tir des sen­tiers bat­tus. Tom, son mari, un homme solide aux che­veux châ­tains courts et à l’allure sérieuse, la sui­vait de près. Ingénieur de for­ma­tion, il avait une légère pointe de jalou­sie en lui – pas pos­ses­sive, mais assez vive pour qu’il hésite par­fois devant les idées trop auda­cieuses. Pourtant, il aimait pro­fon­dé­ment Léa et savait que, par­fois, la pous­ser dou­ce­ment hors de sa zone de confort la ren­dait plus rayon­nante. Il salua Lucas d’une poi­gnée de main franche, posant la bou­teille de vin rouge qu’ils avaient choi­sie avec soin.

Dix minutes plus tard, la son­nette reten­tit à nou­veau. Camille et Julien entrèrent en riant. Camille, blonde aux formes har­mo­nieuses, au sou­rire franc et à la voix posée, incar­nait l’équilibre par­fait. Professeure de yoga, elle avait cette séré­ni­té qui apaise les ten­sions et cette ouver­ture d’esprit qui rend tout pos­sible sans excès. Elle embras­sa Clara avec cha­leur et dépo­sa sur la table basse un pla­teau de tapas mai­son. Julien, grand brun décon­trac­té, tatouage dis­cret sur l’avant-bras, était le moteur de l’amusement. Il aimait taqui­ner, rire fort, trans­for­mer une soi­rée ordi­naire en sou­ve­nir mémo­rable. “Alors, on va enfin faire quelque chose d’interdit ce soir ?”, lan­ça-t-il en ser­rant la main de Lucas, qui répon­dit par un sou­rire com­plice.

Le salon était idéal pour ce genre de soi­rée : un grand cana­pé en L, des cous­sins moel­leux jetés au sol, des lampes à lumière douce, une play­list jazz-élec­tro en fond sonore. Sur la table basse, des bou­teilles de vin blanc frais et rouge cor­sé, des verres à pied, des olives, du jam­bon ibé­rique et des dips pré­pa­rés par Clara.

Ils s’installèrent en cercle natu­rel, verres en main. Les conver­sa­tions démar­rèrent dou­ce­ment, puis Clara, fidèle à elle-même, fit mon­ter la tem­pé­ra­ture en racon­tant une anec­dote d’un fes­ti­val en Croatie où elle et Lucas avaient dan­sé jusqu’à l’aube dans une ambiance très… libé­rée. “Il y avait une éner­gie incroyable, per­sonne ne se cachait, tout le monde assu­mait ses envies”, dit-elle avec un clin d’œil. Léa rou­git immé­dia­te­ment, bais­sant les yeux vers son verre, mais un sou­rire timide naquit sur ses lèvres. Tom posa une main pro­tec­trice sur sa cuisse, sen­tant une légère cris­pa­tion en lui. Camille rit dou­ce­ment : “Tant que tout le monde est d’accord, ça ne peut qu’être enri­chis­sant.” Julien leva son verre : “Exactement ! On vit trop dans nos petites bulles.”

Lucas, sen­tant le moment venu, se leva pour res­ser­vir tout le monde. “Justement, on avait envie de pro­po­ser quelque chose pour pimen­ter la soi­rée. Un jeu de gages, en trois tours pro­gres­sifs.” Il expli­qua les règles avec un enthou­siasme conte­nu : un jeu de cartes mai­son, chaque carte cor­res­pon­dant à un gage. Le pre­mier tour res­te­rait soft – enle­ver un vête­ment soi-même, en enle­ver un à quelqu’un d’autre, ou un joker qui oblige tout le monde à se désha­biller d’une couche. “On com­mence dou­ce­ment, pro­mis”, ajou­ta-t-il, mais ses yeux brillaient déjà à l’idée de ce qui pour­rait suivre.

Léa écar­quilla légè­re­ment les yeux. “On… est vrai­ment obli­gés ?” deman­da-t-elle d’une voix douce. Tom ser­ra un peu plus sa main, par­ta­gé entre son ins­tinct pro­tec­teur et une curio­si­té qu’il n’osait pas encore s’avouer. Julien écla­ta de rire : “Allez, c’est juste pour rire ! Et si ça devient trop, on arrête net.” Camille hocha la tête en sou­tien, et Clara conclut avec son sou­rire irré­sis­tible : “Tout sera consen­suel, à 100 %. Et qui sait… on pour­rait tous décou­vrir quelque chose de nou­veau sur nous-mêmes ce soir.”

Les rires reprirent, un peu plus ner­veux cette fois. Clara obser­va le groupe avec satis­fac­tion, déjà impa­tiente de voir les corps se dévoi­ler len­te­ment. Lucas sen­tait une cha­leur fami­lière mon­ter à l’idée de Clara offerte aux regards. Tom lut­tait inté­rieu­re­ment contre cette petite pointe de jalou­sie qu’il connais­sait bien, tout en se disant que ce n’était qu’un jeu. Léa, mal­gré sa timi­di­té, sen­tait une curio­si­té étrange l’effleurer. Camille et Julien, eux, étaient déjà prêts à plon­ger.

Clara leva son verre une der­nière fois : “À nous, et à tout ce qui va suivre !” Tous trin­quèrent. L’air du salon sem­blait sou­dain plus dense, char­gé d’une pro­messe encore infor­mu­lée. Le jeu n’avait pas com­men­cé que l’atmosphère vibrait déjà d’une élec­tri­ci­té sub­tile, comme avant un orage d’été.

Chapitre 2 : Le début du jeu

Les verres étaient presque vides, l’atmosphère du salon avait pris une teinte plus dense, plus chaude. Clara, assise en tailleur sur un grand cous­sin au sol, attra­pa la boîte de cartes qu’elle avait pré­pa­rée avec soin. Des cartes noires mates, lettres dorées, un desi­gn sobre qui mas­quait la pro­gres­sion inévi­table vers l’interdit. Elle secoua la boîte avec un sou­rire mali­cieux.

« Prêts pour le pre­mier tour ? » deman­da-t-elle en regar­dant cha­cun tour à tour. Un mur­mure d’approbation par­cou­rut le cercle. Léa bais­sa légè­re­ment les yeux, mais hocha la tête. Tom ser­ra imper­cep­ti­ble­ment sa main. Julien tapa dans ses mains comme un gamin. « Allez, on com­mence ! »

Clara posa la boîte au centre, sur la table basse. « Règles simples : on tire à tour de rôle, dans le sens des aiguilles d’une montre. On lit la carte à voix haute et on exé­cute le gage immé­dia­te­ment. Pas de passe-droit, pas de dis­cus­sion inter­mi­nable. Si quelqu’un veut vrai­ment stop­per, il dit “pause” et on fait une vraie pause. D’accord ? » Tous acquies­cèrent. Lucas, assis juste à côté d’elle, effleu­ra sa cuisse d’un geste encou­ra­geant.

Clara tira la pre­mière carte. Elle la retour­na len­te­ment, savou­rant l’instant. « Enlevez vous-même un vête­ment de votre choix. »

Un rire col­lec­tif déten­dit l’atmosphère. Clara se leva avec une grâce théâ­trale, attra­pa le bas de son haut mou­lant noir et le fit pas­ser par-des­sus sa tête en un seul mou­ve­ment fluide. Le tis­su glis­sa sur sa peau, révé­lant un sou­tien-gorge en den­telle rouge sombre qui contras­tait magni­fi­que­ment avec ses che­veux roux. Ses seins, pleins et fermes, captèrent ins­tan­ta­né­ment tous les regards. Elle tour­na sur elle-même comme sur une scène. « Voilà, c’est par­ti ! » dit-elle en jetant le haut sur le dos­sier du cana­pé.

Julien sif­fla d’admiration. « Classe, très classe. » Camille sou­rit, amu­sée. Léa sen­tit ses joues chauf­fer, mais elle ne put déta­cher ses yeux du corps de Clara, si sûr de lui, si libre.

C’était au tour de Lucas. Il tira sa carte, la lut et écla­ta de rire. « Joker : tout le monde enlève un vête­ment. »

Un “oh !” géné­ral accueillit l’annonce. Clara applau­dit. « Parfait, on accé­lère direct ! »

Tout le monde se leva ou s’accroupit pour obéir. Julien reti­ra ses chaus­sures avec un grand geste, les envoyant val­ser dans un coin. Camille ôta ses san­dales déli­cates, révé­lant des ongles ver­nis d’un rouge pro­fond. Tom, après une seconde d’hésitation, enle­va ses bas­kets. Léa, les mains un peu trem­blantes, fit glis­ser ses escar­pins noirs. Lucas reti­ra son polo, décou­vrant un torse mus­clé et légè­re­ment bron­zé ; il le plia soi­gneu­se­ment avant de le poser près du haut de Clara. Léa, encou­ra­gée par le regard doux de Tom, déci­da d’enlever sa petite veste en jean, res­tant en robe fluide noire qui mou­lait légè­re­ment sa poi­trine.

Clara, déjà torse nu en sou­tien-gorge, choi­sit d’enlever sa cein­ture, la fai­sant cla­quer comme un fouet avant de la lan­cer à Lucas qui la rat­tra­pa en riant.

Le tour conti­nua. Camille tira la sui­vante : « Enlevez un vête­ment à la per­sonne de votre choix. »

Elle se tour­na vers Julien avec un sou­rire com­plice. « Ton tee-shirt, mon cœur. » Julien se lais­sa faire, bras levés, tan­dis que Camille pas­sait le tis­su par-des­sus sa tête, effleu­rant volon­tai­re­ment son torse. Il res­ta en jean, torse nu, ses abdo­mi­naux des­si­nés atti­rant les regards fémi­nins. Clara lan­ça un « Mmmh, pas mal ! » qui fit rire tout le monde.

Vint le tour de Julien. Il tira une carte et annon­ça d’une voix théâ­trale : « Enlevez un vête­ment à une per­sonne du sexe oppo­sé. »

Il se tour­na vers Léa, qui sur­sau­ta légè­re­ment. « Avec ta per­mis­sion, bien sûr », dit-il dou­ce­ment. Léa hocha la tête, le cœur bat­tant. Julien s’approcha, s’agenouilla devant elle et, avec une déli­ca­tesse inat­ten­due, attra­pa le bas de sa robe pour la faire glis­ser len­te­ment sur ses cuisses. Non, il n’allait pas tout enle­ver ; il s’arrêta à mi-cuisse et remon­ta sim­ple­ment pour révé­ler qu’elle por­tait des bas auto­fixants en den­telle noire. Il n’enleva rien fina­le­ment, mais le geste avait fait mon­ter la tem­pé­ra­ture. Léa rou­git inten­sé­ment, mais un fris­son agréable la tra­ver­sa. Tom obser­va la scène, une pointe de jalou­sie lui ser­rant la gorge, mais il remar­qua aus­si que les yeux de Léa brillaient dif­fé­rem­ment.

Julien, voyant qu’il n’avait tech­ni­que­ment rien enle­vé, rit : « Bon, je triche un peu, mais c’était pour l’effet ! » Clara vali­da en riant : « Accepté, l’intention compte. »

Tom tira ensuite. Sa carte : « Enlevez vos chaus­settes ou chaus­sures si vous en por­tez encore. »

Simple. Il obéit, res­tant pieds nus sur le tapis moel­leux.

Léa, les mains moites, tira enfin sa pre­mière vraie carte déci­sive. Elle la lut à voix basse d’abord, puis plus fort : « Faites enle­ver un vête­ment par la per­sonne à votre gauche. »

À sa gauche : Camille. Léa hési­ta une seconde, puis se tour­na vers elle. « Tu… tu veux bien enle­ver ton haut ? » deman­da-t-elle timi­de­ment. Camille sou­rit avec bien­veillance. « Bien sûr, ma belle. » Elle attra­pa son che­mi­sier léger et le débou­ton­na len­te­ment, un à un, sous les regards atten­tifs. Le tis­su s’ouvrit sur un sou­tien-gorge nude en den­telle fine qui lais­sait devi­ner la pointe de ses seins. Elle le reti­ra com­plè­te­ment, le posa sur ses genoux. Son corps souple de prof de yoga était magni­fique : ventre plat, épaules déli­cates. Léa sen­tit une cha­leur nou­velle l’envahir à l’idée d’avoir pro­vo­qué ce dévoi­le­ment.

Lucas, der­nier du tour com­plet, tira un nou­veau joker. « Tout le monde enlève encore un vête­ment ! »

Cette fois, l’ambiance chan­gea vrai­ment. Les rires étaient plus graves, les gestes plus lents. Julien fit sau­ter les bou­tons de son jean et le des­cen­dit, res­tant en boxer noir ajus­té qui ne cachait pas grand-chose de son exci­ta­tion nais­sante. Clara, déjà en sou­tien-gorge, choi­sit d’enlever sa jupe crayon, révé­lant une culotte assor­tie rouge sombre et des porte-jar­re­telles. Lucas reti­ra son jean, torse et jambes mus­clées désor­mais visibles en boxer gris. Camille, après un regard à Julien, fit glis­ser sa jupe longue, décou­vrant des jambes inter­mi­nables et une culotte en den­telle beige. Tom, après une ins­pi­ra­tion, enle­va son tee-shirt, révé­lant un torse poi­lu et solide. Léa, le cœur cognant, déci­da d’enlever sa robe entiè­re­ment : elle la pas­sa par-des­sus sa tête, res­tant en sou­tien-gorge noir simple et culotte assor­tie, ses bas auto­fixants tou­jours en place. Sa peau pâle contras­tait avec la den­telle sombre ; elle croi­sa ins­tinc­ti­ve­ment les bras, mais Clara lui sou­rit : « Tu es sublime, laisse-nous pro­fi­ter. »

En quelques minutes, le cercle était pas­sé de vête­ments com­plets à une qua­si-nudi­té en sous-vête­ments. Les corps se dévoi­laient, les regards se croi­saient plus long­temps, plus lourds. Les hommes étaient visi­ble­ment exci­tés, les femmes rou­gis­saient mais ne détour­naient pas les yeux.

Clara posa la boîte de cartes pour le tour 2 à côté de celle du tour 1, encore intacte. « Pause de deux minutes pour res­pi­rer et boire un verre ? » pro­po­sa-t-elle. Tout le monde accep­ta, mais per­sonne ne se rha­billa. Les verres se rem­plirent à nou­veau, les corps se rap­pro­chèrent imper­cep­ti­ble­ment sur les cous­sins. La timi­di­té de Léa s’effritait dou­ce­ment. Tom sen­tait sa jalou­sie se mélan­ger à une exci­ta­tion qu’il ne contrô­lait plus tout à fait. Lucas obser­vait Clara avec un désir ren­for­cé par les regards posés sur elle. Julien et Camille échan­geaient des sou­rires com­plices.

Le pre­mier tour n’était ter­mi­né que depuis quelques ins­tants, mais déjà, plus rien ne serait comme avant.

Chapitre 3 : Escalade des déshabillages

La pause avait été courte, juste le temps de rem­plir les verres et d’échanger quelques regards com­plices. Personne n’avait remis le moindre vête­ment. Les corps, presque nus, sem­blaient s’être habi­tués à l’air tiède du salon ; les sous-vête­ments étaient désor­mais la seule bar­rière entre la décence et l’abandon total. Clara, tou­jours au centre de l’énergie, tapa dou­ce­ment dans ses mains.

« On reprend ? Tour 1, on finit le paquet de cartes avant de pas­ser au sui­vant. »

Elle tira la pre­mière du nou­veau cycle. « Enlevez un vête­ment à la per­sonne en face de vous. »

En face d’elle : Tom. Clara se leva avec un sou­rire car­nas­sier, s’approcha de lui à quatre pattes sur le tapis moel­leux. Tom, assis en tailleur en boxer noir, sen­tit son pouls s’accélérer. Clara posa ses mains sur ses épaules, des­cen­dit len­te­ment jusqu’à la cein­ture élas­tique de son boxer. Elle ne le bais­sa pas – pas encore –, mais glis­sa plu­tôt ses doigts sous le tis­su pour attra­per… ses chaus­settes oubliées plus tôt. Elle les reti­ra l’une après l’autre avec une len­teur exa­gé­rée, effleu­rant au pas­sage l’intérieur de ses cuisses. Tom déglu­tit, son sexe se rai­dis­sant visi­ble­ment sous le tis­su ten­du. Léa, à côté de lui, obser­va la scène, les lèvres entrou­vertes ; une cha­leur humide nais­sait entre ses jambes mal­gré la pointe de jalou­sie qui lui pico­tait le ventre.

Lucas prit la carte sui­vante. « Joker : tout le monde enlève un vête­ment sup­plé­men­taire. »

Un sou­pir col­lec­tif, mi-sou­la­gé mi-exci­té, par­cou­rut le cercle. Cette fois, il n’y avait plus beau­coup de marge.

Julien, déjà en boxer, choi­sit d’enlever le sien sans hési­ter. Il se leva, tour­na le dos au groupe pour faire mon­ter le sus­pense, puis fit glis­ser le tis­su le long de ses jambes mus­clées. Son sexe à demi dres­sé se libé­ra, épais et vei­né ; il se ras­sit tran­quille­ment, jambes légè­re­ment écar­tées, comme si c’était la chose la plus natu­relle du monde. Camille le regar­da avec un sou­rire gour­mand.

Camille, elle, dégra­fa son sou­tien-gorge nude d’un geste fluide. Ses seins ronds et fermes appa­rurent, aréoles roses légè­re­ment dur­cies par l’air et l’excitation. Elle les mas­sa briè­ve­ment d’un air absent, comme pour les pré­sen­ter au groupe, avant de poser le sou­tien-gorge sur le cana­pé.

Lucas reti­ra son boxer gris, révé­lant une érec­tion com­plète, longue et droite. Il s’assit à nou­veau, sans cher­cher à cacher quoi que ce soit, son regard pas­sant sur Clara avec une fier­té can­dau­liste évi­dente.

Clara, déjà en porte-jar­re­telles et culotte rouge, fit sau­ter l’agrafe de son sou­tien-gorge. Ses seins lourds jaillirent, tétons dres­sés d’un rose fon­cé. Elle les prit dans ses mains, les sou­le­va légè­re­ment en regar­dant Lucas. « Tu aimes quand ils regardent, hein ? » mur­mu­ra-t-elle assez fort pour que tout le monde entende. Lucas hocha la tête, un sou­rire rauque aux lèvres.

Tom, sen­tant le poids des regards, reti­ra son boxer à son tour. Son sexe, épais et cour­bé vers le haut, se dres­sa immé­dia­te­ment à l’air libre. Il res­ta assis, jambes écar­tées, lais­sant Léa voir clai­re­ment son exci­ta­tion. Celle-ci sen­tit son cœur cogner : son mari, nu devant les autres, dur pour cette ambiance… c’était à la fois trou­blant et étran­ge­ment exci­tant.

Léa fut la der­nière. Tous les yeux conver­gèrent sur elle. Elle por­tait encore son sou­tien-gorge noir et sa culotte assor­tie, ain­si que ses bas auto­fixants. Les mains trem­blantes, elle dégra­fa son sou­tien-gorge dans le dos. Le tis­su tom­ba, révé­lant des seins petits et fermes, aux tétons d’un brun clair déjà durs comme des billes. Elle croi­sa un ins­tant les bras, par réflexe, mais Clara lui souf­fla dou­ce­ment : « Laisse-nous voir, tu es magni­fique. » Léa ins­pi­ra pro­fon­dé­ment et écar­ta les bras. Un fris­son la tra­ver­sa quand elle sen­tit l’air sur sa peau nue, et sur­tout les regards posés sur elle – celui de Julien, appré­cia­teur ; celui de Lucas, brû­lant ; celui de Tom, mêlé de pos­ses­si­vi­té et de désir.

Le cercle était désor­mais entiè­re­ment nu, à l’exception de trois détails : Clara gar­dait sa culotte rouge et ses porte-jar­re­telles, Léa ses bas et sa culotte, Camille sa culotte beige. Mais ces der­niers lam­beaux de tis­su ne fai­saient qu’accentuer l’érotisme ambiant.

Clara tira une nou­velle carte. « Enlevez un vête­ment à une per­sonne du sexe oppo­sé, en uti­li­sant uni­que­ment vos dents. »

Elle dési­gna Lucas, tou­jours nu et dur. Avec un rire bas, elle ram­pa jusqu’à lui, prit l’élastique de son boxer déjà enle­vé entre ses dents pour jouer le jeu, puis remon­ta le long de sa cuisse, effleu­rant son sexe du bout du nez. Lucas gro­gna dou­ce­ment.

Julien tira ensuite : « Enlevez la culotte ou le der­nier sous-vête­ment d’une femme de votre choix. »

Il se tour­na vers Léa. « Si tu es d’accord… » mur­mu­ra-t-il. Léa, les joues en feu, hocha la tête presque imper­cep­ti­ble­ment. Julien s’agenouilla devant elle, posa ses mains sur ses hanches pour la sta­bi­li­ser, puis glis­sa ses pouces sous l’élastique de sa culotte noire. Il la fit des­cendre len­te­ment, cen­ti­mètre par cen­ti­mètre, dévoi­lant un tri­angle de poils bruns soi­gneu­se­ment taillé, puis des lèvres déjà gon­flées et lui­santes. Léa écar­ta légè­re­ment les jambes pour faci­li­ter le pas­sage du tis­su. Quand la culotte attei­gnit ses che­villes, elle la reti­ra com­plè­te­ment. Elle était désor­mais tota­le­ment nue, sauf ses bas. Son sexe rasé de près lui­sait légè­re­ment ; elle sen­tit une goutte d’excitation cou­ler le long de sa cuisse inté­rieure.

Tom obser­va toute la scène. Sa jalou­sie était là, vive, presque dou­lou­reuse… mais elle se mélan­geait à une exci­ta­tion si intense qu’il en avait le ver­tige. Voir Léa ain­si dévoi­lée, offerte aux regards, le ren­dait fou de désir pour elle – et, il devait l’admettre, pour l’idée même de ce qui pou­vait suivre.

Camille tira la carte sui­vante : « Enlevez le der­nier sous-vête­ment de votre par­te­naire. »

Elle se tour­na vers Julien, déjà nu, mais joua le jeu en mor­dillant son épaule avant de se diri­ger vers Clara – non, la carte disait par­te­naire, donc Julien. Elle rit et fit mine de cher­cher quelque chose à enle­ver, puis embras­sa sim­ple­ment son sexe dres­sé d’un bai­ser léger.

La der­nière carte du tour 1 tom­ba entre les mains de Tom. « Faites enle­ver son der­nier sous-vête­ment à la per­sonne de votre choix par une autre per­sonne. »

Tom hési­ta une seconde, puis dési­gna Clara. « Camille, tu veux bien… ? » Camille sou­rit, ravie. Elle s’approcha de Clara, pas­sa der­rière elle, embras­sa sa nuque, puis fit glis­ser la culotte rouge le long de ses jambes. Le tis­su révé­la un sexe épi­lé, lèvres char­nues et déjà humides. Clara écar­ta légè­re­ment les cuisses pour lais­ser Camille finir le geste, puis res­ta là, tota­le­ment nue, porte-jar­re­telles com­pris, offerte à tous les regards.

Le pre­mier tour était ter­mi­né. Le paquet de cartes était vide. Six corps nus, six sexes exci­tés – trois dres­sés et fiers, trois humides et ouverts – for­maient désor­mais un cercle char­gé d’électricité.

Clara posa la main sur la nou­velle boîte, celle du tour 2. « Une petite pause pour boire ? » pro­po­sa-t-elle d’une voix rauque. Personne ne répon­dit immé­dia­te­ment. Tous res­pi­raient plus fort, les pupilles dila­tées, les peaux fris­son­nantes. La timi­di­té de Léa s’était fis­su­rée ; la jalou­sie de Tom se muait en une envie qu’il ne com­pre­nait pas encore com­plè­te­ment ; Lucas savou­rait déjà le plai­sir de voir Clara ain­si dési­rée.

Le jeu n’avait fait que com­men­cer, et déjà, plus per­sonne ne vou­lait vrai­ment qu’il s’arrête.

Chapitre 4 : Transition

Le silence qui sui­vit la der­nière carte était lourd, presque pal­pable. Six corps entiè­re­ment nus, ou presque, for­maient un cercle par­fait sur le tapis du salon. La lumière tami­sée des lampes des­si­nait des ombres douces sur les peaux nues, sou­li­gnant les courbes, les muscles ten­dus, les sexes dres­sés ou humides. Personne ne bou­geait vrai­ment ; on n’entendait que des res­pi­ra­tions un peu trop rapides et le léger tin­te­ment d’un verre qu’on repo­sait.

Clara, tou­jours porte-jar­re­telles rouges mais culotte désor­mais au sol, se redres­sa len­te­ment. Ses seins lourds se balan­cèrent légè­re­ment tan­dis qu’elle ramas­sait la boîte vide du tour 1. Un sou­rire lent éti­ra ses lèvres.

« Tour 1 ter­mi­né. On est tous… à éga­li­té, disons. »

Un rire ner­veux échap­pa à Julien. Il était assis jambes écar­tées, son sexe épais repo­sant contre sa cuisse, encore lui­sant d’une goutte per­lée au bout. Camille, à côté de lui, cares­sait dis­trai­te­ment son propre ventre plat, ses doigts des­cen­dant par­fois plus bas sans vrai­ment y tou­cher. Lucas, ados­sé au cana­pé, obser­vait Clara avec une inten­si­té calme, son érec­tion tou­jours fière ; il savou­rait visi­ble­ment chaque regard posé sur elle.

Léa, nue pour la pre­mière fois devant d’autres que Tom, ser­rait les cuisses l’une contre l’autre. Ses bas auto­fixants étaient le seul reste de tis­su sur elle ; ils accen­tuaient la nudi­té de son sexe, lèvres roses et légè­re­ment entrou­vertes, déjà gon­flées. Elle sen­tait l’air frais sur sa peau brû­lante, et sur­tout les regards : celui de Julien, curieux et appré­cia­teur ; celui de Lucas, presque pos­ses­sif dans son désir ; celui de Clara, encou­ra­geant. Tom, à sa droite, avait le bras posé der­rière elle sur le cous­sin, comme pour la pro­té­ger, mais sa main trem­blait légè­re­ment. Son sexe, dur et cour­bé, tra­his­sait son trouble : jalou­sie, oui, mais aus­si une exci­ta­tion qu’il ne par­ve­nait plus à nier.

Clara se leva, mar­cha pieds nus jusqu’à la table pour rem­plir les verres. Ses fesses rondes se balan­cèrent, cap­tant tous les regards mas­cu­lins. Elle revint avec la bou­teille de vin blanc frais et ser­vit cha­cun, s’attardant un peu plus long­temps près de Tom et de Léa.

« Alors… on conti­nue ? » deman­da-t-elle enfin, posant la bou­teille et s’asseyant en tailleur au centre, son sexe ouver­te­ment visible, lui­sant légè­re­ment. « Tour 2, c’est un peu plus… tac­tile. Caresses, bai­sers, posi­tions sug­ges­tives. Toujours avec les cartes, tou­jours consen­suel. On peut arrê­ter à tout moment. »

Un silence de quelques secondes. Léa bais­sa les yeux, mor­dillant sa lèvre infé­rieure. Tom sen­tit son cœur cogner ; l’idée de voir Léa tou­chée par d’autres lui ser­rait la gorge, mais en même temps, son sexe tres­saillit à cette pen­sée. Il se sur­prit à ima­gi­ner les mains de Lucas sur elle, et cette image le trou­bla pro­fon­dé­ment.

Camille par­la la pre­mière, d’une voix posée : « Moi je suis par­tante. C’était déjà incroyable jusqu’ici. »

Julien hocha la tête avec enthou­siasme. « Évidemment. On ne va pas s’arrêter en si bon che­min. »

Lucas regar­da Clara, un sou­rire com­plice aux lèvres. « Tu sais bien que je suis tou­jours par­tant pour te voir t’amuser. » Il cares­sa len­te­ment son propre sexe d’un geste presque absent, comme pour sou­li­gner son exci­ta­tion can­dau­liste.

Tous les regards se tour­nèrent vers Léa et Tom. Léa ins­pi­ra pro­fon­dé­ment, ses petits seins se sou­le­vant. Elle cher­cha la main de Tom, la ser­ra. « Je… je veux conti­nuer », mur­mu­ra-t-elle enfin, la voix trem­blante mais déci­dée. « Mais dou­ce­ment. »

Tom sen­tit une vague de cha­leur l’envahir. Il hocha la tête. « OK. On conti­nue. » Sa voix était rauque. Il ne savait pas encore qu’il venait de fran­chir un point de non-retour.

Clara applau­dit dou­ce­ment. « Parfait. Petite pause de cinq minutes, on boit, on res­pire, on dis­cute limites si besoin. »

Les corps se déten­dirent un peu. On se leva pour aller cher­cher de l’eau, des fruits, ou sim­ple­ment s’étirer. Clara s’approcha de Léa, s’assit près d’elle sur le cana­pé. « Tu vas bien ? » deman­da-t-elle dou­ce­ment. Léa hocha la tête, rou­gis­sante. « Oui… c’est juste… intense. Je ne pen­sais pas que je me sen­ti­rais aus­si… libre. » Clara sou­rit, posa une main ami­cale sur son genou nu. « C’est le but. Tu es magni­fique quand tu te lâches. »

De l’autre côté, Lucas dis­cu­tait avec Tom et Julien. « T’inquiète, on res­pecte tout », dit Julien en levant son verre. « Mais avoue que c’est exci­tant. » Tom rit ner­veu­se­ment. « Ouais… plus que je ne l’aurais cru. » Il jeta un regard vers Léa, qui par­lait main­te­nant avec Camille, et sen­tit une pointe aiguë dans le ventre – jalou­sie, désir, un mélange incon­nu.

Lucas, lui, s’approcha de Clara par der­rière, posa ses mains sur ses épaules nues et l’embrassa dans le cou. « Tu es sublime ce soir », mur­mu­ra-t-il à son oreille, assez fort pour que les autres entendent. Clara tour­na la tête, l’embrassa rapi­de­ment sur la bouche. « Et toi, tu aimes me voir comme ça, hein ? » Lucas acquies­ça sans détour. « Plus que tout. »

Camille pro­po­sa une règle sup­plé­men­taire : « Si quelqu’un se sent mal à l’aise à un moment, on dit “jaune” pour ralen­tir, “rouge” pour arrê­ter net. OK ? » Tout le monde vali­da. Cela ras­su­ra visi­ble­ment Léa.

Les cinq minutes pas­sèrent vite. Les corps se rap­pro­chèrent à nou­veau dans le cercle. Les verres étaient pleins, les peaux chaudes, les regards plus lourds. Clara attra­pa la deuxième boîte de cartes – celle du tour 2 – et la posa au centre avec un sou­rire pré­da­teur.

« Prêts pour la suite ? » deman­da-t-elle une der­nière fois.

Six voix répon­dirent, presque à l’unisson : « Oui. »

Le vin fut repo­sé. Les res­pi­ra­tions s’accélérèrent. Les mains, jusqu’ici sages, com­men­cèrent à fré­mir d’impatience.

Le tour 2 allait com­men­cer, et plus per­sonne ne pen­sait vrai­ment à arrê­ter.

Chapitre 5 : Tour 2 – Caresses et baisers

Clara posa la nou­velle boîte de cartes au centre du cercle avec une len­teur déli­bé­rée. Léa sen­tit son cœur cogner si fort qu’elle crai­gnait que les autres l’entendent. Elle était nue, tota­le­ment nue devant cinq per­sonnes qu’elle connais­sait pour­tant depuis des années. Ses bas auto­fixants, der­niers ves­tiges de pudeur, lui ser­raient légè­re­ment les cuisses, comme un rap­pel qu’elle pou­vait encore pré­tendre à une cer­taine décence. Mais entre ses jambes, elle sen­tait déjà cette cha­leur humide, traî­tresse, qui tra­his­sait tout.

« Tour 2 », annon­ça Clara. « Caresses non géni­tales, bai­sers, contacts un peu plus… intimes. »

Léa déglu­tit. Une par­tie d’elle vou­lait dire « jaune », ralen­tir, reprendre son souffle. Une autre par­tie – plus pro­fonde, plus secrète – trem­blait d’impatience. Elle n’avait jamais été ain­si expo­sée. Au bureau, dans la vie, elle était tou­jours la dis­crète, celle qui rou­git aux blagues un peu osées. Ce soir, elle était au centre, regar­dée, dési­rée. Et cette idée lui fai­sait peur… autant qu’elle l’enivrait.

La pre­mière carte tom­ba entre les mains de Clara. Un bai­ser avec Julien. Léa obser­va leurs lèvres se joindre, leurs langues se mêler. Elle sen­tit une pointe dans la poi­trine – pas vrai­ment de la jalou­sie, plu­tôt une fas­ci­na­tion mêlée d’envie. Et si c’était moi ? pen­sa-t-elle sou­dain, et cette pen­sée la cho­qua elle-même.

Quand Julien choi­sit de cares­ser son dos, elle sen­tit ses mains chaudes se poser sur sa peau. Un fris­son élec­trique la tra­ver­sa des épaules jusqu’au creux des reins. Elle fer­ma les yeux. C’était doux, ferme, atten­tion­né. Pas comme les caresses de Tom, plus habi­tuelles, plus pré­vi­sibles. Celles-ci étaient nou­velles, curieuses, explo­ra­trices. Elle se sur­prit à cam­brer légè­re­ment le dos, à offrir plus de peau. Qu’est-ce que je fais ? se deman­da-t-elle inté­rieu­re­ment. Mais elle ne bou­gea pas pour arrê­ter. Au contraire, elle savou­ra la sen­sa­tion d’être tou­chée par quelqu’un d’autre sous le regard de son mari.

Tom la regar­dait. Elle le sen­tait sans ouvrir les yeux. Elle savait qu’il était trou­blé. Une petite voix cou­pable lui souf­fla qu’elle devrait arrê­ter, pour lui. Mais une autre voix, plus forte main­te­nant, lui mur­mu­rait : Il est dur. Il aime ça. Moi aus­si.

Quand Lucas l’invita à s’asseoir sur ses genoux, elle hési­ta une seconde à peine. Elle se leva, les jambes un peu fla­geo­lantes, et vint se nicher dos contre son torse. Le contact de son sexe dur contre le bas de son dos la fit fris­son­ner vio­lem­ment. C’était si concret, si réel. Elle sen­tit sa cha­leur, sa pul­sa­tion légère. Ses mains à lui posées sur ses hanches nues étaient fermes mais res­pec­tueuses. Elle fer­ma les yeux à nou­veau. Une vague de cha­leur l’envahit, pas seule­ment entre les jambes, mais par­tout : dans la poi­trine, dans le ventre, dans la gorge. Elle se sen­tait à la fois vul­né­rable et incroya­ble­ment vivante. Je ne devrais pas aimer ça autant, pen­sa-t-elle. Mais elle aimait. Terriblement.

Quand la minute fut écou­lée et qu’elle se rele­va, elle évi­ta d’abord le regard de Tom. Puis elle le cher­cha. Il la fixait, les pupilles dila­tées, le souffle court. Pas en colère. Excité. Jaloux, oui, elle le voyait dans la cris­pa­tion de sa mâchoire, mais sur­tout exci­té. Et cette décou­verte la libé­ra un peu plus.

Quand Tom cares­sa les seins de Clara, Léa sen­tit une nou­velle émo­tion sur­gir : une pointe aiguë, presque dou­lou­reuse, dans le cœur. Voir les mains de son mari sur une autre femme, voir Clara gémir sous ses doigts… c’était insou­te­nable et fas­ci­nant à la fois. Elle ser­ra les cuisses l’une contre l’autre. Elle était jalouse, oui. Mais cette jalou­sie se trans­for­mait immé­dia­te­ment en désir brut. Elle vou­lait que Tom la regarde comme il regar­dait Clara en cet ins­tant. Elle vou­lait qu’il la désire encore plus fort après avoir tou­ché une autre.

Puis vint son tour. La carte : embras­ser sur la bouche quelqu’un qu’elle n’avait pas encore embras­sé. Elle choi­sit Lucas sans vrai­ment réflé­chir. Quand leurs lèvres se ren­con­trèrent, elle sen­tit tout bas­cu­ler. Le bai­ser était doux, puis pro­fond, puis affa­mé. Elle répon­dit avec une ardeur qu’elle ne se connais­sait pas. Sa langue cher­cha celle de Lucas, ses mains se posèrent ins­tinc­ti­ve­ment sur ses épaules. Elle oublia presque qu’on la regar­dait. Elle oublia presque Tom. Pendant ces quelques secondes, il n’y avait que ce bai­ser, cette bouche nou­velle, cette sen­sa­tion d’être dési­rée autre­ment.

Quand ils se sépa­rèrent, elle hale­tait. Ses lèvres étaient gon­flées, ses joues brû­lantes. Elle croi­sa enfin le regard de Tom. Il ne disait rien. Mais son sexe était plus dur qu’elle ne l’avait jamais vu. Et dans ses yeux, elle lut quelque chose de nou­veau : pas seule­ment de la jalou­sie, mais une forme de fas­ci­na­tion. Comme s’il la redé­cou­vrait.

La der­nière carte – Julien embras­sant son bas-ventre – fut la goutte d’eau. Allongée sur le dos, jambes légè­re­ment écar­tées, elle sen­tit les lèvres chaudes de Julien sur sa peau sen­sible. Chaque bai­ser était une étin­celle. Quand il souf­fla juste au-des­sus de son cli­to­ris, elle ne put rete­nir un gémis­se­ment. Elle arqua les hanches mal­gré elle. Elle vou­lait plus. Elle vou­lait que ça ne s’arrête jamais. Elle se sen­tait sale, belle, libre, cou­pable, vivante – tout à la fois.

À l’intérieur d’elle, quelque chose s’était bri­sé. Pas en mal. En mieux. La timi­di­té qui l’avait tou­jours accom­pa­gnée s’effritait comme une coquille trop étroite. Elle n’était plus seule­ment la femme dis­crète de Tom. Elle était une femme dési­rée, dési­rante, capable de plai­sir et de pro­vo­ca­tion. Elle avait peur de ce qu’elle décou­vrait. Mais elle avait encore plus peur que ça s’arrête.

Quand Clara deman­da si on conti­nuait, Léa n’hésita pas une seconde.

« Oui », dit-elle d’une voix qu’elle ne recon­nut pas – plus grave, plus assu­rée.

Elle regar­da Tom. Il hocha la tête. Il avait com­pris, lui aus­si.

Quelque chose d’irréversible venait de naître en elle. Et elle n’avait aucune envie de le rete­nir.

Chapitre 6 : le jeu s’intensifie

Le cercle était plus ser­ré main­te­nant, les cous­sins presque col­lés les uns aux autres. Les corps lui­saient d’une fine pel­li­cule de sueur ; l’air était char­gé d’une odeur mus­quée, mélange de désir et de vin. Clara, les yeux brillants, remua la pile de cartes res­tantes du tour 2.

« On conti­nue », dit-elle sim­ple­ment, sans poser la ques­tion cette fois. Personne ne pro­tes­ta.

Elle tira la pre­mière carte du nou­veau cycle.

« Adoptez la posi­tion du mis­sion­naire pen­dant une minute, sans péné­tra­tion. La femme au-des­sus ou en des­sous, au choix. »

Clara dési­gna Julien et Camille, mais secoua la tête. « Non, chan­geons. Julien avec… Léa. »

Léa sen­tit son cœur faire un bond. Elle croi­sa le regard de Tom une frac­tion de seconde – il hocha la tête, presque imper­cep­ti­ble­ment. Elle s’allongea sur le dos, jambes légè­re­ment écar­tées. Julien s’installa au-des­sus d’elle, ses avant-bras de chaque côté de sa tête. Leurs corps se tou­chèrent plei­ne­ment : son torse contre ses seins, son ventre contre le sien, son sexe dur glis­sant contre l’intérieur de sa cuisse sans entrer. Léa sen­tit la cha­leur de Julien, son souffle sur son cou. Il bou­gea légè­re­ment les hanches, simu­lant un mou­ve­ment lent. Léa gémit mal­gré elle, arqua le bas­sin pour accen­tuer le contact. Son cli­to­ris frot­ta contre la base de son sexe ; une vague de plai­sir la tra­ver­sa. Elle fer­ma les yeux, oubliant presque qu’on la regar­dait. Tom, à deux mètres, ser­rait les cous­sins si fort que ses join­tures blan­chirent. La jalou­sie le brû­lait, mais il ne pou­vait déta­cher son regard. Voir Léa ain­si aban­don­née sous un autre homme… c’était insup­por­table. Et pour­tant, il n’avait jamais été aus­si dur.

La minute pas­sa comme une éter­ni­té. Quand Julien se rele­va, une trace lui­sante brillait sur son sexe – l’humidité de Léa.

Julien tira la carte sui­vante.

« Caressez le corps entier d’une per­sonne du sexe oppo­sé avec vos lèvres et votre langue, sans les zones géni­tales, pen­dant une minute. »

Il choi­sit Clara. Elle s’allongea sur le ventre, puis se retour­na pour lui offrir tout son corps. Julien com­men­ça par son cou, des­cen­dit le long de sa colonne, lécha la nais­sance de ses fesses, remon­ta sur les côtés de ses seins, aspi­ra un téton briè­ve­ment avant de conti­nuer. Clara sou­pi­rait, se tor­dait légè­re­ment. Lucas obser­vait, une main posée sur son propre sexe, le cares­sant len­te­ment. Son plai­sir can­dau­liste était à son comble : voir Clara se faire lécher ain­si, entendre ses gémis­se­ments… il en trem­blait presque.

Camille tira ensuite.

« Asseyez-vous à cali­four­chon sur une per­sonne du sexe oppo­sé, face à face, et embras­sez-vous pen­dant une minute. »

Elle choi­sit Tom. Il s’assit en tailleur, et Camille vint s’installer sur lui, ses cuisses écar­tées autour de ses hanches. Son sexe à elle effleu­ra celui de Tom, glis­sant contre lui sans entrer. Ils s’embrassèrent pro­fon­dé­ment, langues entre­mê­lées. Camille bou­gea légè­re­ment les hanches, frot­tant son cli­to­ris contre la lon­gueur de Tom. Il gro­gna dans sa bouche, posa ses mains sur ses fesses pour la pres­ser plus fort. Léa regar­da son mari embras­ser une autre femme, sen­tir une autre femme sur lui. La jalou­sie la tra­ver­sa comme un éclair, mais elle se trans­for­ma immé­dia­te­ment en cha­leur entre ses jambes. Elle glis­sa dis­crè­te­ment une main entre ses cuisses, effleu­ra son cli­to­ris gon­flé. Elle était trem­pée.

Lucas tira la carte sui­vante.

« Massez les fesses et l’intérieur des cuisses d’une femme pen­dant une minute, en écar­tant légè­re­ment. »

Il choi­sit Léa, encore allon­gée. Elle se retour­na sur le ventre, puis écar­ta les jambes sans qu’on le lui demande. Lucas s’agenouilla entre elles, posa ses grandes mains sur ses fesses rondes, les pétrit len­te­ment, des­cen­dit sur l’intérieur de ses cuisses. Il écar­ta dou­ce­ment, offrant son sexe ouvert et lui­sant à la vue de tous. Léa gémit dans le cous­sin, arqua les reins. Elle sen­tait les regards sur elle – sur­tout celui de Tom. Elle vou­lait qu’il voie. Elle vou­lait qu’il souffre un peu. Et qu’il désire plus encore.

Tom tira la carte d’après, la voix rauque.

« Tenez une femme par les hanches et frot­tez votre sexe contre ses fesses pen­dant trente secondes, sans péné­tra­tion. »

Il regar­da Clara. Elle se mit à quatre pattes, cam­bra les reins. Tom s’approcha, posa ses mains sur ses hanches, gui­da son sexe entre ses fesses. Il bou­gea len­te­ment, glis­sant contre elle, sen­tant sa cha­leur. Clara gémit, recu­la contre lui. Léa obser­va la scène, le souffle court. Voir Tom ain­si domi­né par le désir pour une autre… c’était dou­lou­reux. Et incroya­ble­ment exci­tant. Elle se tou­cha à nou­veau, plus fran­che­ment cette fois.

Léa tira la der­nière carte du cycle.

« Allongez-vous sur une per­sonne du sexe oppo­sé, corps contre corps, et res­tez immo­biles pen­dant une minute. Peau contre peau. »

Elle choi­sit Lucas. Il s’allongea sur le dos, et Léa vint se pla­cer sur lui, ventre contre ventre, seins contre torse. Son sexe à elle glis­sa natu­rel­le­ment contre celui de Lucas, coin­cé entre eux. Ils res­tèrent immo­biles, mais leurs res­pi­ra­tions étaient sac­ca­dées. Léa sen­tait chaque pul­sa­tion de Lucas contre son cli­to­ris. Elle fer­ma les yeux, mor­dit sa lèvre pour ne pas gémir trop fort. Lucas mur­mu­ra à son oreille : « Tu es magni­fique. » Elle fris­son­na de la tête aux pieds.

Tom regar­dait. Il ne disait rien. Mais ses yeux étaient rivés sur eux. La jalou­sie était tou­jours là, brû­lante, mais elle avait chan­gé de nature. Il ne vou­lait plus que ça s’arrête. Il vou­lait voir plus. Il vou­lait que Léa aille plus loin. Et il vou­lait la reprendre après, plus fort que jamais.

Chapitre 7 : passage à l’oral

Le der­nier gage du tour 2 venait de s’achever. Léa, encore allon­gée sur le dos, hale­tait dou­ce­ment, les cuisses trem­blantes après avoir frot­té son sexe contre celui de Tom pen­dant une minute inter­mi­nable. La fric­tion avait été si intense, si pré­cise, qu’elle avait sen­ti l’orgasme mon­ter dan­ge­reu­se­ment, rete­nu de jus­tesse par la règle du « sans péné­tra­tion ». Clara, à quatre pattes devant Lucas, rece­vait les der­nières caresses pos­ses­sives de ses mains sur ses hanches nues, tan­dis que Julien, pen­ché entre les jambes de Camille, ache­vait un long bai­ser humide sur l’intérieur de ses cuisses.

Personne ne par­lait immé­dia­te­ment. On n’entendait que des res­pi­ra­tions sac­ca­dées, des sou­pirs qui s’éteignaient len­te­ment, le léger bruit d’un corps qui se redresse. Les peaux lui­saient de sueur ; les sexes étaient gon­flés à l’extrême, lui­sants d’excitation conte­nue ; les lèvres rou­gies, les pupilles dila­tées. Les limites, déjà floues depuis long­temps, sem­blaient désor­mais inexis­tantes.

Clara se redres­sa la pre­mière, avec une len­teur presque féline, comme si elle sor­tait d’une transe pro­fonde. Ses seins lourds se balan­cèrent au rythme de son mou­ve­ment, tétons tou­jours dres­sés, durs comme des pointes. Elle pas­sa une main dans ses che­veux roux humides de sueur, puis regar­da autour d’elle, un sou­rire lent et vic­to­rieux aux lèvres.

« Tour 2… ter­mi­né », dit-elle d’une voix rauque, char­gée de pro­messes.

Un rire bas, presque ani­mal, échap­pa à Julien. Camille s’étira lan­gou­reu­se­ment, sans cher­cher à refer­mer les jambes. Lucas cares­sa dis­trai­te­ment son érec­tion, les yeux rivés sur Clara avec une inten­si­té calme. Tom et Léa, côte à côte, ne se tou­chaient pas encore ; ils se regar­daient sim­ple­ment, comme s’ils se voyaient pour la pre­mière fois.

L’air du salon était lourd, satu­ré de désir. Plus per­sonne ne jouait vrai­ment la rete­nue. Les corps vibraient encore des contacts pré­cé­dents, les esprits tour­naient déjà vers ce qui allait suivre.

Clara posa une main sur la troi­sième boîte de cartes, sans l’ouvrir tout de suite. Elle lais­sa le silence s’installer un ins­tant, savou­rant la ten­sion pal­pable.

« Pause ? » pro­po­sa-t-elle enfin, sachant très bien que per­sonne n’en vou­lait vrai­ment.

Six têtes secouèrent presque simul­ta­né­ment. Six voix, graves et impa­tientes, mur­mu­rèrent la même réponse :

« Non. »

Clara sou­rit plus lar­ge­ment.

« Alors… tour 3. »

Elle ouvrit la boîte d’un geste théâ­tral, mélan­gea les cartes une der­nière fois, puis en tira la pre­mière. Elle la lut à voix haute, len­te­ment, pour que cha­cun savoure les mots.

« Felllation pen­dant une minute. La femme choi­sit l’homme. »

Clara posa la carte et regar­da autour d’elle avec un sou­rire pré­da­teur.

« Julien », dit-elle sim­ple­ment.

Julien s’adossa au cana­pé, jambes écar­tées. Clara ram­pa jusqu’à lui, s’installa entre ses cuisses. Elle prit son sexe épais dans une main, le cares­sa len­te­ment du regard avant de le por­ter à ses lèvres. Sa langue sor­tit d’abord, lécha la lon­gueur depuis la base jusqu’au gland, tour­na autour. Julien gro­gna, posa une main dans ses che­veux roux. Clara ouvrit la bouche, l’engloutit pro­fon­dé­ment, bou­gea la tête en rythme lent et pro­fond. Les bruits humides emplirent le salon. Camille obser­va son com­pa­gnon se faire sucer ain­si, un sou­rire aux lèvres, une main glis­sant entre ses propres cuisses. Lucas, lui, fixait Clara avec une exci­ta­tion évi­dente : voir sa femme prendre un autre homme dans sa bouche était exac­te­ment ce qu’il aimait le plus.

La minute pas­sa. Clara se reti­ra avec un filet de salive reliant encore ses lèvres au sexe de Julien, lui­sant main­te­nant de sa bouche.

Julien tira la carte sui­vante, la voix légè­re­ment trem­blante.

« Cunnilingus pen­dant une minute et trente secondes. L’homme choi­sit la femme. »

Il regar­da Léa. « Avec ta per­mis­sion… »

Léa hocha la tête, le cœur bat­tant à tout rompre. Elle s’allongea sur le dos, écar­ta lar­ge­ment les jambes. Julien s’installa entre elles, posa ses mains sous ses fesses pour la sur­éle­ver légè­re­ment. Sa langue tou­cha d’abord ses lèvres externes, les écar­ta dou­ce­ment, puis plon­gea direc­te­ment sur son cli­to­ris gon­flé. Léa gémit immé­dia­te­ment, arqua le dos. Julien lécha en cercles lents, puis rapides, aspi­ra dou­ce­ment. Léa agrip­pa les cous­sins, fer­ma les yeux. Tom, à côté, ne per­dait pas une miette : voir la langue de Julien sur le sexe de sa femme, entendre ses gémis­se­ments… la jalou­sie le trans­per­çait, mais il était rivé, inca­pable de détour­ner le regard. Son propre sexe pul­sait sans qu’il le touche.

Camille tira ensuite.

« Felllation pen­dant deux minutes. Chronométrées ou non, au choix du groupe. »

Elle choi­sit Lucas. Il s’assit, et Camille s’agenouilla devant lui. Elle le prit en bouche avec une exper­tise tran­quille, alter­nant suc­cions pro­fondes et léchages sur les côtés. Lucas gro­gna, cares­sa ses che­veux blonds. Clara obser­va la scène, exci­tée par l’idée que son homme soit ain­si ser­vi.

Lucas tira la sui­vante.

« Cunnilingus pen­dant une minute trente. La femme reste debout, l’homme à genoux. »

Il dési­gna Camille. Elle se leva, jambes légè­re­ment écar­tées. Lucas s’agenouilla devant elle, posa ses mains sur ses hanches et plon­gea sa langue entre ses lèvres. Camille gémit, posa une main sur sa tête pour gui­der. Julien regar­da sa com­pagne se faire lécher ain­si, un sou­rire satis­fait aux lèvres.

Tom tira une carte, les doigts trem­blants.

« Felllation pen­dant deux minutes sur l’homme de votre choix. »

Il regar­da Clara. Elle s’approcha immé­dia­te­ment, s’agenouilla devant lui. Elle le prit en bouche sans pré­li­mi­naires, pro­fon­dé­ment, rapi­de­ment. Tom gémit bruyam­ment, fer­ma les yeux une seconde avant de les rou­vrir pour regar­der Léa. Léa obser­vait son mari se faire sucer par Clara, et au lieu de la jalou­sie pure, elle sen­tit une vague de désir la sub­mer­ger. Elle vou­lait que Tom jouisse dans la bouche de Clara. Et elle vou­lait qu’il la regarde ensuite comme jamais.

Léa tira la der­nière carte du pre­mier cycle.

« Cunnilingus pen­dant deux minutes. La femme choi­sit l’homme. »

Elle hési­ta une seconde, puis mur­mu­ra : « Lucas. »

Lucas s’approcha, s’allongea presque sous elle tan­dis qu’elle s’asseyait au bord du cana­pé, jambes ouvertes. Il plon­gea sa langue en elle, pro­fon­dé­ment d’abord, puis remon­ta sur son cli­to­ris en mou­ve­ments experts. Léa gémit haut, agrip­pa ses che­veux. Tom regar­dait, hyp­no­ti­sé. La jalou­sie était tou­jours là, mais elle s’était muée en quelque chose d’autre : un désir brut, presque voyeur, de voir Léa prendre son plai­sir.

Les pre­miers gages du tour 3 s’enchaînèrent ain­si, les temps s’allongèrent imper­cep­ti­ble­ment, les cartes furent par­fois « oubliées » pour pro­lon­ger le plai­sir.

Les gémis­se­ments emplis­saient désor­mais le salon sans rete­nue. Les bouches étaient par­tout, les langues explo­ra­trices, les sexes offerts.

Le jeu tenait encore, mais déjà, les règles vacillaient.

Le point de non-retour était proche.

Chapitre 8 : Perte de contrôle

Les cartes conti­nuaient de tom­ber, mais déjà, plus per­sonne ne res­pec­tait vrai­ment le chro­no­mètre. Les « une minute » deve­naient deux, puis trois ; les « deux minutes » s’étiraient indé­fi­ni­ment. Le jeu tenait encore par un fil, mais ce fil était sur le point de rompre.

Clara tira une nou­velle carte, les lèvres encore gon­flées de sa der­nière fel­la­tion.

« Cunnilingus pen­dant deux minutes. La femme choi­sit l’homme. »

Elle dési­gna Tom sans hési­ter.

Tom s’approcha, s’agenouilla entre les cuisses lar­ge­ment écar­tées de Clara. Elle s’était allon­gée sur le dos, jambes rele­vées, pieds posés sur ses épaules. Il plon­gea sa langue en elle sans pré­am­bule, goû­tant son humi­di­té abon­dante. Clara gémit haut, agrip­pa ses che­veux, gui­da ses mou­ve­ments. « Plus pro­fond… là, oui… » Lucas obser­vait la scène, une main lente sur son sexe. Voir Clara se faire lécher par un autre, entendre ses cris, le ren­dait fou. Il n’y avait plus de jalou­sie en lui, seule­ment un désir brû­lant de la voir prendre tout le plai­sir pos­sible.

Julien tira la sui­vante.

« Fellation com­plète pen­dant trois minutes. Possibilité de finir dans la bouche. »

Il choi­sit Camille, mais elle secoua la tête en riant. « Tu me connais déjà. Prends Léa. »

Léa sen­tit son ventre se contrac­ter. Elle s’agenouilla devant Julien, prit son sexe épais dans sa main trem­blante. Elle com­men­ça len­te­ment, léchant le gland, puis des­cen­dit plus bas, l’engloutissant aus­si pro­fon­dé­ment qu’elle pou­vait. Julien gro­gna, posa une main sur sa nuque sans for­cer. Léa accé­lé­ra, suça plus fort, sen­tant le goût salé de son exci­ta­tion. Tom rele­va la tête de l’entrejambe de Clara juste à temps pour voir sa femme prendre un autre homme dans sa bouche. La jalou­sie le frap­pa comme un coup de poi­gnard – mais immé­dia­te­ment après vint une vague de désir si puis­sante qu’il en trem­bla. Il replon­gea sa langue dans Clara avec plus de vigueur, comme pour éva­cuer cette éner­gie.

Camille tira une carte.

« Cunnilingus en posi­tion 69, temps libre jusqu’à l’orgasme ou inter­rup­tion. »

Elle choi­sit Lucas.

Ils s’allongèrent côte à côte, tête-bêche. Camille prit le sexe de Lucas en bouche tan­dis qu’il écar­tait ses lèvres et plon­geait sa langue pro­fon­dé­ment en elle. Leurs gémis­se­ments se mêlèrent, étouf­fés par la chair de l’autre. Clara, encore hale­tante après l’intervention de Tom, obser­vait son com­pa­gnon lécher une autre femme. Elle glis­sa deux doigts en elle, se cares­sant len­te­ment en regar­dant.

Lucas, la bouche pleine, tira la carte sui­vante sans se reti­rer.

« Fellation par deux femmes en même temps, temps libre. »

Il dési­gna Clara et Léa.

Les deux femmes échan­gèrent un regard rapide – pas d’hésitation. Clara s’approcha la pre­mière, lécha le côté gauche du sexe de Lucas. Léa prit le droit. Leurs langues se croi­sèrent par­fois, effleu­rant acci­den­tel­le­ment les lèvres de l’autre, mais sans insis­tance : juste un contact fugace, chaud, humide. Lucas gro­gna pro­fon­dé­ment, les hanches se sou­le­vant. Tom regar­dait sa femme lécher un autre homme aux côtés de Clara, et il sen­tit quelque chose céder en lui. La jalou­sie était tou­jours là, mais elle n’était plus dou­lou­reuse. Elle était exci­tante. Addictive. Il vou­lait plus.

Tom tira une carte, la voix rauque.

« Cunnilingus sur la femme de votre choix jusqu’à l’orgasme. »

Il choi­sit Camille.

Camille, encore trem­blante de son 69 inache­vé, s’allongea. Tom s’installa entre ses jambes, écar­ta ses lèvres gon­flées et plon­gea sa langue direc­te­ment sur son cli­to­ris. Il lécha en cercles rapides, aspi­ra, intro­dui­sit deux doigts en elle pour accom­pa­gner. Camille cria presque immé­dia­te­ment, arqua le dos, jouit en moins de deux minutes dans un spasme violent. Julien obser­va sa com­pagne venir sous la langue d’un autre, et au lieu de pro­tes­ter, il se cares­sa plus vite.

Léa tira la der­nière carte visible, les lèvres lui­santes.

« Acte oral libre. Bouche sur sexe, sexe sur bouche, temps illi­mi­té, jusqu’à déci­sion col­lec­tive d’arrêter ou de pas­ser à autre chose. »

Elle posa la carte sans la lire à voix haute. Plus per­sonne n’en avait besoin.

Le cercle se dis­lo­qua dou­ce­ment.

Clara se mit à quatre pattes, prit Julien en bouche pro­fon­dé­ment. Lucas s’allongea sous Léa, qui s’assit sur son visage, frot­tant son sexe contre sa langue. Tom, encore entre les cuisses de Camille, remon­ta pour l’embrasser tan­dis que Julien venait der­rière elle et com­men­çait à la lécher à son tour.

Les posi­tions chan­geaient sans concer­ta­tion. Les bouches trou­vaient les sexes, les langues plon­geaient, les gémis­se­ments se mêlaient en un fond sonore conti­nu.

Léa, che­vau­chant le visage de Lucas, sen­tit l’orgasme mon­ter rapi­de­ment. Elle cria, se rai­dit, inon­da sa bouche. Lucas but tout, gro­gna de plai­sir.

Clara, sen­tant Julien proche, accé­lé­ra jusqu’à ce qu’il jouisse dans sa bouche en longs jets chauds. Elle ava­la, lécha les restes, puis se tour­na vers Tom pour l’embrasser, lui fai­sant goû­ter le sperme de Julien.

Tom, sub­mer­gé, prit Camille par les hanches et la lécha à nou­veau jusqu’à un second orgasme.

Les cartes étaient oubliées. Le jeu n’existait plus.

Clara, la bouche encore lui­sante, se redres­sa au milieu du chaos nais­sant.

« On arrête les règles ? » cria-t-elle par-des­sus les gémis­se­ments. « On conti­nue… libre­ment ? »

Personne ne répon­dit non.

Six voix, entre­cou­pées de halè­te­ments, répon­dirent en chœur :

« Oui. »

Le tour 3 n’était plus un tour. C’était le début de la fin.

Les corps se rap­pro­chèrent, se mélan­gèrent, se cher­chèrent.

Le salon devint un seul et même espace de plai­sir, sans couples, sans limites.

L’orgie com­men­çait.

Chapitre 9 : l’orgie commence

Les cartes étaient épar­pillées, oubliées. Le salon n’était plus qu’un espace de chairs en mou­ve­ment, de souffles mêlés, de gémis­se­ments qui mon­taient sans dis­con­ti­nuer. Clara, les lèvres encore gon­flées et lui­santes, se redres­sa au milieu du groupe et lan­ça d’une voix rauque :

« On arrête les règles. On conti­nue… libre­ment. »

La réponse fut immé­diate, un « oui » col­lec­tif, presque un sou­pir de sou­la­ge­ment.

Les corps se cher­chèrent aus­si­tôt, sans plus aucune rete­nue.

Clara s’approcha de Tom avec une démarche féline, ses hanches ondu­lant légè­re­ment sous la lumière tami­sée. Ses yeux, brillants d’un désir brut, ne quit­taient pas les siens. Elle posa une main sur sa nuque, l’attira à elle et l’embrassa pro­fon­dé­ment. Leurs langues se mêlèrent avec avi­di­té, un bai­ser vorace, presque agres­sif : Clara mor­dilla la lèvre infé­rieure de Tom, aspi­ra sa langue, gro­gna dou­ce­ment dans sa bouche. Tom répon­dit avec la même inten­si­té, ses mains glis­sant sur les courbes de ses hanches, remon­tant jusqu’à ses seins lourds qu’il malaxa sans dou­ceur. Clara pres­sa son corps contre le sien, frot­tant son sexe humide contre la cuisse de Tom, lais­sant une trace lui­sante sur sa peau.

Elle rom­pit le bai­ser, hale­tante, les lèvres gon­flées et rou­gies. Sans un mot, elle le gui­da vers le cana­pé, le pous­sant dou­ce­ment pour qu’il s’assoie d’abord. Puis elle grim­pa sur lui à cali­four­chon, mais chan­gea d’idée en riant bas. « Non… je te veux comme ça », mur­mu­ra-t-elle d’une voix rauque. Elle s’allongea sur le dos, direc­te­ment sur le tapis moel­leux, écar­ta lar­ge­ment les cuisses en une invi­ta­tion sans équi­voque. Ses lèvres étaient ouvertes, gon­flées, lui­santes d’excitation ; son cli­to­ris poin­tait déjà, dur et sen­sible. Elle pas­sa une main entre ses jambes, écar­ta ses lèvres avec deux doigts pour lui mon­trer à quel point elle était prête.

Tom s’agenouilla entre ses cuisses, le souffle court. Il prit son sexe dans sa main, le gui­da contre l’entrée de Clara et entra en elle d’un mou­ve­ment lent mais déci­dé. Clara gémit haut, un son gut­tu­ral qui réson­na dans le salon. Elle était brû­lante, trem­pée, et ses muscles se contrac­tèrent immé­dia­te­ment autour de lui, comme pour le rete­nir. Tom gro­gna, sen­tit ses hanches se sou­le­ver ins­tinc­ti­ve­ment pour aller plus pro­fond. Clara enrou­la aus­si­tôt ses jambes autour de ses hanches, croi­sa ses che­villes dans son dos et tira vio­lem­ment pour l’attirer jusqu’à la garde. « Plus pro­fond… baise-moi fort », souf­fla-t-elle, les yeux mi-clos.

Tom obéit. Il com­men­ça à bou­ger, d’abord len­te­ment, savou­rant chaque cen­ti­mètre, chaque contrac­tion. Puis il accé­lé­ra, ses coups deve­nant plus puis­sants, plus rapides. Le bruit de leurs corps qui se heur­taient – peau contre peau, humide et ryth­mé – emplit l’espace. Clara criait à chaque pous­sée, ses seins rebon­dis­sant au rythme, ses mains agrip­pant les cous­sins ou les épaules de Tom. Elle cam­bra le dos, offrant son corps entiè­re­ment, ses tétons dur­cis poin­tant vers le pla­fond.

Lucas, à quelques pas, obser­vait sa com­pagne se faire prendre ain­si. Il était ados­sé au mur, une main posée sur son sexe dres­sé, le cares­sant len­te­ment sans vrai­ment cher­cher à se faire jouir. Voir Clara ain­si aban­don­née, les jambes écar­tées, le sexe de Tom dis­pa­rais­sant en elle à chaque coup, les gémis­se­ments qu’elle pous­sait sans rete­nue… cela le ren­dait fou. Son exci­ta­tion can­dau­liste était à son paroxysme : il aimait la voir dési­rée, prise, com­blée par un autre. Son sexe dur­cis­sait encore à cette vue, pul­sant dans sa main. Il ne res­sen­tait plus de jalou­sie, seule­ment une cha­leur intense dans le ventre, l’envie de la voir jouir plus fort, plus long­temps. Il ima­gi­nait déjà la reprendre après, sen­tir en elle la trace de Tom, et cette pen­sée le fit gro­gner bas.

Clara, sen­tant le regard de Lucas sur elle, tour­na la tête vers lui. Leurs yeux se croi­sèrent. Elle lui sou­rit – un sou­rire pro­vo­cant, presque triom­phant – tout en gémis­sant sous les coups de Tom. « Regarde-moi… regarde comme il me baise bien », hale­ta-t-elle. Lucas hocha la tête, accé­lé­ra légè­re­ment sa caresse sur son sexe. Clara jouit la pre­mière : un orgasme violent qui la fit se rai­dir, crier haut, ses muscles se contrac­tant spas­mo­di­que­ment autour de Tom. Celui-ci gro­gna, résis­ta à l’envie de jouir immé­dia­te­ment, ralen­tit pour pro­lon­ger son plai­sir.

Clara, encore trem­blante, atti­ra Tom plus près, l’embrassa sau­va­ge­ment. « Continue… ne t’arrête pas », mur­mu­ra-t-elle contre ses lèvres.

Julien, de son côté, ne res­ta pas inac­tif long­temps. Ses yeux balayèrent le salon encore char­gé de gémis­se­ments et de souffles lourds, puis se posèrent sur Camille, qui se tenait légè­re­ment à l’écart, les joues rosies, le corps encore fré­mis­sant de ses orgasmes pré­cé­dents. Il s’approcha d’elle avec une assu­rance tran­quille, un sou­rire joueur aux lèvres. Camille le regar­da venir, un éclat com­plice dans les yeux ; elle connais­sait ce regard, cette envie brute qui mon­tait en lui.

Sans un mot, Julien glis­sa ses grandes mains sous ses fesses, la sou­le­va d’un mou­ve­ment fluide, comme si elle ne pesait rien. Camille lais­sa échap­per un petit rire sur­pris qui se trans­for­ma vite en sou­pir quand il la pla­qua dou­ce­ment contre le mur le plus proche. Le plâtre frais contras­tait avec la cha­leur de leurs peaux. Elle enrou­la ins­tinc­ti­ve­ment ses jambes autour de la taille de Julien, croi­sant ses che­villes dans son dos pour se main­te­nir. Julien ajus­ta sa prise, ses doigts s’enfonçant légè­re­ment dans la chair ferme de ses fesses, et gui­da son sexe dur contre l’entrée déjà trem­pée de Camille.

Il la péné­tra d’un seul mou­ve­ment lent, pro­fond, savou­rant la façon dont elle se contrac­ta autour de lui. Camille gémit contre son cou, enfouis­sant son visage dans le creux de son épaule, mor­dillant la peau salée de sueur. « Oui… comme ça », mur­mu­ra-t-elle, la voix rauque, presque sup­pliante. Julien gro­gna en réponse, com­men­çant à bou­ger : des coups de reins puis­sants, régu­liers, qui la fai­saient rebon­dir légè­re­ment contre le mur. À chaque pous­sée, Camille ser­rait plus fort ses jambes autour de lui, ses talons s’enfonçant dans le bas de son dos pour l’attirer encore plus pro­fon­dé­ment. Le bruit de leurs corps qui se heur­taient – humide, ryth­mé – se mêlait aux autres sons du salon.

Clara, tou­jours allon­gée sous Tom, les cuisses lar­ge­ment écar­tées et le corps secoué par les coups de plus en plus rapides de ce der­nier, tour­na la tête vers eux. La vue de Camille pla­quée contre le mur, prise debout par Julien, l’excita davan­tage. Elle ten­dit la main, ses doigts effleu­rant d’abord la hanche de Camille, puis remon­tant len­te­ment vers sa poi­trine. Camille se cam­bra immé­dia­te­ment, offrant ses seins aux caresses de Clara comme si elle n’attendait que cela. Clara refer­ma sa main sur un sein rond et ferme, le malaxa dou­ce­ment, puis pin­ça le téton dur­ci entre son pouce et son index. Elle le tor­dit légè­re­ment, juste assez pour arra­cher un gémis­se­ment plus aigu à Camille.

Camille reje­ta la tête en arrière, heur­tant dou­ce­ment le mur, les yeux mi-clos. « Continue… » souf­fla-t-elle, sans savoir si elle s’adressait à Julien qui la pilon­nait sans relâche ou à Clara qui jouait main­te­nant avec ses deux seins, alter­nant caresses douces et pin­ce­ments plus fermes. Ses tétons étaient hyper­sen­sibles, gon­flés, et chaque tor­sion envoyait une décharge élec­trique direc­te­ment entre ses jambes, là où Julien la rem­plis­sait à chaque coup. Elle sen­tait l’orgasme mon­ter rapi­de­ment, une cha­leur intense qui par­tait de son ventre et irra­diait par­tout.

Julien accé­lé­ra, sen­tant les contrac­tions de Camille autour de lui. Il gro­gna contre son oreille : « Jouis pour moi… laisse-toi aller. » Camille obéit presque aus­si­tôt : un orgasme violent la tra­ver­sa, la fai­sant trem­bler dans ses bras, ses muscles se res­ser­rant spas­mo­di­que­ment autour de son sexe. Elle cria contre son cou, mor­dant plus fort sa peau pour étouf­fer le son. Julien la tint fer­me­ment, conti­nuant ses mou­ve­ments pour pro­lon­ger son plai­sir, jusqu’à ce qu’elle s’affaisse légè­re­ment contre lui, hale­tante.

Clara, tou­jours cares­sant les seins de Camille, sou­rit en la voyant ain­si aban­don­née. Elle pin­ça une der­nière fois un téton, arra­chant un der­nier fris­son à Camille, avant de repor­ter son atten­tion sur Tom qui la bai­sait tou­jours plus fort, comme exci­té par le spec­tacle.

Camille, encore trem­blante, embras­sa Julien pro­fon­dé­ment, ses jambes tou­jours enrou­lées autour de lui. « Ne t’arrête pas », mur­mu­ra-t-elle contre ses lèvres. Julien reprit ses coups de reins, plus lents mais tou­jours pro­fonds, prêt à la faire jouir à nou­veau.

La scène, obser­vée par les autres, ne fai­sait qu’attiser le feu col­lec­tif. Les corps se répon­daient, se cher­chaient, dans une har­mo­nie ins­tinc­tive et débri­dée.

Les posi­tions évo­luèrent rapi­de­ment.

Léa se retrou­va au centre de l’attention, comme si tous les regards, toutes les mains, toutes les envies du salon conver­geaient sou­dain vers elle. Elle n’avait plus peur ; elle se sen­tait dési­rée, presque ido­lâ­trée, et cette sen­sa­tion la gri­sait plus que tout le vin bu plus tôt.

Lucas s’approcha le pre­mier. Il l’embrassa dou­ce­ment sur la bouche – un bai­ser bref, presque tendre – puis la fit s’allonger sur le dos, au milieu des cous­sins. Léa écar­ta les jambes d’elle-même, sans qu’on le lui demande. Elle sen­tait son sexe ouvert, dégou­li­nant, prêt. Je n’ai jamais été aus­si mouillée, pen­sa-t-elle, un peu cho­quée par son propre corps. Lucas s’installa entre ses cuisses, gui­da son sexe contre elle et entra len­te­ment, cen­ti­mètre par cen­ti­mètre. Léa gémit haut, arqua le dos. Il était plus épais que Tom, plus long peut-être ; la sen­sa­tion d’être rem­plie ain­si par un autre homme la fit trem­bler. C’est mal… et c’est si bon, se dit-elle, les yeux fer­més. Lucas com­men­ça à bou­ger, len­te­ment d’abord, pro­fon­dé­ment, chaque coup attei­gnant un point qu’elle ne connais­sait pas vrai­ment. Elle agrip­pa ses épaules, enfon­ça ses ongles dans sa peau.

Tom, sor­ti de Clara, s’approcha à son tour. Il s’agenouilla près de la tête de Léa, son sexe dur et lui­sant juste devant son visage. Léa tour­na la tête, croi­sa son regard une frac­tion de seconde – il y avait de l’amour, du désir, une pointe de jalou­sie vain­cue – puis elle ouvrit la bouche et le prit en elle. Elle le suça avec une avi­di­té qu’elle ne se connais­sait pas, comme si elle vou­lait lui prou­ver qu’elle était tou­jours à lui, même en se don­nant à un autre. Le goût de Clara était encore sur lui ; cela l’excita davan­tage. Je suis en train de sucer mon mari pen­dant qu’un autre me baise, pen­sa-t-elle, et cette pen­sée la fit contrac­ter autour de Lucas. Elle gémit autour du sexe de Tom, les vibra­tions le fai­sant gro­gner.

Lucas accé­lé­ra le rythme, ses coups deve­nant plus rapides, plus forts. Il glis­sa une main entre eux, posa son pouce sur son cli­to­ris et le cares­sa en cercles pré­cis. Léa sen­tit l’orgasme mon­ter comme une vague irré­sis­tible. Elle vou­lut pré­ve­nir, mais sa bouche était pleine ; elle se conten­ta de gémir plus fort, de sucer Tom plus pro­fon­dé­ment. L’orgasme la frap­pa vio­lem­ment : elle se rai­dit, cria autour du sexe de son mari, son sexe se contrac­tant spas­mo­di­que­ment autour de Lucas. Des larmes de plai­sir cou­lèrent sur ses tempes. Lucas gro­gna, se reti­ra juste à temps et éja­cu­la sur son ventre et ses seins en longs jets chauds et abon­dants. Léa sen­tit la cha­leur se répandre sur sa peau, et cela pro­lon­gea son plai­sir.

Mais ils ne lui lais­sèrent pas le temps de redes­cendre.

Julien s’approcha aus­si­tôt, les yeux brillants. Il rem­pla­ça Lucas entre ses cuisses, entra en elle d’un mou­ve­ment fluide – elle était si mouillée que cela glis­sa sans résis­tance. Léa gémit, encore sen­sible, chaque coup la fai­sant sur­sau­ter de plai­sir. Julien était plus rapide, plus brut ; il la pilon­nait avec une vigueur presque ani­male. Au même moment, Lucas, encore à moi­tié dur, s’agenouilla de l’autre côté de sa tête. Léa tour­na le visage et le prit dans sa bouche sans hési­ter, goû­tant son propre jus mélan­gé au sperme res­tant. Elle alter­nait main­te­nant : un coup de reins de Julien, une suc­cion sur Lucas, la main sur le sexe de Tom qu’elle cares­sait fré­né­ti­que­ment.

Je suis prise par les trois, pen­sa-t-elle, et cette idée la fit jouir une seconde fois, plus vite, plus fort. Son corps se convul­sa, ses cuisses trem­blèrent autour des hanches de Julien.

Julien sen­tit les contrac­tions, gro­gna et accé­lé­ra encore. Il glis­sa deux doigts dans son anus, len­te­ment, lubri­fiés par tout ce qui cou­lait déjà. Léa sur­sau­ta, mais ne pro­tes­ta pas ; au contraire, elle pous­sa contre lui. Il ajou­ta un troi­sième doigt, l’étirant dou­ce­ment, tan­dis que son sexe conti­nuait à la rem­plir par-devant. La sen­sa­tion de double plé­ni­tude la ren­dit folle. Je vais jouir encore… je n’arrête pas de jouir, pen­sa-t-elle, presque effrayée par l’intensité.

Tom, voyant cela, se pla­ça der­rière Julien – non pour le tou­cher, mais pour prendre la place quand vien­drait le moment. Julien se reti­ra len­te­ment de son sexe, gui­da son membre trem­pé contre l’entrée arrière de Léa, déjà pré­pa­rée par ses doigts. Il entra dou­ce­ment, cen­ti­mètre par cen­ti­mètre. Léa cria – un mélange de dou­leur et de plai­sir extrême – puis se déten­dit, pous­sant contre lui pour l’accueillir com­plè­te­ment. Julien était main­te­nant en elle par-der­rière, pro­fon­dé­ment.

Lucas, devant elle, reprit sa place dans son sexe, entrant len­te­ment tan­dis que Julien res­tait immo­bile pour lui lais­ser la place. Léa sen­tit les deux sexes en elle, sépa­rés par une fine paroi, se frot­ter indi­rec­te­ment. Elle hur­la de plai­sir, les yeux grands ouverts, les larmes cou­lant libre­ment. Je suis rem­plie… com­plè­te­ment… je n’existe plus que pour ça, pen­sa-t-elle, sub­mer­gée.

Les deux hommes com­men­cèrent à bou­ger en rythme alter­né : quand l’un entrait, l’autre sor­tait légè­re­ment. Léa était secouée entre eux, inca­pable de pen­ser, seule­ment de res­sen­tir. Tom, voyant sa femme ain­si prise en double péné­tra­tion, s’agenouilla devant son visage. Léa ouvrit la bouche d’elle-même, avide, et le prit pro­fon­dé­ment. Elle avait main­te­nant les trois hommes en elle : Lucas dans son sexe, Julien dans son cul, Tom dans sa bouche.

Elle jouit une qua­trième fois, si fort que son corps se rai­dit com­plè­te­ment, ses muscles se contrac­tant autour des deux sexes en elle. Lucas gro­gna le pre­mier, se reti­ra et éja­cu­la sur son ventre déjà cou­vert. Julien sui­vit presque aus­si­tôt, se reti­rant pour jouir sur ses fesses et son dos. Tom, sen­tant l’orgasme de sa femme autour de ses doigts qui la cares­saient encore, se lais­sa aller dans sa bouche. Léa ava­la tout, gémis­sant, les yeux fer­més, le corps trem­blant d’un plai­sir qu’elle n’aurait jamais cru pos­sible.

Quand ils se reti­rèrent enfin, elle res­ta allon­gée, hale­tante, cou­verte de sperme, les cuisses grandes ouvertes, un sou­rire béat aux lèvres.

Je ne suis plus la même, pen­sa-t-elle vague­ment. Et je ne veux plus jamais l’être.

Autour d’elle, les autres conti­nuaient leur danse de corps, mais pour l’instant, Léa flot­tait dans une bulle de plai­sir abso­lu, com­blée, trans­for­mée, libre.

Quand les pre­mières lueurs de l’aube fil­trèrent à tra­vers les rideaux, les six corps s’effondrèrent enfin, enla­cés par groupes de deux ou trois, essouf­flés, repus.

Clara, la tête posée sur l’épaule de Lucas, mur­mu­ra dans le silence lourd :

« C’était… par­fait. »

Léa, blot­tie contre Tom, hocha la tête. Elle n’était plus la femme timide du début de soi­rée. Tom, lui, ser­rait sa femme comme s’il la redé­cou­vrait, la jalou­sie com­plè­te­ment trans­for­mée en un désir renou­ve­lé, plus fort que jamais.

Camille et Julien, enla­cés, sou­riaient déjà à l’idée de la pro­chaine fois.

Personne ne par­la de regrets. Seulement d’une envie dif­fuse, déjà, de recom­men­cer.

La nuit avait tout chan­gé. Et per­sonne ne vou­lait reve­nir en arrière.

Auteur.e de l'histoire : Himéros

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